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mardi 14 avril 2009

A brief history of global ethnology

Or Human social evolution, a quite old article not published until now...

I quite recently heard on the TV an interesting theory I think we can give some credit to, even if it is a little basic and caricatured. Hereafter its main guidelines:
- It seems to be proven that less intelligent people have more children and less money than the more intelligent one.
- A consequence of that is the amount of poor less intelligent people is increasing in proportion to the global populace.
- Another thing is that a part of the money of the richest people is going to the poor to help them survive and avoid them starving.
- And the world is thus becoming less intelligent with the time, as the selective process imagined by Darwin is not working properly here.

I also think that in our western countries, the social cares are so developed that is some cases it is somehow "comfortable" to remain under-educated and earn less money. In some countries like France, you could even think that earning money is a bad thing, and the process to work ourselves higher in the social layers is working the other way around.
Fortunately it is not always the case, but the trend exists.
In addition, generalized poverty is usually going with social instability.

All of this raises the question of the future evolution of Mankind, with an exponential increasing population, an uncertain social level on the globe, and high discrepancies between regions.
And if we consider the current challenges of raw materials and especially power resources, and the already worrying situation there, plus the terrible economical crisis we are all facing now, we can easily understand that another global war might threaten the world soon. Or many local ones in all regions.

However let us still hope for the best...

Ciao
MfS

samedi 11 avril 2009

Samedi-Saint matin

La suite et la fin d'une aventure de jeunesse et de Culture locale.

Tôt le matin, le coq a chanté plusieurs fois, et les Ratselbuwe doivent encore une fois se rassembler pour l'Angélus. Je peux témoigner qu'à cette étape du Samedi Saint le matin, ça devient difficile, car l'expérience est intense. Merci à Momo de m'avoir réveillé sous ma fenêtre une des 2 années, comme Huck sifflait sous le fenêtre de Tom.

Rebelotte pour le même "Daaa glock" que la veille. Celui dont les paroles faisait sourire chaque alstingeois, qui se faisait traité de "schlaafkop'" (en gros, un dormeur abusif). Le groupe de Ratselbuwe se réunissait à nouveau, puis au gré des pattes du mille-pattes, se scindait en groupe...


Daaa glock,
Steh auf du fauler schlaafkop’
Mach fei’er in den Hert
Dass d’ kaffee fertish werd
Daaa glock !

Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*


* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Le "nouveau lotissement" du côté de Spicheren, la rue au blé, la rue des longschemps et son coude - puis la rue bellair pour revenir par les rue du Général Guillaume puis celle de St Jean, etc. donnaient donc lieu à subdivision du groupe pour atteindre parfois des entités de 2 ou 3 crécelleurs. En gros, le groupe d'Alsting se scindait souvent en deux.

Vers 9h, l'avant-dernière mission était accomplie. La "Ratsel" pouvait être rangée pour l'année suivante ou pour la génération suivante. La "mienne" allait au grenier - elle avait été construite par le dernier "Garde Suisse" du village, un voisin de la famille, et y était gravé le nom de mon père.


* * *


La dernière étape des Ratselbuwe pouvait enfin commencer. Tous, nous avions subi l'épreuve des derniers jours avec un grand bonheur, celui d'être entre copains et de servir à la communauté dans une manière auto-gérée, et sous coupe morale de l'Eglise et de Monsieur le Curé. Ca allait être encore mieux, même si la voix commençait serieusement à faire défaut.

Une charette ou deux, un groupe ou deux, et la tournée de remerciements se lançait une ultime fois à travers le village. Heureusement que le ciel était plutôt clément à cette époque, parce qu'en ce Samedi-matin on ne déambulait pas seulement, mais on faisait du porte-à-porte !
Et voilà ce que l'on chantait, très approximativement puisqu'une partie des paroles est certainement déformée :


Bal’ isch may
Gimmere ei
Lieber zwei
Wie oooster-eiii

Zwei soll ma geben
Solange wie ihr’ leben
De Himmel soll’a ’erben
De Selig soll’a sterben


Lieber zwei


Wie oooster-eiii !


Plus de crécelle - mais quand tout le monde s'arrête de chanter les villageois de longues dates savent ce qu'ils doivent aux jeunes garçons du village : de l'argent, des oeufs ou à manger et à boire. D'autres seront parfois intéressés par acheter des oeufs. A 1F l'oeuf depuis longtemps, il n'y a pas de surprise.

Tiens voilà le boulanger, il nous donne une douzaine de baguettes, qui iront bien avec le bon jambon du boucher. Et la supérette du village nous donnera l'eau ou peut-être de quoi tartiner. Les parents, la famille lointaine ou les voisins qui nous reconnaissent nous lègueront également de quoi remplir la cagnotte à répartir ou de quoi faire le festin jovial que mérite la jeune génération de Ratselbuwe. Pour ça on se réfugiera dans l'après-midi chez l'un d'entre nous ou quelque part dans la nature, assis à même le sol et à l'écart du village. Ce temps ensuite était à nous, rien qu'à nous.

Et certain d'entre nous auront encore à assumer le lendemain, Saint Jour de Pâques, leur communion solennelle. L'occasion de remettre la part de l'Eglise à Monsieur le Curé.

En souvenir de notre jeunesse...

Ciao
MfS

vendredi 10 avril 2009

Le 3e Angélus avant Pâques

La 5e étape des Ratselbuwe.

La suite pour les jeunes alstingeois désignés par la tradition consiste maintenant en une certaine rédondance. Comme l'Angélus arrive en ce Vendredi-Saint au soir, que tout le monde est appaisé, que la routine du village semble revenir, c'est le moment d'intervenir...
On reprend ainsi les paroles et la musique approximative de la veille suite à la messe :

Naaa’d glock,
Boller’stock,
Klingel’s nit do rabbel’s doch
Naaa’d glock,


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*



* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Et dans le village tout entier, rue après rue, on n'oublie pas que la grande fête de Pâques arrive.

Les lapins en chocolat (Osterhase), les oeufs, et les petits cadeaux ont été préparées par les mères et les grand-mères; et surtout on s'apprête à vivre des jours ensoleillés. Au moins dans les coeurs.
Pendant ce temps, les vieilles crécelles qui ont été façonnées des mains des meilleurs menuisiers et ouvriers du village depuis plusieurs générations parfois vont encore se(r)vir, pour la noble mission des Ratselbuwe.

Ciao
MfS

La dernière confession

4e station : l'incontournable confession d'avant Pâques. Dans le rôle de garant, les désormais célèbres Ratselbuwe.

Dans la grande tradition chrétienne, la confession du Vendredi Saint était également chantée par les Ratselbuwe alstingeois. Les troupes devaient être rameutées avant l'office comémoratif de 15h - sachant que le clocher se reposait toujours avant la Pâques.

