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lundi 13 avril 2009

Erreur de la bourse en ma défaveur

Détournement d'un titre du cinéma pour une situation bien triste sur les comptes PEA et titres des épargnants modestes. Bref, voilà le billet sur la bourse.

La bourse. Cette loterie moderne.
Ce jeu qui consistait pourtant à l'origine à investir s'est démocratisé. De plus en plus, il a consisté à parier. A spéculer, comme on dit. Et puis, il est devenu fluctuant au gré des récessions et des crises, avant de les anticiper voire d'anticiper les anticipations. Il subit de plein fouet le ralentissement économique de l'Occident, suivant sa désindustrialisation de concert avec la prise de pouvoir des "puissances financières". Et tout ça se répercute sur les centaines de milliers de malheureux "petits porteurs".

Les quelques indicateurs que j'ai positionnés sur le blog depuis plusieurs mois n'ont montré aucune progression. Bien au contraire. Peut-être a-t-on atteint le creux de la vague (peut-être pas encore), en tout cas les résultats sont catastrophiques. -50%, -60%, -80% de valeurs par rapport aux montants d'achat sur des sociétés françaises de renom dans des domaines aussi variés que les banques, l'industrie automobile, l'énergie verte ou la génétique.
J'ai même fini par créer un nouveau statut (Noir) dans ce tableau de bord, pour mesurer le nombre de titres sous les -50 % !
Les autres sont : Bleu au dessus de +20 %, Vert entre 0 et +20 %, Orange entre -20 % et 0, et Rouge entre -50 % et -20 %.


Hélas, les tentatives, les coups à contre-courant, rien n'a réussi jusqu'à présent dans la dernière année, si ce n'est des ventes à perte pour limiter la casse. On peut bien être tenté de réinvestir ces dernières semaines, mais encore faut-il être dans le rythme des vaguelettes. Du coup, l'abstention est de rigueur. Il y a bien les "penny shares" (évoquées dans un commentaire récent) ou d'autres créneaux plus douteux, mais n'est-ce pas encore une manière de contourner l'esprit d'investissement de la bourse ?

Il reste à se rabattre sur les slogans du type : "Pas vendu, pas perdu", ou à suivre l'actualité au quotidien, ce que beaucoup d'entre nous ont bien du mal à faire... Il faut bien dire que dans ce monde les gens les moins au courant financent en aveugle (en partie au moins) les mieux informés.
Pendant ce temps, tout ou presque reste donc entre le rouge écarlate et le noir...

Et voilà qu'est sorti un film français qui éffleure le sujet, pas tout à fait sous cet angle, mais qui égratigne très bien les grands argentiers des banques et organismes financiers (moins que le conseiller de l'agence locale) ! C'est "Erreur de banque en votre faveur" qui parle de ces délits d'initiés, de ces détournements de grands fonds et autres grosses magouilles si importantes qu'on ne les voit pas. Avec de surcroît un duo Lanvin-Darroussin très complémentaires, dans une critique agréable, un peu grossie ok, mais équilibrée et simple d'accès.

Enfin peut-être de quoi relayer un peu la situation des petits épargnants, des travailleurs réguliers, et des investisseurs modestes. Peut-être.

Ciao
MfS

lundi 30 mars 2009

Culture sportive, culture technique‏

Encore un billet d'humeur alliant actualité sportive, médias, société française et Culture.

Le week-end est passé. Les discussions d'après week-end vont bon train aux abords de la machine à café - à propos du Grand Prix de F1 et aussi du match de football international Lituanie-France de ce samedi. Mon leitmotiv aujourd'hui : des résultats tricolores en berne (de mon point de vue), mais aussi une couverture télévisuelle vraiment pauvre; en particulier en comparaison avec ce qu'ont fait en même temps les chaînes d'Outre-Rhin.

Les faits en France

Un match des Bleus bâclé par TF1, où la seule peur de perdre a été utilisée pour rendre plus ou moins "excitante" une rencontre qui s'est annoncée comme - et qui a été nulle. Par sur le plan du score, où grâce à un miracle Franck Ribéry donne une courte victoire à la France, mais sur le plan du reportage et de l'analyse sportive. Les interviews sont superficielles, les tentatives d'analyses sont des réactions du moment faite pour que le spectateur reste devant son poste ou ne rate surtout pas le rendez-vous de Téléfoot - l'émission soi-disant sportive mais qui rivalise avec la télé-réalité pour ce qui est des peopleries.

Idem pour la Formule 1, pas du tout expliquée avant le jour J, avec pratiquement aucune interview sérieuse, et une couverture médiatique pauvrissime, alors que les changements étaient pourtant assez importants cette année. Le résultat, 3 commentateurs qui se disent et se redisent pendant toute la retransmission que le GP n'est pas fini et qu'il faut rester à l'écoute. Les vrais amateurs de sports mécaniques ont certainement, comme moi, eu envie de zapper sur d'autres chaînes des fois qu'on y parlerait vraiment de technique et de compétition. Avec Auto-Moto ce n'est pas mieux qu'avec Téléfoot; j'ai raté les 15 premières minutes, je n'ai pas entendu parler du 1er Grand Prix de la saison qui avait pourtant été assez exceptionnel. Les journaux télé sont encore plus superficiels... Au secours, il n'y a plus qu'Internet pour se renseigner un peu.

La concurrence

Mais, il y aussi l'autre concurrence, celle des chaînes étrangères. Il se trouve que ce week-end, j'ai pu suivre cette actualité sur des chaînes allemandes (ARD/ZDF pour les matchs internationaux, RTL Television pour le GP de F1). Et là, si c'est loin d'être parfait, et entrecoupé par des quarts d'heure de pubs de bières et de bagnoles, au moins on consacre un certain temps à l'épreuve elle-même, et on essaie d'analyser ce qu'il se passe, ce qu'il s'est passé, avec les acteurs et avec des experts.

Le match de l'Allemagne contre le petit Liechtenstein a été commenté sereinementet complété d'une analyse rapide, pour montrer que 4-0 c'était le minimum syndical. Là bas on ne vise pas le niveau des pâquerettes à chaque fois. L'analyse permet aussi de décortiquer les performances de chacun en vue des prochaines rencontres.