En voici ci-dessous les paroles invitant une dernière fois les villageois à se rendre à la confession du jour de la Mort du Christ. La sentence était répétée tout au long de l'itinéraire encore une fois emprunté pour l'occasion; déjà pour la troisième fois de la journée.

Let’schde mool in de bischt’ !

Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Elles ne servaient pas dans l'année, mais quand les crécelles reprenaient du service, on peut dire qu'elles se faisaient entendre. Le symbole d'un caractère.

Ciao
MfS +

Vendredi-Saint midi

La série des Ratselbuwe continue après le Jeudi-Saint au soir et le Vendredi-Saint au matin...

A l'avant-veille de Pâques, le jour de la célébration de Mort du Christ, à Alsting il y a quelques temps, le rythme du jour n'était plus donné par le clocher du village, mais par 2 classes de collèges qui se retrouvent régulièrement pendant 3 jours... 11h30, voilà que le rendez-vous de midi approche, et à l'extrémité du village les jeunes arrivent seul ou à plusieurs avec leur crécelles autour du coup. Tout le monde est au rendez-vous. Et recommence la procession pas très catholique et pourtant pas plus laïque, avec les paroles suivantes :

Meee’da,
Bohne-da,
Iva’ muay’ isch Oschta’da
Meee’da !


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

On descent la rue de Palinges dans la rue principale du village, qui détient un des records de longueur du Continent. Et toujours, les crécelleurs croisent les regards et les sourires des gens, et on se donne déjà rendez-vous à demain...
Et symétriquement les camarades zinzingeois vivent la même aventure de l'autre côté du panneau du lieu-dit, juste après l'église, au début de la rue de Chatelaillon.

Et bien vite, il faudra remettre ça...

Ciao
MfS

Daaa glock

Il est 5h Alsting se lève... y compris en ce Vendredi-Saint, jour férié.

Il fait encore très sombre, les oiseaux ont toutefois commencé à chanter. Il faut dire que le printemps est là depuis quelques jours déjà. Par dessus le son de leurs premiers paillements et de la légère brise d'avril, au-delà de quelques rues le dormeur va se réveiller. La rumeur se fait de plus en plus présente, c'est le rythme répétitif des Ratselbuwe qui arrivent de la fin du village. Il est pourtant à peine 6h passées... et ça va ronchonner dans les chaumières !

Daaa glock,
Steh auf du fauler schlaafkop’
Mach fei’er in den Hert
Dass d’ kaffee fertish werd
Daaa glock !


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Au milieu des années 80, les jeunes gens cernés se retrouvaient entre 5h30 et 6h à l'extremité du village-rue, pour entonner le chant du matin, celui qui rappelle que malgré la Pâques qui arrive, malgré le jour de jeûne et d'abstinence, il faut se lever et se mettre à la tâche.

Evidemment, cette jeunesse était tentée de marquer sa génération, ainsi les missions spéciales sous les fenêtres des co-villageois moins sympathiques ou les déformations de certains mots pouvaient aider à remplacer la mission suprême des Ratselbuwe : Se substituer aux cloches, maintenant bien loin d'Alsting et Zinzing.
Et l'épopée ne faisait que commencer....

Ciao
MfS

jeudi 9 avril 2009

Les Ratselbuwe

Une belle histoire locale qu'il faut bien capitaliser autant que possible. Un hommage surtout aux traditions perdues de mon pays.

Dans le village où j'ai grandi, quand arrivait le soir du Jeudi Saint, deux classes d'âge successives se réunissaient avant la messe de 18h30 - 19h avec des appareils particuliers et dans un but bien précis. L'office qui célèbre la Cène de Jésus est aussi celui qui détermine quand, de célèbre tradition, les cloches quittent la place pour aller à Rome.

En Alsace et en Moselle, la tradition s'est maintenue longtemps de "remplacer" les cloches par d'autres cloches - euh non, par des crécelles. Les crécelleurs, nommés dans mon village "Ratselbuwe" (en patois francique local et potentielle adaptation libre, signifie 'les garçons à la crécelle'), entonnaient des chants particuliers entre le Jeudi Saint au soir et la veille de Pâques. Voici donc la série en temps réel qui vous fera suivre cette vieille tradition, d'ailleurs remplacée et peut-être épuisée depuis.

Bref, la messe se termine et la procédure exceptionnelle est lancée avec comme acteurs principaux des garçons (des filles se sont joints après ma génération) de 12 - 13 ans, dont ceux qui feront leur Confirmation.

Sous toute réserve de défaillance de mémoire, de mauvaises interprétations (nous ne savions pas toujours complètement ce que nous chantions) et de vagues orthographes, voilà ce qu'on chantait de tout coeur et à répétition ce soir-là à travers tout le village d'Alsting, et de l'autre côté dans presque tout Zinzing :

Naaa’d glock,
Boller’stock,
Klingel’s nit do rabbel’s doch
Naaa’d glock,


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*



* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Davantage à propos de cette tradition quasi-perdue et adaptée différemment dans chaque village de la contrée lors du très prochain rendez-vous des Ratselbuwe...
Restez connectés !

Ciao
MfS

mardi 7 avril 2009

Excuses au nom de...

Un clin d'oeil politique sur l'actualité française et socialisto-africaine.

Il est souvent difficile pour les étrangers de comprendre pourquoi la France est tant bloquée à tous les niveaux et que les changements sont si souvent douloureux quand ils ne sont pas avortés. Le fait est que tout ça ne s'explique pas très bien, outre un nombrilisme un peu trop développé et un goût pour les coups fumeux politiques de résistance plus que raisonnable. En France, la politique et sa subjectivité traîne une peu partout.

Je souhaiterais donc m'excuser au nom de la France pour cette piètre image qu'elle véhicule à toujours être en grêve de ses services publiques, celle de violence dans ses rues et ses banlieux, à arborer aussi une "arrogante arrogance" à tous niveaux, à croire en un humanisme d'Etat où l'homme n'a que des droits et l'Etat que des devoirs, et à vouloir imposer tout ça au monde entier. Excusez-nous aussi pour cette opposition politique si peu constructive qui brouille le message de la Nation, qui excuse elle-même tous les défauts du pays et de ses ressortissants.
Excusez-nous enfin pour faire croire que le bonheur est dans nos frontières, malheureusement la France a une capacité notoire à rendre malheureux.


Comme je ne suis pas un adepte de la repentance perpétuelle, je souhaite qu'on ne me parle plus de ce message - d'ailleurs je ne l'ai jamais écrit et vous ne l'avez jamais lu ni entendu. Peut-être même qu'il s'auto-détruira.
C'est mon acte solennel d'anti-bravitude (comme dirait quelqu'un).

Ciao
MfS

lundi 30 mars 2009

Culture sportive, culture technique‏

Encore un billet d'humeur alliant actualité sportive, médias, société française et Culture.