Mieux, la saison de F1 a fait l'objet de la diffusion des essais qualificatifs (pas besoin d'avoir Eurosport), puis d'une assez longue émission sur la présentation des concurrents, un par un, de leurs écuries et des enjeux. Encore une fois, c'est loin d'être parfait, mais pas besoin de s'acheter une revue pour savoir ce qu'il se passe globalement.

Comme toujours, RTL Television a dépêché sur place plusieurs reporters qui restent à l'antenne après la course, qui rencontrent les vieilles gloires et qui parlent techniquement de ce qui s'est passé. Ca, c'est à peu près absent de la 1ère chaîne française.

Conséquences

La chaîne française paie 3 reporters pour se regarder le nombril et qui réussissent à en dire moins que ceux d'une chaîne allemande qui sont souvent seuls, et gardent le silence relativement souvent (notamment pour les rencontres de football).
Avec ça, il n'y a qu'une faible prise de conscience de la situation réelle (ex. les bleus jouent vraiment mal, Brawn GP a écrasé le 1ère course), et aucune analyse tactique (ex. les bleus appliquent une stratégie stérile, ils jouent toujours pareils), ce qui paupérise la compréhension réelle du téléspectateur.

Une question de Culture ?

Alors certains diront : "Mais les allemands ont une équipe nationale plus en forme, 5 pilotes de F1 nationaux, plusieurs écuries équipées de moteurs germains, dont une écurie à part entière (BMW)". Ben oui, mais plutôt que la cause, je crois que c'est surtout la conséquence de cette piètre couverture de ces grands événements sportifs qui sont pourtant très médiatiques et touchent un très large public. Au-delà de ça, c'est un peu la culture française que je mets en cause. En tout cas, en Allemagne, on ne se contente pas d'amateurisme de la sorte.

Tout ça met en lumière une faiblesse, celle d'un peuple dont a attisé l'intérêt pour les scandales et les choses factices de la vie, et dont le résultat se voit dans des statistiques banales de tous les jours : moins de 8 % des français font du sport dans leurs loisirs.

Mais à quoi servent donc ces satanées RTT ?
Apparemment à feuilleter Voici, Gala ou Paris Match et à regarder des emissions superficielles à la TV...

La Culture française est donc appauvrie de Sport technique et tactique, ce qui affaiblit nos sportifs amateurs et professionels, et donnent les résultats qu'on connaît !

Ciao
MfS

dimanche 22 mars 2009

Hommage à Louis de Funès

Vous l'avez peut-être lu depuis de longues semaines dans la rubrique "bientôt sur le blog...", eh bien voici enfin révelé un hommage que j'ai mis le temps à diffuser...

Après Jean-Pierre Marielle, je ne pouvais plus que viser très haut dans la sphère des monuments du cinéma français. Et je crois qu'un certain consensus existe en France et dans beaucoup de pays autour de la personnalité de Louis de Funès, pour dire que non seulement l'acteur et la carrière sont exceptionnels, mais que l'homme et son jeu de comédie avaient et ont gardé une capacité à émerveiller jeunes et moins jeunes.

Il y a à peu près 1 an, j'ai longtemps discuté de la France avec des collègues polonais qui venaient nous rendre visite et se former en France. Eux, puis plus tard d'autres collègues de plusieurs autres nations européennes, racontaient comment une belle connaissance de l'oeuvre et un enthousiasme certain entouraient les diffusions des films de Louis de Funès, un des plus grands acteurs comiques que le cinéma français aura su donner à l'histoire. Alors là, oui, on peut être fier de ce cinéma qui résiste contre vents et marées au système commercial et médiatique qui dillue la culture...

Merci à www.201267.net - David Argence pour ce photo-montage

De Funès est un gendarme, en petit chef nerveux, conducteur de travaux mais qui dirige en aboyant sans mettre la main à la pâte. De Funès est le petit vieux impatient, pressé, à la poursuite de quelque chose, limite aggressif, et qui contraste avec le calme des familles et des campagnes moyennes des années 70 et 80. De là, il est le roi des râleurs (à la mode française - plutôt affectueux) et il s'étonne, se prend de consternation (Aah ! qu'il lâchait en étirant de plus en plus la voyelle avec sa vitesse de course) qui finit par le choquer voire le décourager. Alors il tombe dans le désespoir avec sa petite voix, que souvent seule ses compagnes à l'écran contre-balancent dans des rôles inversés habillement amenés.

De Funès, c'est aussi le gaffeur qui dissimule ses conneries, en loucedé, ou alors éprouvé par un stress dégoulinant de sueur, qui le rend encore plus fébrile et qui fait qu'il n'arrange en rien les catastrophes qu'il a créés.
Mais De Funès peut aussi tourner au mafioso, en truandeur-tricheur, mais qui pousse à la confiance. L'embrouilleur est alors égoïste, détourne l'attention et cache son jeu avec des effets comiques issus des plus belles scènes de théâtre.

...J'arrête là un texte qui pourrait encore s'étendre de paragraphe en paragraphe, à essayer de lever le voile encore davantage sur ce comédien finalement difficile à mettre dans quelques boîtes seulement...

En somme, cet acteur majeur d'un cinéma de comédies en série assez révolu, mais qui a fait son succès de la fin des années 60 au début des années 80, constitue une des pierres angulaires de l'édifice qui aurait pour vocation de décrire la France moyenne de cette époque. C'est un peu la caricature du français moyen, qui circule encore sur la TNT essentiellement pour le plus grand bonheur de tous.

Quelques films qui me viennent où il est remarquable :
- Le mouton à cinq pattes (avec Fernandel; il a second rôle qui préfigure une peu les futures prestations)
- Le corniaud (avec Bourvil; un de mes préférés alliant road-movie et comique classique, et notamment dans ce duo d'une variante intéressante d'auguste et de clown blanc)
- Les Aventures de Rabbi Jaccob (toujours à la une 35 ans plus tard !)
- La folie des grandeurs (avec Yves Montand; une vraie réussite grâce à lui)
- et il y a en tant d'autres presque tous, notamment La grande Vadrouille ou la série des Gendarmes...


Profitez des rediffusions pour apprécier et songez donc qu'au-delà de nos frontières le succès du cinéma français tient aussi à celà : des acteurs légendaires désormais disparus.
Et souvenons aussi comment avec les yeux écarquillés de notre jeunesse nous découvrions excités les ardeurs d'un petit vieux nerveux et des autres qui l'entouraient et qui avaient bien du mal à se distinguer. N'oubliez jamais...

Ciao
MfS

dimanche 8 mars 2009

Fabulous Sport

Encore un hommage à une émission régulière de télévision...

J'aime le sport pour les valeurs qu'il véhicule mais aussi pour celles qu'il nécessite. De fait, j'aime les émissions qui en parlent, en particulier quand elles se distinguent des autres.
Pour une fois, je ne vais pas promouvoir une émission des chaînes (semi-)publiques France 5 ou Arte, en revanche ce sera aussi une émission à diffusion limitée puisqu'elle apparaît sur Canal+ Sport uniquement.

"Fabulous Sport" est animée par Daren Tulett un animateur british chez les grenouilles qui a su se démarqué par son style distingué et son humour caractéristique, ainsi qu'une fidélité inébranlable à la Reine. Ayant précisé ceci, c'est presque l'essentiel qui est dit : le présentateur habituel du football anglais sur L'équipe du dimanche, la grande soeur, a décliné son style très personnel de bonne humeur dans un magazine / talk-show détendu, avec du recul sur l'actualité, agrémenté de musique, avec un invité du moment qui suit l'émission du début à la fin. Exemple : Ce week-end, c'est Sonny Anderson qui revenait sur le devant de la scène.

L'émission passe le vendredi soir mais heureusement est rediffusée le samedi, quand en général je me dis que démarrer le petit week-end avec un truc intéressant et détendu serait une bonne idée. Alors on découvre que Jean-Charles Sabatier (déjà évoqué par ici), et ses chroniques, ou la magnifique allemande Mariella Tiemann (pour cette saison), et ses visites à domicile chez nos stars (parfois en devenir) sportives, viennent ajouter de leurs personnalités pour le bonheur des amateurs.

Si je suis conscient que beaucoup n'ont pas accès à Canal+ Le bouquet (et donc Canal+ Sport), je crois que c'est le type d'émission qui pourrait m'inciter à prolonger mon abonnement. Un bel hommage au sport en tout cas.

Ciao
MfS

dimanche 15 février 2009

L'étrange histoire de Benjamin Button

Une virée cinématographique marquante.

Il y a des films qui marquent. Et puis il y a ceux qui intriguent, que l'on voit et qui restent gravés. La dernière oeuvre de David Fincher depuis plus d'une semaine sur nos grands écrans est de cette trempe, je crois.
D'abord, il y a l'accroche qui réveille les plus grands fantasmes de l'Homme : Un homme né vieux, vit en rajeunissant et meurt bébé. Le temps qui passe a un poids si lourd que l'on rêve parfois qu'il s'écoule d'une manière ou d'une autre dans l'autre sens...

C'est donc ce rêve qui m'amené devant les 2h10 bien tassées de ce grand film dramatique américain, comme il y a dix ans j'étais allé voir "The Truman Show" dans le même état d'esprit. Ensuite, il y a cette histoire racontée sur un lit de mort et ces nombreux parallèles avec "Forrest Gump" dans l'approche (comme cette fabrique de boutons de chez Button), dans quelques éléments du scénario, et dans ce thème de la différence traité de différentes manières et sous différents angles par Fincher.

Brad Pitt (et Tom Everett), arrangé(s) comme il faut, représente(nt) donc ce Benjamin dont les tribulations de vie à l'envers croisent dans tous les sens du terme de nombreuses vies, dans un récit qui accroche. Après avoir eu d'étranges airs de Robert Redford dans sa cinquantaine tardive, Pitt trouve enfin sa Cate Blanchett et ses airs de Carla Bruni-Sarkozy. Quand le moment survient, c'est le summum du film, vers les 2/3 de sa longueur, on sent que la croisée des chemins est inéluctable et, ce qui devait arriver arrive. Le temps ne s'arrête pas !

J'ai bien aimé aussi les quelques moments de fabuleux destin, qui font penser à notre oeuvre nationale avec Amélie Poulain, d'amour qui surpasse les différences et qui les écarte par les jeux d'ombres, de couleurs ou par le dialogue qui éclipse de temps en temps l'image.

Un bien beau film qui fait travailler les méninges et les émotions et qui porte ses messages; à recommander chaleureusement à tous.

Ciao
MfS

samedi 14 février 2009

Dallas

Evoquer "Dallas" un jour de St Valentin, c'est un peu comme chanter "God save the Queen" dans les rues de Buenos Aires...

Ah les séries, elles ont un succès qui bien souvent m'échappe... (Rappelez-vous). Toutefois, il y a en a une qui restera peut-être bien comme la plus grande séries TV de l'histoire, c'est DALLAS !
Générique...




Dallas est une série mythique pour un tas de raisons, en voilà quelques-unes que je trouve pertinentes :
- C'est d'abord le reflet d'une société occidentale, et surtout américaine qui se complaisait dans l'expansion économique de la fin des années 70 et des années "Reagan" ensuite.
- C'était ainsi une apologie extrême du capitalisme, mais avec des rebondissements tragiques dignes des plus grandes tragédies grecques. Un mixte de modernité et de théâtre antique assez rare.
- Larry Hagman; J.R. à lui tout seul il valait le détour. Son sourire méprisant, son égo inégalé, ses magouilles et ses tromperies, tout était démesuré et pourtant il survivait épisode après épisode. Patrick Duffy (Bobby), Linda Gray (Sue Ellen) ou Victoria Principal (Pamela) sont également devenus des acteurs très célèbres.
- Le Texas, le pétrole, l'esprit western à peine modernisé (on se tire dessus assez souvent), les dames charmantes, les clans, les grandes demeures (South Fork) - tout ce 'folklore' faisait rêver, et continue à le faire pour les noctambules sur France 3...