Le week-end est passé. Les discussions d'après week-end vont bon train aux abords de la machine à café - à propos du Grand Prix de F1 et aussi du match de football international Lituanie-France de ce samedi. Mon leitmotiv aujourd'hui : des résultats tricolores en berne (de mon point de vue), mais aussi une couverture télévisuelle vraiment pauvre; en particulier en comparaison avec ce qu'ont fait en même temps les chaînes d'Outre-Rhin.

Les faits en France

Un match des Bleus bâclé par TF1, où la seule peur de perdre a été utilisée pour rendre plus ou moins "excitante" une rencontre qui s'est annoncée comme - et qui a été nulle. Par sur le plan du score, où grâce à un miracle Franck Ribéry donne une courte victoire à la France, mais sur le plan du reportage et de l'analyse sportive. Les interviews sont superficielles, les tentatives d'analyses sont des réactions du moment faite pour que le spectateur reste devant son poste ou ne rate surtout pas le rendez-vous de Téléfoot - l'émission soi-disant sportive mais qui rivalise avec la télé-réalité pour ce qui est des peopleries.

Idem pour la Formule 1, pas du tout expliquée avant le jour J, avec pratiquement aucune interview sérieuse, et une couverture médiatique pauvrissime, alors que les changements étaient pourtant assez importants cette année. Le résultat, 3 commentateurs qui se disent et se redisent pendant toute la retransmission que le GP n'est pas fini et qu'il faut rester à l'écoute. Les vrais amateurs de sports mécaniques ont certainement, comme moi, eu envie de zapper sur d'autres chaînes des fois qu'on y parlerait vraiment de technique et de compétition. Avec Auto-Moto ce n'est pas mieux qu'avec Téléfoot; j'ai raté les 15 premières minutes, je n'ai pas entendu parler du 1er Grand Prix de la saison qui avait pourtant été assez exceptionnel. Les journaux télé sont encore plus superficiels... Au secours, il n'y a plus qu'Internet pour se renseigner un peu.

La concurrence

Mais, il y aussi l'autre concurrence, celle des chaînes étrangères. Il se trouve que ce week-end, j'ai pu suivre cette actualité sur des chaînes allemandes (ARD/ZDF pour les matchs internationaux, RTL Television pour le GP de F1). Et là, si c'est loin d'être parfait, et entrecoupé par des quarts d'heure de pubs de bières et de bagnoles, au moins on consacre un certain temps à l'épreuve elle-même, et on essaie d'analyser ce qu'il se passe, ce qu'il s'est passé, avec les acteurs et avec des experts.

Le match de l'Allemagne contre le petit Liechtenstein a été commenté sereinementet complété d'une analyse rapide, pour montrer que 4-0 c'était le minimum syndical. Là bas on ne vise pas le niveau des pâquerettes à chaque fois. L'analyse permet aussi de décortiquer les performances de chacun en vue des prochaines rencontres.

Mieux, la saison de F1 a fait l'objet de la diffusion des essais qualificatifs (pas besoin d'avoir Eurosport), puis d'une assez longue émission sur la présentation des concurrents, un par un, de leurs écuries et des enjeux. Encore une fois, c'est loin d'être parfait, mais pas besoin de s'acheter une revue pour savoir ce qu'il se passe globalement.

Comme toujours, RTL Television a dépêché sur place plusieurs reporters qui restent à l'antenne après la course, qui rencontrent les vieilles gloires et qui parlent techniquement de ce qui s'est passé. Ca, c'est à peu près absent de la 1ère chaîne française.

Conséquences

La chaîne française paie 3 reporters pour se regarder le nombril et qui réussissent à en dire moins que ceux d'une chaîne allemande qui sont souvent seuls, et gardent le silence relativement souvent (notamment pour les rencontres de football).
Avec ça, il n'y a qu'une faible prise de conscience de la situation réelle (ex. les bleus jouent vraiment mal, Brawn GP a écrasé le 1ère course), et aucune analyse tactique (ex. les bleus appliquent une stratégie stérile, ils jouent toujours pareils), ce qui paupérise la compréhension réelle du téléspectateur.

Une question de Culture ?

Alors certains diront : "Mais les allemands ont une équipe nationale plus en forme, 5 pilotes de F1 nationaux, plusieurs écuries équipées de moteurs germains, dont une écurie à part entière (BMW)". Ben oui, mais plutôt que la cause, je crois que c'est surtout la conséquence de cette piètre couverture de ces grands événements sportifs qui sont pourtant très médiatiques et touchent un très large public. Au-delà de ça, c'est un peu la culture française que je mets en cause. En tout cas, en Allemagne, on ne se contente pas d'amateurisme de la sorte.

Tout ça met en lumière une faiblesse, celle d'un peuple dont a attisé l'intérêt pour les scandales et les choses factices de la vie, et dont le résultat se voit dans des statistiques banales de tous les jours : moins de 8 % des français font du sport dans leurs loisirs.

Mais à quoi servent donc ces satanées RTT ?
Apparemment à feuilleter Voici, Gala ou Paris Match et à regarder des emissions superficielles à la TV...

La Culture française est donc appauvrie de Sport technique et tactique, ce qui affaiblit nos sportifs amateurs et professionels, et donnent les résultats qu'on connaît !

Ciao
MfS

dimanche 22 février 2009

Escapade batave et flamande

Un peu plus d'un jour et demi de virée au-delà des frontières Nord de la France, au bord de la Mer du Nord. Ambiance "Port d'Amsterdam" ce vendredi et ce samedi...

Il fallait réparer une espèce d'injustice qui voulait que je ne me sois arrêté que quelques heures à Schipol, l'aéroport d'Amsterdam, sans entrevoir le moindre morceau de ville de l'une des plus belles capitales d'Europe. C'est chose faite, avec cette virée en Hollande et dans les Flandres et ces 4 arrêts dans 4 villes flamandes notoires du coin. Voyons cela avec quelques photos et quelques commentaires rapides :

Rotterdam
Sur le chemin de la capitale néerlandaise, il convenait de s'arrêter dans le coeur industriel des Pays-Bas (comme un pèlerinage), et dans le grand port d'Europe. Néanmoins Rotterdam me laissera un souvenir bien mitigé, avec un trafic routier lourd, un temps bien maussade, des gens parfois bizarres, le seul moment de malaise de ces 2 jours. Impossible de trouver un restaurant où j'ai envie d'aller, et je finis par acheter un sandwich dans un peu plus qu'un bouiboui tenu par des chinois...














Zandvoort
Plage notoire des alentours d'Amsterdam, Zandvoort m'a aussi attiré pour son histoire liée à la course automobile. Ce circuit automobile construit dans les dunes a été délaissé au milieu des années 80 par la F1, non sans avoir marqué l'histoire. Il retrouve une nouvelle jeunesse avec les grand-prix A1.















Amsterdam
Le cœur de ce séjour consistait à demeurer une soirée, une nuit puis une matinée dans la Venise du Nord, découvrir ses paysages uniques et son ambiance festive et moderne. Une petite croisière du soir sur les canaux permettra de me repérer et le reste est pure découverte. En quittant Amsterdam, j'avais l'impression qu'il fallait revenir très bientôt pour encore voir tout ce que je n'ai pas vu; voir plus, vivre quelques semaines là-bas doit être une expérience intéressante...
Commençons par une vidéo sur Leidseplein, tout près de mon hôtel.


20/02/2009 : La danse des tramways, le soir à Leidseplein.








Anvers
Antwerpen, comme ils disent, est un port impressionnant lui aussi; une belle ville flamande et bourgeoise comme on l'imagine quand on a vu Bruges, Lille ou les plus beaux quartiers de Bruxelles.








Fil rouge de mes réflexions : Quelle est la place de la France dans cette partie de l'Europe si proche, mais quelque part assez lointaine des préoccupations de notre pays malade... comme pour beaucoup d'endroits ?!

Si dans ces contrées de langue néerlandaise les enseignes des restaurants et des vieux panneaux sont parfois en français, il est bien rare de rencontrer des gens qui parleront français avec vous. La langue flamande contre-attaque et s'appuie sur l'anglais pour adresser au monde son message. Parfois des quinquagénaires parlent un français remarquable, et l'un m'a même demandé pourquoi je commandais mon café en anglais !? Du coup à Anvers, je ne me suis plus gêné. Mais la réalité est là, les anglophones et les hispanophones ont remplacé les francophones et même les germanophones dans les rues des villes bataves. Seul îlot de francophonie, les musées et notamment le Rijksmuseum (voir dernière photo amstellodamoise) d’Amsterdam où peut-être 1/3 des visiteurs du matin était français ou wallons.
La fin d'une époque, peut-être quand même. Le symbole d'une perte d'influence probablement.

Ciao
MfS

mercredi 11 février 2009

Le foot à Buenos Aires

Retour sur l'aventure argentine d'il y a quelques jours, en faisant écho à l'actualité de ce soir...

De mon voyage à Buenos Aires, j'ai déjà partagé quelques réactions, une courte vidéo et quelques photographies de voitures, parlons donc football en ce soir de match France - Argentine au Stade Vélodrome.

Je ne révèlerai pas grand chose en affirmant que le football en Argentine est une autre religion, et toutes les discussions qui tournent autour du ballon rond sont passionnées, très passionnées, certainement trop. Au point, où l'une des consignes principales que m'ait donné mon contact local est : "Il y a un sujet dans lequel il ne faut pas s'embarquer, c'est le football". Sous-entendu qu'on perd alors l'intérêt des gens pour les sujets professionels.

El Monumental - Le stade River Plate, c'est aussi là que c'est joué la finale de la Coupe du Monde 1978


J'ai aussi vu mon taxi qui me ramenait à l'hôtel s'arrêter au feu, descendre sa vitre de fenêtre, siffler, et faire de la même manière venir le vendeur de journaux sportifs. Ceux-ci qui parlaient en première page de football, et laissait apparaître de ci de là quelques jolies argentines dénudées. J'avoue que j'ai regardé par curiosité au-dessus de l'épaule du taxi driver.

Le stade mythique de Boca Junior depuis le bus.


Ce qu'il faut savoir à Buenos Aires, c'est qu'il y a 2 grands clubs d'une rivalité inimaginable en France. Ce sont River Plate et Boca Junior. De ce dernier sortira le légendaire Diego Maradona, l'auteur d'une carrière en dents de scie, mais aussi d'exploits tout à fait remarquables dans les années 80. D'autres grands joueurs comme Riquelme, Tévez, Gago ou Veron en sortent également, alors que River a disposé de Kempès, Passarella, Francescoli, Batistuta ou Crespo (Los Millonarios). J'ai vu les 2 stades (voir photos) et je connais même l'histoire des couleurs de Boca Junior. Ce sont celles de la Suède suite à une légende qui dit qu'ayant perdu un match pour décider des couleurs, on ait dit d'attendre le prochain bateau qui entrerait dans le port de la capitale argentine.


L'Amérique du Sud est bien l'autre continent du football, ça ne fait aucun doute.


Bientôt, encore quelques autres photos.

Ciao
MfS - El Pibe de Oro de Enero '09

samedi 7 février 2009

Ireland's call‏

Un billet qui mêle beaucoup de sujets, et qui redonne un peu la force...

Je dois dire que l'Irlande exerce sur moi une certaine fascination, et je crois me souvenir pourquoi. Il s'agit, il me semble, d'une bande-dessinée ou d'un conte que je lisais et qui parlait de ce pays et de ces gens mystérieux, et qui y mêlait notamment des "farfadets" et la dureté de la vie irlandaise. Bref, il faudra que j'aille voir cette île qui a essayé de beaucoup résisté aux intempéries, à l'envahisseur de toute sorte, et qui conserve ses traditions dans la modernité, comme rares sont ceux qui le font.

Aussi, le tournoi des VI nations de Rugby reprend aujourd'hui, avec une affiche que j'ai toujours trouvée redoutable pour les bleus, cet Irlande - France. Elle sera à suivre ici. Pourquoi cette affiche est redoutable ? Parce que les adversaires des bleus sont vaillants et appelés très particulièrement sous leurs couleurs : C'est le seul événement pour lequel toute l'Irlande est réunie derrière une équipe, l'Eire catholique comme l'Irlande du Nord protestante et constituante du Royaume-Uni.

Cet appel unitaire est véhiculé par un chant récent : Ireland's call, joué comme un hymne pour l'équipe d'Irlande, en plus du "The soldier's song" (le vrai) à domicile. Ci-dessous ses paroles et deux interprétations :

Ireland's Call (Phil Coulter)

Come the day and come the hour
Come the power and the glory
We have come to answer
Our Country's call
From the four proud provinces of Ireland

Ireland, Ireland
Together standing tall
Shoulder to shoulder
We'll answer Ireland's call

From the mighty Glens of Antrim
From the rugged hills of Galway
From the walls of Limerick
And Dublin Bay
From the four proud provinces of Ireland

Ireland, Ireland
Together standing tall
Shoulder to shoulder
We'll answer Ireland's call

Hearts of steel
And heads unbowing
Vowing never to be broken
We will fight, until
We can fight no more
From the four proud provinces of Ireland

Ireland, Ireland
Together standing tall
Shoulder to shoulder
We'll answer Ireland's call


2 versions :
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C'est prenant et fort, c'est simple et c'est clair.
Un appel aussi à découvrir cette contrée, après avoir suivi ce qu'elle aura infligé à notre équipe de Rugby.