Pour être clair, Dallas continue à me fasciner, et les quelques fois où je me lève très tôt, il m'arrive de vérifier si France 3 ne passerait pas une fin d'épisode de Dallas que je savourerai autant que possible. A côté de ça, les Lost ou Urgences ne font pas le poids.

Allez donc sur Deezer écouter le générique remastérisé et en entier, il raconte un peu toute la série : ici.

Ciao
MfS

mardi 10 février 2009

It's a free world...

J'aime bien ce cinéma britannique contemporain de réalité sociale et de scènes de vie...

Le film de Canal+ ce soir était un film britannique réalisé par Ken Loach, sorti en 2007 et dont le titre est celui de ce billet. Pas éclatant, mais intéressant, il avait ce côté habituel et interpellant des films anglais que je regarde de temps en temps (comme le prenant This is England d'il y a quelques semaines), en rapportant les dérives de notre société moderne, et en particulier celles des classes populaires.

Plus fort encore, je trouve bon de souligner ici une partie du message : "Si tu n'es pas content de ton sort, prends toi en main, et fais toi même ce que tu penses que les autres ne font pas bien". En d'autres termes, c'est aussi un message politique qui dit : arrêtez de vous plaindre de vos conditions, lancez-vous, ouvrez-votre boîte, et soyez vos propres patrons ! Donnez par la même une réalité à votre vision, à vos rêves !
Avec cela aussi, finie l'exploitation des masses populaires, bonjour les responsabilités, y compris peut-être un jour de devoir gérer des grincheux comme vous avez été !
C'est ça aussi la liberté, la démocratie, et le système capitaliste dans lequel nous sommes.

Entreprendre, c'est s'émanciper (certains diraient "s'affranchir"). Mais si c'était facile, ça se saurait.

A part ça, le film passe beaucoup d'autres messages qu'il ne convient pas d'étaler ici, et Kierston Wareing, alias Angie, est vraiment pas mal en jeune entrepreneuse attrayante et un peu pommée qui tente de s'en sortir et qui montre par là même ô combien c'est difficile.
A voir à l'occasion.

Ciao
MfS

mercredi 21 janvier 2009

Télé X

ou 'Le prix du plaisir'. Vous en voulez, vous en aurez, mais pas à n'importe quel prix...

Un petit tour des chaînes de le tv free, mais pas n'importe lesquelles, les canaux diffusant du "charme" (comme on dit). Et pas à n'importe quel prix ! Voilà donc ce qui vous en coûte de vouloir vous "divertir" par ce travers...

180 - Frissons Extrêmes - 9,99 € / mois
182 - Private Spice - Pack Emotions 14,99 € / mois (7,49 € à la soirée)
183 - Hustler TV - Pack Emotions 14,99 € / mois (7,49 € à la soirée)
184 - Blue Hustler - Gratuit (diffusion limitée)
185 - XXL - 4,99 € / mois - Pack Ciné choc 9,99 € / mois - Pack Emotions 14,99 € / mois - Pack Tout AB 11,99 € / mois - à la carte Pack Emotion Soirée 7, 49 € /mois
186 - XXX Xtreme - Pack Emotions 14,99 € / mois (7,49 € à la soirée)
187 - Dorcel TV - Pack Emotions 14,99 € / mois (7,49 € à la soirée)
188 - Pink TV - 9,00 € / mois
189 - Man-X - 4,99 € / mois

Rien n'est donné, et ça non plus.
Bonne nuit les petits.

Ciao
MfS

PS : Il y a 14 X majuscules ou minuscules dans ce texte, y compris celui-ci.

dimanche 16 novembre 2008

Saw V

Week-end TV-ciné-vidéo oblige, après le n°4 en novembre 2007, je suis allé voir au cinéma le 5e film d'une série époustouflante d'épouvante, de drame, de sang, d'enquête noire et d'énigmes - que j'affectionne de plus en plus.

La saga Saw est incroyable de rebondissements d'un film sur l'autre. Elle est aussi assez difficilement classable, et finit au gré des épisodes qui se suivent d'année en année par devenir un style propre en soi.


En tout cas, je n'ai pas manqué le rendez-vous de cette année avec son scénario basé sur une belle retrospective des numéros précédents, mais aussi une nouvelle explication sur les événements qui ont amèné cette tragédie en série. Bien loin pourtant d'être une fin à tous ces drames menés par un nouveau tueur de l'enigme, puisque je peux le révéler : John "Jigsaw" Kramer sévira (directement ou non) encore et c'est bien le nouvel enseignement de cet épisode.
Les révélations comprométantes de ce nouvel opus constituent la principale nouveauté pour un épisode légèrement moins fort que le précédent, il me semble.

Je recommande quand même le puzzle inhabituel (car sans pitié, et pour cause...) du début du film, où un coupable bénéficiaire d'un vice de procédure se voit couper en deux par un pendule tranchant, ainsi que le fil rouge en 3 actes de Saw 5, regroupant justement 5 personnes dans une première salle, où la peine capitale n'est qu'à une portée de clé, et un compte-à-rebours de 15 minutes...

La justice très particulière qui supporte les scènes d'horreur, de sacrifices ensanglantés, de courses effreinées contre la mort, des enigmes a priori absurdes et impossibles, lui vaut un succès exponentielle parmi le public et bien sûr sur la toile. Pour preuve, difficile de trouver le vrai trailer sur youtube. Le voici pourtant :


Vivement novembre 2009 pour la suite !

Ciao
MfS

Chez F.-O.G.

On continue dans la mouvance politico-sociale du moment pour compléter une petite série des émissions télé de qualité que je n’avais de fait pas tout à fait terminée.

Souvent le week-end, j’en profite pour regarder les émissions politiques, en plus que de visionner certains de mes enregistrements de la semaine. Il s’avère qu’avec les années, je dois dire me méfier sensiblement des magazines politiques de plus en plus orientés « people », de plus en plus polémiques, et, sur Canal+ qui a le mérite de les positionner aux heures de grandes écoutes, le ton subversif (sous prétexte d’investigation et de liberté) tourne à la manipulation d’opposition bien trop facilement.