Ciao
MfS

mardi 20 janvier 2009

Obamaphylie & anglicismes

Jouons avec les mots, étudions les différences de langues et de cultures, et étalons notre confiture... Ca permettra au passage de mieux réaliser ce qu'on nous raconte.

Ca y est le père Barack est Président, et des espoirs fous se sont encore manifestés aujourdhui de par le monde (remember). Et ça, avant la chute quasi-inexorable à laquelle devra faire face l'Empire Américain. Mais je ne m'étendrais pas maintenant...

Toujours est-il que cet engouement américain, me fait penser qu'il y a certaines erreurs que les mauvais journalistes (français) font régulièrement et qu'il faut corriger.

1) Ce matin par exemple, j'entends parler d'un "trillion" de dollars.
Soyons clairs, c'est un anglicisme ! (check here)

En français :
1 million = 1 000 000
1 billion = 1 million de millions = 1 000 000 000 000

1 trillion = 1 million de billions = 1 000 000 000 000 000 000

Aussi :
1 milliard = 1 000 000 000
1 billiard = 1 million de milliards, ou mille billions = 1 000 000 000 000 000
1 trilliard = 1 million de billiards, ou mille trillions = 1 000 000 000 000 000 000 000

Dans la langue de Molière, on a donc : million < milliard < billion < billiard < trillion < trilliard.

Sans anglicisme, il s'agit donc de 1 billion de dollars; ce qui est différent de "one billion", qui signifie 1 milliard. C'est déjà suffisamment d'argent; la notion de trillion de dollars n'a pas vraiment de sens (c'en est trop).


2) Un peu moins technique, il y a la mauvaise traduction de "gouvernement".
Le mot français "gouvernement" se traduit par "administration" en américain.
On a parfois entendu parler de "l'administration Bush" (anglicisme). C'était son gouvernement.
Alors que le "government" (en anglais), c'est l'Etat.

Ces erreurs sont intéressantes parce qu'elles montrent les idées qui prédominent derrière les mots et surtout ce qu'ils désignent. L'Etat, c'est statique, c'est un fait, c'est une vérité. Alors que le "government" règne, agît et gère. Le gouvernement dirige et décide, alors que "l'administration" gère et coordonne. On voit bien les considérations différentes que français et américains peuvent avoir de leur système.

Fini de jouer avec les mots. Au lit ! (yes, we can)

Ciao
MfS

lundi 3 novembre 2008

The Star Spangled Banner

ou La bannière étoilée...

A jamais je ne pourrai oublier tous ces drapeaux américains brandis vers le ciel en signe de tant de choses suite aux attaques du 11 septembre 2001. Je les ai vus à New York, autour de Ground Zero évidemment, par plusieurs aux abords des bâtiments officiels, épinglés sur les vestes, déclinés selon la mode, affichés devant certaines maisons, et même plantés sur des voitures roulantes... Ce super-paratonnerre, cette autre croix hissée comme un symbole de foi, de révolte, de rassemblement ou d'espoir, cet appel à Dieu, ou cette défiance des cieux (parfois on ne sait plus), peut nous paraître assez incongru à nous petits Français (siffleurs de leur propre hymne) de la vieille Europe.

En cherchant à essayer de comprendre, je suis tombé sur les paroles de l'hymne des Etats-Unis d'Amérique, qui est en fait un poème à la gloire de drapeau écrit il y a 175 ans par Francis Scott Key et qui constitue à présent l’hymne national US sous le nom de : "The Star Spangled Banner". Et là, j'ai compris beaucoup de choses, en me souvenant qu'on chante l'hymne américain partout (ici ou là par exemple), débout, main sur le coeur, face au drapeau et à pleine voix.
Ci-dessous les 1ère et 4e strophe usuellement chantée :


The Star Spangled Banner

Oh, say! can you see by the dawn's early light
What so proudly we hailed at the twilight's last gleaming;
Whose broad stripes and bright stars, through the perilous fight,
O'er the ramparts we watched were so gallantly streaming?
And the rocket's red glare, the bombs bursting in air,
Gave proof through the night that our flag was still there:
Oh, say! does that star-spangled banner yet wave
O'er the land of the free and the home of the brave?

Oh, thus be it ever, when freemen shall stand
Between their loved home and the war's desolation!
Blest with victory and peace, may the heav'n-rescued land
Praise the Power that hath made and preserved us a nation!
Then conquer we must, when our cause it is just,
And this be our motto: "In God is our trust":
And the star-spangled banner in triumph shall wave
O'er the land of the free and the home of the brave.


Le texte rend hommage à la résistance héroïque de ceux qui défendirent Fort McHenry à Baltimore en 1812 face à la flotte assaillante anglaise et qui furent en mesure de faire flotter le drapeau américain au sommet en dépit de l'acharnement de l'ennemi à y planter le sien.

Les idées d'identité et de fierté, d'indépendance et de résistance, de liberté et de courage, mais aussi de conquête et de droit divin (vers 13 et 14 !) y sont donc fortement associées.

Je suis en fait assez admiratif d'un texte aussi riche en idées sur la Nation, qui personnifie son drapeau sacré avec autant de forces et qui le lie à sa chanson nationale et sa devise de façon aussi étroite. C'est simple et fort... à l'américaine.
C'est encore beau, c'est également un peu démodé, certains diraient naïfs, en d'autres termes ça marque la Culture américaine au plus profond, et ça s'inscrit parfois dans les gènes des citoyens américains.

Et quel que soit le nouveau président des Etats-Unis dans 24 heures, je parie que cet ancrage ne changera pour rien au monde. Au bas mot. Il sera juste utilisé un peu différemment.

Quelques liens :
- L'article de wikipédia, qui en donne notamment quelques traductions
- L'hymne chanté pour 7 ou 8 présidents américains (fun)
- La version Jimmy Hendrix (very famous)
- La version Gaither Vocal Band, avec tous les grands symboles
- La version Superbowl avec Whitney Houston (awesome)
- L'hymne à l'envers (amazing !)

Ciao
MfS

jeudi 4 septembre 2008

Ecole 2008

Et un autre article sur l'école, un ! Pas moins direct que les précédents, il invoque le sursaut français nécessaire dans les périodes troubles...

La rentrée est passée avec son lot de polémiques (4 jours, nouveaux programmes, etc.) et de satisfactions (si on écoute le ministre Darcos pas toujours suivi par le corps "en saignant", pour reprendre un écrit de mon ancien prof de Sup, Alain Schauber).

L'anglais en France
Les discussions se poursuivent sur un sujet qui ne me laisse pas indifférent : les bonnes connaissance et pratique de la langue anglaise. Et là, il ne faut pas passer par 4 chemins : le niveau moyen des élèves qui sortent du lycée français est lamentable et celui des jeunes gens qui sortent de l'enseignement supérieur est souvent faiblard par rapport à nos voisins européens. Mon expérience me montre que les managers et recruteurs ont beaucoup sous-estimé la chose en raison de leur propre niveau. Les choses ont vaguement évolué ces dernières années, mais il était temps d'affronter le problème. Et au moins pour ça on peut saluer l'initiative du Ministre.

Anglais, langue internationale
Sous-estimé par le milieu scolaire - en lui attribuant des coefficients insignifiants - et de fait par les élèves -pour qui une sale note ne représentait pas un échec mais une espèce de choix stratégique (on peut en rire ou en pleurer)-, le fait est que la confrontation au quotidien dans les entreprises nous ramène à la réalité. Le français a souvent besoin de traduction, d'effort de la part de ses interlocuteurs étrangers pour se faire comprendre.
Et soyons francs avec nous-mêmes : le français ne sera jamais la langue mondiale, tout au mieux il se maintiendra dans les 15 premières langues de la planète, mais ne sera ni significatif en Amérique (hors Québec), ni du tout en Asie (plus de la moitié de la population mondiale). Les milieux d'affaires, financiers, industriels, et de plus en plus le milieu artistique ont choisi l'anglais, qui sera la langue internationale (Wikipedia comprend 3x plus d'articles en anglais qu'en allemand, qui devance le français !). A moins que ce soit le mandarin, mais je crois que l'anglais restera plus simple pour les français. Faisons donc le bon choix stratégique !

Il faut donc souhaiter que tout en apprenant le vocabulaire et les règles dès le plus jeune âge, les jeunes français intègrent la culture de la langue et aillent aussi s'exporter dans les pays anglophones pour apprendre davantage et mieux la langue de Shakespeare. Ce qui nous amène aux bases de l'école, bien fragiles si on se souvient de la preuve que j'ai produite il y a quelques jours (ici).

Les forces et faiblesses du système français
Je suis convaincu que la force de l'école française résidait dans l'approche analytique de l'étude de la grammaire et l'intégration forte des règles et exceptions du français dès l'école primaire. D'ailleurs les mathématiques et sciences étaient également enseignées de la sorte dans les classes supérieures. Ceci a été décrié au travers des années sous prétexte que ce n'était pas moderne ou que cela ne marchait pas, alors que je prétends que ce qui s'est dégradé c'est davantage le climat de l'école (élèves entre eux, élèves-professeurs, parents-élèves, parents-professeurs) que le contenu des cours. L'apprentissage de la grammaire, de l'orthographe et des conjugaisons dans tous les temps, celui des mathématiques et des sciences a ainsi formé l'esprit de nombreuses générations et devrait pouvoir le faire à l'avenir. Sous réserve bien entendu qu'on restaure à l'école le respect du professeur, des cours et de l'institution, et qu'on modernise méthodes et contexte (ici).

Actions !
Pour ça, il faudra essentiellement opérer 3 efforts :
1) En travaillant en urgence sur l'environnement et le climat à l'école, en restaurant quelques bonnes vieilles recettes d'intégration sociale (uniforme, discipline, sanction des parents si nécessaire, etc.)
2) En redonnant une dignité au corps enseignant, en le sélectionnant et en le rémunérant en fonction de ses performances et de ses efforts
3) En dissolvant l'esprit "syndicalo-fonctionnariste" et "étatico-dogmatique" qui s'y est installé depuis 68, en expliquant franchement que l'éducation n'est pas simplement un service public, mais c'est un enjeu majeur de transmissions de valeurs, de connaissances et de culture.

L'enjeu, je crois, c'est en définitive l'économie et le niveau de vie du pays et de l'Europe de demain. De quoi s'y intéresser sérieusement dans un "monde global" impitoyable qui n'attend pas les traînards et les indécis. Et ça il faudra s'y faire.

Allez, une petite surprise pour clore ce dossier :



Ciao
MfS

vendredi 22 août 2008

Un chinois, un américain et un français

Comme un épiloque à ces études culturelles entre français, allemands et américains (1 et 2), la réflexion du jour concerne une discussion récente où je mettais en commun quelques expériences de réactions de collègues de différentes cultures.

Simplement, imaginons devoir demander quelque chose à 3 personnes différentes, un américain, un français et un chinois, sachant qu'elles n'ont pas envie de le faire.
Quelles seront leurs réactions ?

Le français : "Ouh la, là je n'ai pas trop le temps, il faudra qu'on voit ça à la rentrée, mais avec nos moyens réduits, ça va être difficile".
Roi de l'esquive, il repousse la demande en se croyant élégant, mais étant la plupart du temps lourd-dingue pour les autres. En général, il aura vite fait d'oublier la demande et on fonctionnera en mode relance jusqu'à comprendre qu'on peut se passer de l'objet de la demande.

Le chinois : "(Silence court) Oui, ok.".
Pas d'enthousiasme, mais il ne faut de toute façon pas s'attendre à davantage d'exclamation de la part d'un asiatique dans ce genre de dialogue. Le chinois s'exécutera certainement, si le fameux "Oui" ne signifiait pas simplement j'ai compris, ce qui m'est arrivé avec des Japonais.
En fait, le message est plutôt dans le silence et les intonations de la réponse. Pour déchiffrer ça, il faut certainement avoir une grande connaissance de son interlocuteur.

L'américain : "Cool, je comprends. Je pense qu'on pourra simplifier en construisant un robot pour le faire."
La réponse peut varier et l'option choisie ici pourrait être qualifiée de 'moyenne'. Un refus est considéré ciomme impoli en général, mais dans certain cas l'américain essaiera de convaincre qu'une autre manière de faire est meilleure. C'est en définitive ce qui arrive ici aussi. Il est certain que le manque d'enthousiasme outre-Atlantique sera un frein extra-ordinaire.

Si aucun des 3 interlocuteurs ne répondrai rapidement, on peut s'attendre à ce que le chinois finalement réalise la tâche, et que l'américain essaiera de retourner le sujet à sa faveur jusqu'à ce qu'on lui ordonne d'avancer. L'esquive plus ou mois habile risque d'être la principale arme du français, pas trop bon soldat et pas toujours rempli d'initiatives.
Pour réflexion...

Ciao
MfS

dimanche 27 juillet 2008

2 days in Paris

Du cinéma devant son poste de TV, c'est ma tendance printemps-été cette année; et de plus ça complète un peu l'étude culturelle F-US évoquée dernièrement là.

Quand je reviens vendredi soir de 2 jours de travail important à Paris, je n'ai plus en tête que j'avais enregistré quelques jours auparavant le film "Two days in Paris". C'est hier matin que je trouve ce titre parmi les enregistrements non encore vus et toujours stockés sur ma Freebox HD, et alors, sans me souvenir en rien du contenu, je me lance dans le visionnage.