En résumé, il n’est pas facile de se trouver plongé dans une émission d’information qui plaît, qui ne sur-exagère pas et qui donne la parole à tous, sous forme de dialogue et d’ouverture. Et bien, l’un de ceux qui le fait le mieux à mon sens, c’est le journaliste Franz-Olivier Giesbert actuellement sur France 5.
Oui, son émission « Chez F.-O.G. » (de ses initiales) proposent le samedi vers 18h sur un ton apaisé un mélange des genres mêlant culture et actualité, et traitant à la fois avec recul mais précision et sérieux les sujets de nature politique.


Giesbert n’est pas autant à gauche que bon nombre de ses camarades journalistes, et sa technique d’animation se détache finalement souvent des partis pris, tout en confrontant des mondes différents mais quelque peu parallèles. Il sait à la fois laisser la parole, illustrer ou encore couper par des thèmes plus légers, et aussi se faire respecter par des politiques ou autres grandes bouches de tout bord.
Les émissions d'avant-l'élection présidentielle française de 2007 dont les sujets étaient éminemment politiques s'articulaient remarquablement avec différences des concurrents, et depuis l'intérêt pour les coulisses et les à-côtés culturels s'est renforcé dans une formule légèrement adaptée.

Giesbert est aussi connu depuis des années pour ses interventions télé- et radiophoniques (actuellement chroniqueur sur RTL le samedi matin) et est un bon connaisseur des Etats-Unis et il aime à éclairer la France dans ses dérives humanistes voire gauchisantes par contraste aux approches libérales anglo-saxones. Choses que j’apprécie dans cette France qui a souvent une tendance nombriliste et à se sur-estimer…

Bref, un ton agréable, un mélange des genres bien mené, un peu de réflexion dans la détente.

Ciao
MfS

mardi 21 octobre 2008

L'auguste et le clown blanc

Une petite théorie sympathique qui donne une grille de lecture bien intéressante dans le fonctionnement des duos...

Il y a quelque temps en naviguant sur le web, je tombe sur l'article de wikipedia dédié au duo comique. Y est évoqué la notion de structuration d'un duo de personnages sur un modèle assez classique à l'instar des spectacles de clown :
- Le clown blanc est le personnage sérieux, intelligent et rationnel - Hardy
- L'auguste (parfois décrit comme le clown joyeux) est fruste, outrancier et désordonné - Laurel

Dans le duo Laurel et Hardy, il est évident que les rôles sont parfaitement attribués. On comprend bien que "Le clown blanc a un ascendant sur l'auguste" et que "c'est l'auguste qui est la vraie vedette". L'article de wikipedia donne encore de nombreux autres exemples de duos qui suivent ce modèle, qui s'applique bien au-delà des vedettes du spectacle.

Nos dirigeants par exemple sont bien souvent des augustes et des clowns blancs en puissance. Coluche dans un de ses sketchs avait lui-même attribuer les rôles du duos comiques au Président (VGE) et au Premier Ministre (Barre) de l'époque. De même aujourd'hui, notre auguste Président Sarkozy se fond bien dans le moule de Stanley, alors que le sérieux PM Fillon s'habille en Oliver, n'est-ce pas ?

Aussi ce partage des rôles, ce spectacle de combinaisons et de complémentarité, a une vocation à couvrir les besoins conscients et inconscients du spectateur : c'est un peu la carotte et le bâton, pour utiliser une image dont la presse rafolle, pour faire passer la pillule.

Au-delà des perceptions conspirationistes (que je n'ai pas l'habitude de soutenir), c'est surtout un fonctionnement naturel de la scène qui trouve ces effets vivants, anime la vie publique et éveille un retentissement naturel chez la plupart d'entre nous, et qui de fait, convient plus ou moins à nos sociétés.

Et autour de vous, qui sont les clowns blancs et les augustes ?

Ciao
MfS

dimanche 12 octobre 2008

Blindness

J'avais quitté le ciné le 15 juin dernier déterminé à économiser sérieusement et à mieux profiter de mes chaînes ADSL. Aujourd'hui, je suis retourné au cinéma des Dianes pour voir : Blindness.

C'est un film japono-brasilo-canadien en VO qui m'aura fait revenir devant le grand écran, grâce à une accroche intéressante (tout le monde devient aveugle ou presque) et quelques rapprochements vite faits avec l'actualité financière mondiale (je trouve). C'est un peu l'inverse de l'homme invisible qui arrive dans les quartiers proches de Central Park, et qui se répand comme une épidémie à la "Rhinocéros" de Ionesco.

A noter dans le teaser sur le site officiel du film: "THIS FALL, OUR VISION OF THE WORLD WILL CHANGE FOREVER", c'est bien ce que je disais. C'était prémonitoire. Et en plus on se sent comme dans un jeu vidéo de type UFO ou X-COM... il ne manque plus qu'un bon Zéro Signal de Fear Factory pour l'ambiance !

Si la raison du phénomène demeure plus ou moins mystérieuse jusqu'au bout, le scénario nous emmène dans des dortoirs de quarantaine où les pseudo-malades sont isolés. Au gré du temps, ils voient leur effectif croître, alors que les gardes n'hésitent pas à tirer sur ceux qui sortent des périmètres de quarantaine. Je n'en dirais pas plus, sauf que j'ai passé un beau moment dans un scénario pas vraiment téléphoné et où beaucoup de scènes sont plus ou moins floutées, teintées de blanc ou simplement un peu sombres. La sortie de la salle de cinéma m'a d'ailleurs fait un effet bizarre, les rues de Compiègne n'ayant (heureusement) pas l'aspect désolant de celles du film.