Le film de la franco-américaine Julie Delpy, avec Julie Delpy, mais aussi les parents de Julie Delpy, qui sont ses parents dans le film, est une comédie qui ne paie pas de mine comme on dit. Et pourtant, j'étais juste dans l'humeur adéquate pour un tel spectacle, qui souligne et exagère les différences culturelles entre une famille d'artistes du milieu post-soixante-huitard parisien, très "libérée" et crue, et le pauvre Jack, artiste-photographe tendance démocrate new-yorkais radical certes, mais quand même. Le choc des cultures française et américaine est hilarant, surtout qu'on vogue dans les clichés les plus intenses.

Adam Goldberg, c'est-à-dire Jack, est excellent avec sa tête de Juninho qui tombe des nues quand il est mal accueilli à Paris, quand les vulgarités pleuvent, quand on n'arrête pas de se payer sa tête ou encore quand il comprend la longue liste d'ex que Julie Delpy, Marion, voit d'ailleurs toujours.

Mais pourtant, derrière cette franche rigolade il y a une part de vérité je crois, celle de la dureté des français moyens, celle de leur méfiance intrinsèque des amerlocks, celle du manque fréquent de tact et de l'humour décalé envers des américains toujours sur leur garde, pas moins méfiants des français, qui disent "but I love this place" pour fuir et ne pas froisser, qui disent "Not so bad" comme on dit "Va te faire voir".

Le film a été nominé pour les César 2008 du scénario original. Un belle aventure culturelle dans les rues de Paris à visionner en toute quiétude.

Ciao
MfS

vendredi 20 juin 2008

Différences culturelles : F-D-US (2/2)

Le 100e article de 2008 fait suite au dernier de 2007 sur ce blog. Comme quoi les cultures ne sont pas toujours les derniers des sujets...

En complément de ce que j'écrivais il y a 6 mois, voilà ci-après encore quelques vérités imagées, qui ne sont que les miennes, et que j'ai pu drainées au fil du temps sur les caractères français, allemand et américain. Mon expérience personnelle est essentiellement professionelle, quoique connotée de ce que je vois, je lis et j'entends de ci de là.

Dans le domaine industriel, une formation récente à laquelle j'ai participé montrait que les constructeurs français avaient souvent des exigences que l'on peut qualifier de "juste nécessaires", que les homologues américains, dans leur grand soucis de ne prendre aucun risque, avaient des exigences exagéremment hautes devant les contraintes techniques, et que les allemands étaient finalement plus ou moins entre les deux. Ce qui était intéressant ensuite, c'était d'entendre l'animatrice expliquer que les solutions de la Dacia Logan ne plaisaient pas à BMW, pas parce qu'elles ne répondaient pas au cahier des charges, mais plus pour une question de "classe" ou de "standing".

Cette petite expérience est assez symbolique des écarts culturels que vivent ceux qui sont confrontés aux 3 nations, et que nous, français, avons parfois un peu de mal à voir, tant nous ne sommes pas/plus tournés vers l'écoute et le respect d'autrui.

En effet, les américains ont une assez grande peur du risque physique ou non, de toucher l'autre dans tous les sens du terme, et ils se demandent beaucoup jusqu'où ils peuvent aller dans le franc-parler avec les européens (et les autres). Ceci les conduit à sécuriser systématiquement ce qui est possible, car ce qui n'est pas sûr est un risque, qui peut signifier beaucoup de dollars. Et le business, ça parle à un américain. Toutefois, l'américain n'a pas forcément un grand organisateur, il sera plus mobiliser par l'action et la démonstration, que par la planification de ces mêmes actions (voir les exemples à l'échelle géopolitique). Il aimera impressionner plutôt que de construire.
Aussi l'américain n'est pas très direct avec ses paroles, et invitera à faire plutôt qu'ordonnera. Et pourtant il n'en exigera pas moins, et sa colère pourra parfois être à la mesure de sa déception.

Construire sera plutôt un concept pour l'allemand. Il ne va pas bâtir petit, car il a une bonne estime de lui. Et il est convaincu que le coût est un mal nécessaire pour amener la qualité et remplir cette mission que de propager et associer cette grande image de l'Allemagne. Il prendra quelques risques, mais mettra de gros moyens pour les contrôler. Lui aussi jouera le jeu de l'impression et voudra démontrer qu'il contrôle la situation.
La comparaison avec le français sera ainsi souvent à son avantage, même si l'investissement sera lui incomparable. Si ce n'est pas le cas, l'allemand tentera de prendre le dessus en "bombant le torse". Et la volonté des moyens va lui attirer les moyens; l'esprit d'entrepreneur anglo-saxon prend ici un aspect structuré et impressionnant.

Dans ce trio, il ne reste (a priori) que des cacahuètes au français, qui se distinguera toutefois par son comportement et parfois son look, question que la performance technique soit au moins compensée par l'esprit. Libre il pense être, et plus libre que les autres il apparaît puisque les carcans que le français ignore ont enfermé les américains et les allemands. "Choking !", pensent-ils. "Désolé !" finit-il par dire en réponse, souriant fier comme un coq devant sa basse-cour.
Le français fera le minimum syndical, pas plus, quelques fois moins, mais alors il aura une bonne excuse qu'il trouvera parfaite, et que les anglo-saxons trouveront lamentable. Mais ça ne fait rien, le français se rattrapera demain, et parfois le lendemain il se reprend.
Le français qui gueule choque l'américain et saoûle l'allemand, mais lui ça l'amuse, en fait ça le soulage. Et comme ça, il ne sombre pas dans l'oubli et garde son originalité.

Ces portraits sont très imagés, certes. Mais regardez-y à 2 fois, et pourquoi pas, commentez-les ci-dessous avec vos propres expériences.

J'ajouterai finalement que dans notre petit monde, si les différences sont parfois flagrantes et même choquantes, les démarches sont plutôt proches entre occidentaux (on prévoit, on fait vite si possible, on voit où on est, on se donne une nouvelle cible, on refait), alors qu'avec d'autres civilisations elles peuvent parfois être carrément déroutantes, et je ne prendrais que l'exemple des asiatiques (on nous dit où on doit aller, on part lentement sans réfléchir, tant que rien nous dit de nous arrêter on continue) qui sont un peu sur une autre planète que j'avais eu la chance de visiter à fin 2005.

Le monde est rempli de cette richesse humaine, qui en soi à découvrir est quasi-infinie, et à exploiter (dans le bon sens) est passionnante.

Ciao
MfS

mercredi 30 avril 2008

Liste téléphonique 2‏

On continue de revenir sur la 1ère période du blog pour comparer les indicateurs...

Curieux de l'évolution de la liste téléphonique en quelques temps(remember l'article d'origine), je me suis lancé l'autre matin dans le téléchargement puis l'analyse de la dernière liste en ligne.
Et ô stupeur, en plus de 4 mois, peu de changements dans les tops 10-15 des noms et prénoms.
Voir ci-dessous.