Si 'l'Amour rend aveugle' ou 'la Justice est aveugle', je ne suis pas sûr que ce soit le message de contagion qu'a voulu porter l'auteur brésilien du film; au contraire, j'y ai d'abord vu une transmission de la colère et de la haine, ou alors peut-être celle de l'ignorance, ou tout simplement fausses idées ou des opinions politiques sur nos sociétés contemporaines du XXIe siècle. L'image de l'église où les statues ont toutes un bandeau sur les yeux est également marquante : mais où est donc la vérité de ce film ? C'est sans doute à chacun d'y trouver la sienne.
La fin du film donne quand même quelques pistes assez précises...

Primée à Cannes cette année, c'est effectivement une belle oeuvre d'art qui fait réfléchir et que je conseille aux adeptes des spectacles du genre thriller apocalyptique ou des analyses politico-sociales de 2e degré.

Ciao
MfS

dimanche 14 septembre 2008

Montre moi ton...(6), et je te dirais qui tu es !

Retour surprise d'un type de post des débuts du blog... (Lien vers la série)

Aujourd'hui : le 1er héros.

J'aurai pu en citer plusieurs, mais j'ai pensé aujourd'hui à "Super Souris", "Mighty Mouse" en anglais. Super Souris est un héros intéressant parce qu'il est assez méconnu, et pour cause, il est pratiquement septuagénaire et n'a pas vraiment passé les années 80. Même Wikipédia n'a pas d'article sur Super Souris. J'ai cru la voir sur une chaîne de la TNT il y a quelques mois, un coup d'essai sans doute.

Seul générique correct en VO que j'ai pu trouvé

Je me souviens, de cette souris d'abord comme les autres qui pouvait, comme Superman ou Hulk, se transformer ensuite, se renforcer et se démener pour les autres en cas de coup dur. Le héros à proprement parler tout juste désigné pour les petits enfants.

Quand je revois les quelques rares vidéos qui subsistent, je suis plus que déçu, mais à 4 ou 5 ans on ne perçoit pas la même chose, et ce qu'on en retient 30 après est encore autre chose. Le 1er épisode trouvé sur Youtube, classique dans le jeu du chat et de la souris, correspond un peu plus à l'idée que je m'en faisais, même si son look n'était pas encore au point.

En tout cas, un beau mélange d'héroîsme et de propagandisme des années 40 à 70.

Ciao
MfS

jeudi 28 août 2008

Cinéma, cinéma

En attendant une dernière ligne droite de vidéos pour honorer le mois du même nom, un petit apparté autour d'un photo dans la lignée de "Quand te reverrai-je...".

Alors que je viens de mettre à jour ma fiche sur Copainsdavant.com avec quelques infos nouvelles, dont certains films que j'aime bien, je voulais publier une photo que je trimballe avec moi depuis de longues années et qui doit traîner ça ou là sur Internet.

Elle représente une scène inoubliable du cinéma français, comique bien sûr, mais tragique un peu aussi, il faut bien le dire. En tout cas, les bronzés constituent une pierre angulaire du cinéma comique français, et cette photo de Michel Blanc, rachitique, quasi-chauve et moustachu, nu, honteux, grincheux, humilié, perdu mais déterminé, transparent mais pas invisible, restera dans les annales.

Michel Blanc, alias Jean-Claude Dusse, un des remarquables rois du gag français (Les Bronzés, 1978)

Cinéma français que j'ai célébré à ma façon ces dernières semaines en visionnant de nombreux films (en toute légalité, je le précise), avec une préférence pour les années 80 (mais pas exclusivement), avec quelques petits challenges (du genre déterminer l'année du film en fonction des fringues et des bagnolles, trouver l'âge des acteurs, etc.). Un bol d'air intéressant qui visait aussi à économiser les tickets de cinéma, pouvoir d'achat oblige.

Mais si l'Etat continue à m'envoyer des avis d'imposition de cet ordre et les services gouvernementaux d'annoncer de nouvelles taxes comme hier soir, je vais devoir continuer mon effort. Et ce n'est pas forcément pour me déplaire.

Ciao
MfS

lundi 11 août 2008

La loi des séries

Quelques jours de vacances encore, question de faire le point sur l'évolution de la télévision.

Je continue ma saison de visionnage de la télévision depuis le dernier film que j'ai vu au cinéma. Je me concentre sur le 7e art, et j'observe aussi tout le reste, dont un type d'émissions qui a pris le dessus sur tout le reste ces dernières années : les séries télévisées.

Sans être en mesure d'analyser l'ensemble du phénomène, je souhaite apporter ci-après quelques commentaires personnels sur cette suprématie, de l'écrasement des séquences télévisées sur les films cinématographiques.

D'abord, il faut convenir que les séries qui sévissent aujourd'hui (Lost, FBI Portés Disparus, NCIS, Dr House, etc.; pour ne citer que certains exemples) ont beaucoup changé par rapport aux feuilletons d'antan (je pense aux Chapeau melon et bottes de cuir, Prince Noir, Hulk ou à L'homme qui valait 3 milliards). Le nombre de saisons s'est beaucoup étendu (Urgences est dans sa 14e saison, par exemple), et la suite des épisodes précédents est réellement attendue dans l'épisode suivant (Voyez donc comment Lost (Les disparus) joue sur cet aspect). Bref, les producteurs construisent au fil des épisodes et des saions une addiction importante chez les fans téléspectateurs.

De plus, on rejoint de plus en plus cette real-TV (genre Vis ma vie) qui concerne un peu tout le monde. Prenons les séries qui se jouent dans le milieu hospitalier (à Urgences et Dr. House on peut ajouter Grey's anatomy ou même Nip/Tuck); elles nous touchent tous, puisqu'on se demande comment ce petit univers fonctionne, puisqu'on y découvre un monde qui ressemble au nôtre, en tout cas c'est ce que nous, pauvres téléspéctateurs conditionnés, avons tendance à penser. On s'identifie donc facilement aux multiples vedettes changeantes que la série nous pousse à suivre, et on se laisser guide dans les rebondissements imaginés par les réalisteurs.

Cette manipulation grandissante ne raconte plus seulement une histoire qui nous emmène, elle nous mène désormais par le bout du nez pendant plusieurs années, elle révèle de nouvelles stars (ex. Georges Clooney), elle induit un marketing submergeant, et fait exploser les recettes publicitaires des chaînes qui s'arrachent les succès américains (pour l'essentiel, il faut le dire). Tout est dans l'immédiat avec davantage d'actions de situation que de réflexions, moins de rêves aussi parfois, caractérisent en fait cette discutable évolution.

Où sont donc le libre-arbitre, la culture critique ou les grandes pensées de droit et de liberté qu'on croît nous prôner dans notre système éducatif français ? Loin, ils sont loin, et je m'étonne du manque de réactions dans le milieu. A part peut-être cette réforme prometteuse des chaînes du service public français, mais ça c'est un autre gros sujet...

Pour les trentenaires et les jeunes quadragénaires qui semblent s'être accrochés à cette "vague de séries addictives" qui sévit depuis une bonne douzaine d'années, j'ai parfois le sentiment qu'elles ont remplacé ces dessins animés de l'époque de notre jeunesse (Heidi, Goldorak, Candy ou Albator) qui nous menaient bien dans des aventures toujours différentes mais avec un but suprême que le prochain épisode pouvait peut-être faire avancer; souvent, en vain.

Personnellement, je me méfie de ces rendez-vous obligés, et préfèrerais toujours un film bien fait, spectaculaire et/ou qui ouvre vraiment à la réflexion, et ceux qui se présenteront comme un tableau intriguant, une oeuvre d'art visible, visionnable et déchiffrable. Un peu de ce qui se perd avec les séries, dont la consécutivités et les émotions provoquées me laissent souvent cette impresion de superficialité voire d'abrutissement.

J'essaie actuellement quand même de suivre Lost (dont j'ai raté une saison et demie !) mais que j'ai pu raccrocher récemment, j'essaie aussi de voir Urgences quand je n'oublie pas de l'enregistrer, et là s'arrête mes visionnages récents (de séries). Vivement le retour au cinéma !

A bientôt pour de nouvelles aventures télévisuelles.

Ciao
MfS

dimanche 27 juillet 2008

2 days in Paris

Du cinéma devant son poste de TV, c'est ma tendance printemps-été cette année; et de plus ça complète un peu l'étude culturelle F-US évoquée dernièrement .

Quand je reviens vendredi soir de 2 jours de travail important à Paris, je n'ai plus en tête que j'avais enregistré quelques jours auparavant le film "Two days in Paris". C'est hier matin que je trouve ce titre parmi les enregistrements non encore vus et toujours stockés sur ma Freebox HD, et alors, sans me souvenir en rien du contenu, je me lance dans le visionnage.

Le film de la franco-américaine Julie Delpy, avec Julie Delpy, mais aussi les parents de Julie Delpy, qui sont ses parents dans le film, est une comédie qui ne paie pas de mine comme on dit. Et pourtant, j'étais juste dans l'humeur adéquate pour un tel spectacle, qui souligne et exagère les différences culturelles entre une famille d'artistes du milieu post-soixante-huitard parisien, très "libérée" et crue, et le pauvre Jack, artiste-photographe tendance démocrate new-yorkais radical certes, mais quand même. Le choc des cultures française et américaine est hilarant, surtout qu'on vogue dans les clichés les plus intenses.

Adam Goldberg, c'est-à-dire Jack, est excellent avec sa tête de Juninho qui tombe des nues quand il est mal accueilli à Paris, quand les vulgarités pleuvent, quand on n'arrête pas de se payer sa tête ou encore quand il comprend la longue liste d'ex que Julie Delpy, Marion, voit d'ailleurs toujours.

Mais pourtant, derrière cette franche rigolade il y a une part de vérité je crois, celle de la dureté des français moyens, celle de leur méfiance intrinsèque des amerlocks, celle du manque fréquent de tact et de l'humour décalé envers des américains toujours sur leur garde, pas moins méfiants des français, qui disent "but I love this place" pour fuir et ne pas froisser, qui disent "Not so bad" comme on dit "Va te faire voir".

Le film a été nominé pour les César 2008 du scénario original. Un belle aventure culturelle dans les rues de Paris à visionner en toute quiétude.

Ciao
MfS

samedi 19 juillet 2008

La maison des secrets

ou les enseignements de Secret Story.

Il est vrai que mes avis sont mitigés sur ce type d'émissions, dites de "télé-réalité" (voir notamment ce post). J'y trouve quelques intérêts à observer les comportements, et j'avoue que cette fois, avec Secret Story 2 sur TF1, je me suis pris au jeu.

J'ai presque tout vu (en différé, mais peu importe) et de toute façon la présentation de Castaldi est faite de redites et de séquences surfaites, donc je me concentre sur les images et le contenu qu'on nous laisse voir. J'ai noté quelques points remarquables qui me semblent intéressants à partager ici.

Secrets et occupations
Ces 15 chanceux (?) qui participent à cette émission ont tous un secret, et certains ont même un métier ! OK, ce sont parfois des mannequins ou des gens "du milieu"... et je me demandais s'il y avait jamais eu un(e) ingénieur d'invité(e). Ce serait peut-être un supplice de passer tout ce temps à s'occuper narcissiquement de son corps parce qu'on est enfermé et qu'on doit discuter avec des cerveaux parfois un peu limités.
Toujours est-il que les secrets sont très orientés sur les couples, et seul celui de Hayder (balle dans le cou) et peut-être ceux d'Isabelle ou Quentin m'intriguent vraiment.

Plus dans l'étude sociologique, j'ai noté quelques caractéristiques au passage :

Comportement individuel
La force mentale supérieure des hommes est très visible; chez eux il y a beaucoup moins de pleurs et de crêpage de chignon (comme pour Caroline ou Alexandra).
Les personnages leaders sont pourtant partagés entre les 2 sexes (Matthias, Nathalie, Alexandra, John-David), mais les esprits s'échauffent décidément plus chez les demoiselles qui, je pense, ont amené à la constitution des clans (scarabées vs. sardines, ouh la ça fait peur).
Dans tous les cas, sa propre stabilité (des humeurs, du comportement) et la confiance des autres membres sont liées.