La liste s'est toutefois étendue d'une soixantaine de noms (elle compte presque 2500 entrées), plus de la moitié de l'effectif de l'entreprise. Il faut toutefois relativiser cette dernière remarque en constatant que beaucoup de coordonnées (+ de 100, certainement) sont génériques ou référant à des salles, et je passe les tests et les non mises-à-jour qui se rajoutent.


Autres constats :
- Les noms coréens : Kim, Lee et Park occupent toujours 3 des 4 premières places chez les noms.
- Kim reste premier, et amplifie même son avance en 4 mois (24 contre 23 listés).
- A part ça peu de changement dans le top 10 des Noms; Silva remonte lentement au classement. Zhang pour la Chine fait désormais une apparition remarquée. Le 'péril jaune' va venir révolutionner tout ça lentement mais sûrement...
- Je suis toujours le seul Scherer.
- Dès la 15e place chez les noms apparaissent déjà ceux qui n'ont que 4 occurences. On peut dire que le brassage nominal se fait bien dans ma boîte.
- Philippe, lui, domine toujours largement le classement des prénoms. Il aggrandit lui aussi l'écart d'avec ses poursuivants Eric mainteannt rejoints par Laurent. Bref, on connaît tous un Philippe, un Eric et un Laurent qui travaillent avec nous, non ?
- Le premier prénom à consonnance non francophone est toujours Peter, 19e avec 12 occurences. La société serait-elle en train de se franciser davantage ?!
- Michel est désormais 38e (-3 places, 7 occurences, une de moins qu'il y a 4 mois) mais avec Michael (11) et Mike (8), ils sont 2e.
- Le premier prénom féminin est l'international Catherine avec 7 apparitions, soit 38e. Suivent Nathalie et Sylvie avec 6 apparitions. L'industrie automobile ne s'est pas encore beaucoup féminisée.
- Le premier prénom non purement occidental est Tomasz, également à la 38e place. La répétitivité des prénoms dans nos contrées existent moins dans les pays asiatiques voire est-européens au sens large, ce qui expliquent certainement ce constat.


En résumé, il faudra revenir plus tard, dans plus de 4 mois je pense, pour faire un relevé plus différencié sur l'évolution interne de la société, et un peu aussi de l'industrie automobile mondiale.


Ciao
MfS

mercredi 23 avril 2008

Aventure bloguesque Pascale

Après la rupture... la continuité. C'est donc quelques articles qui reviendront sur les expériences tenues entre août et mars pour faire le point, pour reculer et mieux sauter.

23 Mars 2008, c'est le "Saint-jour de Pâques" comme dirait mon curé de Paroisse.
Et j'ai eu envie de donner suite à la première aventure bloguesque pour mesurer l'évolution de blogger, en découvrant toujours quelques sites au gré du bouton "Blog suivant >".

Voyons ce que cela a donné :

Ullglede - en blogg om spinning og strikking
Norvège, nb de posts indéterminé - Temps passé : 5 minutes
Un site sur le tissage, la laine et le tricot. C’est assez esthétique et la langue nordique s’apparente bien avec le décor et les photos. J’aime bien le style de Charlotte, comme elle s’appelle, mais comme je ne comprends pas grand’chose, je ne fais qu’admirer l’unité de couleurs.
Je vois aussi de nombreux liens vers des sites spécialisés de shopping, mais comme ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je zappe…

Design Source
Japonais, nb de posts réduits à 4 (Mars 2008) - Temps passé : 2 minutes
Site très design comme son nom l’indique, malheureusement pas plus déchiffrable puisque écrit en japonais. Les quelques photos sont très colorées sur fond blanc, j’aime bien cette sensation de vie. Malheureusement, c’est tout ce que je peux dire, il n’y a pas vraiment de texte en fait ; je m’en vais…

Cosplay Brasil
Brésilien, nb de posts : 12 (Mars 2008) - Temps passé : 5 minutes
J’ai un sentiment d’inquiétude en voyant ces photos d’enfants apparemment brésiliens, qui se suivent les uns après les autres avec assez peu de texte, encore une fois. D’habitude j’arrive à déchiffrer les langues latines, mais là, non. S’agit-il simplement des copains d’un jeune blogueur ou suis-je sur un site très différent ? Finalement, je lis « amiga » et « amigao », il semblerait que la première hypothèse soit la plus probable. C’est rassurant, mais de nos jours, il faut vraiment se méfier de la toile.
Je laisse les jeunes à leurs discussions, et je zappe…

Erin and James Sweeney
Américain (Oregon), nb de posts : 9 (Février 2008) - Temps passé : 5 minutes
Un site d’un jeune couple américain, bien sous toutes les coutures, comme les américains que je cotoie. Ils ont peut-être 25 ans à tout casser, et postent leurs photos de jeune couple sur blogger. Et qu’est-ce qu’il voyagent beaucoup ! Ils ne doivent pas être pauvres…
Leur blog est assez bien écrit et réellement centré sur les quelques aventures du couple. Bref, il est fait pour leurs connaissances.

X-lau
Argentine, nb de posts : 3 (Mars 2007) - Temps passé : 7 minutes
Le site d’une belle argentine de 25 ans qui écrit en espagnol. Je crois qu’elle se pose quelques questions sur le fait d’utiliser un blog, et elle parle de ses amis, ainsi que des gens qu’elle aime (son dernier billet s’intitule « Para los que quiero »). Encore un fond blanc, décidément rien ne vaut cette virginité sur laquelle on laisse ses traces.
Je m’attarde pour essayer de comprendre, mais une bonne partie des phrases ne se laissent pas vraiment déchiffrer. Je vais voir le profil de « Lau » puisque c’est comme ça qu’elle se nomme, et effectivement, elle en aime des choses. Je partage avec elle quelques lectures communes (ex. 1984, Farenheit 451), ou Clockwork Orange (Orange Mécanique) dans le coin des films. Elle doit se poser beaucoup de questions…
Je me demande si elle parle anglais, je lui laisserai volontiers un petit commentaire.


Et puis, je m’arrête là en faisant un constat étonnant : J’ai même pas passé une demi-heure devant 5 blogs, qui contenaient en moyenne 7 billets pour les 4 derniers, et un seul était dans une langue réellement compréhensible pour moi. Je n’ai pas vu de site à caractère déplacé, mais si j’ai eu un gros soupçon un instant.
Ils sont jeunes ces internautes, et finalement peu prolixe.

Et puis, je me dis que je retournerai bien voir le site d’Anwar (n°9 de l’aventure de décembre), mais il n’a rien écrit de nouveau. Je lui laisse un petit commentaire sympathique en espérant qu’il réponde.

Note de l'époque : Décidément, je ne suis pas prêt à refaire surface sur mon blog. Il faudra un événement pour me faire publier ce message.

Ciao
MfS

Glossaire alphabétique (2007)

Glossaire alphabétique (1er semestre 2008)

Glossaire alphabétique (2e semestre 2008)

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