Comportement de groupe
Sujet véritablement intéressant à étudier, je me verrai bien dans l'équipe projet qui supervise l'ensemble des images et définit les interventions de la voix pour ordonner des missions et indiquer les activités du jour. C'est une manière indirecte d'intéragir dans les relations interpersonnelles. Ainsi les 2 clans peuvent plus ou moins être modelés par les interventions de la voix, les leaders rabaissés et les effacés passés au premier plan. Les morals qui semblent très variables en immersion, peuvent aussi assez facilement être remontés (par ex. hier soir l'intervention du très bon "Pierrot" pour Isabelle).

Réussir et perdurer
Alors réussir ne signifie pas forcément avoir du succès (ex. le retour d'Alexandra triomphant face à Caroline n'a pas été bénéfique). Et le succès dans la maison conditionne pour l'instant celui à l'exterieur, qui décide des gens qui restent.
Pour perdurer en ce début de jeu, il vaut mieux baisser la tête (Caroline au début, Quentin?) ou rester dans son coin (Isabelle); dès que Caroline a cessé de le faire, elle a soulevé les esprits contre elle. Il peut y avoir toutefois 1 ou 2 élément(s) qui prend(nent) parti mais qui joue(nt) leur notoriété sur l'experience (Laurent, et dans une moindre mesure Cyril). Là, le choix des bons alliés est une clé de la réussite.

Analystes et show-people
Dans la maison, il y a donc des analystes et des gens qui font l'animation avec leurs émotions. Comme je préfère nettement la première catégorie, ce sont les gens qu'on retrouve en tête dans les cotes (voir à gauche). Ce sont aussi les gens qui inventent moins que les autres, et qui sont donc moins soumis à la paranoïa, qui touche quand même un peu tout le monde.
Ici, Laurent, Hayder et Matthias tirent leurs épingles du jeu à mes yeux.

... et alors le principal est quand même de savoir...

Qui va gagner ?
C'est sûrement difficile à déterminer puisque le groupe ne vit pas en autarcie complète (il y a la voix, les votes, etc.), et finalement on ne connaît pas bien les gens. Par ailleurs, la chasse aux secrets influence aussi ces paramètres. Néanmoins, je pense que Laurent défendra son secret encore longtemps, John-David peut-être aussi. Mais ni l'un ni l'autre ne devrait remporter ce jeu, c'est à dire rester jusqu'à la fin.
Mon favori serait plutôt Matthias, dont le secret est dévoilé (faux-couple avec Alice) et qui assure souvent la bonne humeur de la maison. C'est la Loana, avec plus de muscle, de l'année 2008. Attention aussi à Maeva qui a gagné en sympathie dès la 1ère semaine, et ça peut-être décisif aussi (cf. Loana, toujours elle).


Bon maintenant, je vais moins regarder l'émission; de toute façon il ne se passe pas souvent quelque chose d'intéressant dans ce loft, euh... dans la "maison des secrets".

Ciao
MfS

jeudi 10 juillet 2008

Hommage à Jean-Pierre Marielle

Il y a avait eu un hommage politique, une ode à une héroïne virtuelle, voilà maintenant arriver le tour d'un grand acteur français.

L'autre soir, je me suis égaré sur France 2 et j'ai regardé un film français d'il y a 20 ans, avec un un Daniel Auteuil jeune et inattendu. Dans "Quelques jours avec moi", j'ai aussi retrouvé un Jean-Pierre Marielle dans son plus grand art et ses plus belles attitudes, certes en second rôle, mais ça lui va si bien.

L'homme qui a joué dans plus de 100 films, et que je trouve un peu sous-médiatisé, est un comédien que j'apprécie vraiment. Et en premier lieu, sa voix unique, majestueuse, dans un style proche et complémentaire de Jean Rochefort (une autre grande figure) qui ne peut laisser indifférente. Ensuite il y a son style distingué, éloquent, théatral, son look généralement propre sur lui (ah cette moustache / ce collier !), à la limite du hautain parfois, mais ça c'est lui et son grand art, encore une fois.
Bien sûr il y a son talent, prouvé par de multiples récompenses (voir le lien ci-dessus) et toutes ces petites scènes style-voix et talent se mêlent grâce à cet acteur.

Dans le film de l'autre soir, il joue le boss sûr de lui, la petite victime puis l'ami indeffectible vis-à-vis d'un Daniel Auteuil taciturne et froid. Ce Jean-Pierre Marielle qui tourne autour du scénario et qui nous égaye de ces octaves graves est un vrai plaisir pour l'oeil et l'oreille.
Dans "Les Grands Ducs", il est grandiose et râleur, avec ses compères Rochefort et Noiret.
Plus récemment, il a fait une apparition dans "Da Vinci Code", et de toute évidence se fait un peu plus discret au cinéma dans ces années 2000.

En 2008, à 76 ans, Jean-Pierre Marielle prête apparemment de nouveau sa voix au... grand méchant loup ! Il est en effet l'une des voix de la collection "Mes premiers contes bilingues", qui reprennent, entre autres, "Cendrillon", "La Belle au bois dormant" et "Le Petit Chaperon rouge". Au moins sa voix sera transmise aux jeunes générations grâce à cette oeuvre.

En 1963 avec Louis de Funès

Pour ce qui me concerne, en 1995 j'ai eu un prof, Monsieur Coulier, qui lui ressemblait un peu dans le look et l'attitude, et qui a peut-être éveillé en moi cette attention vers le comédien français. Et y a pas longtemps, je faisais un rapprochement entre Marielle et le Sean Connery des dernières années, qui ont comme un air de famille dans le paraître et l'humour... En tout cas, j'aimerai vraiment voir Jean-Pierre Marielle un jour au théâtre...

Cet après-midi je visionne "Coup de torchon" avec Noiret notamment mais aussi ce sacré Jean-Pierre, encore dans un de ces seconds rôles qui lui collent à la peau. Ah ce style, ah cette voix, ah ces répliques !
C'était mon dernier mot, Jean-Pierre.

Ciao
MfS

Joyeux anniversaire Loren !

mardi 8 juillet 2008

Culture Pub

Un long message pour un vaste domaine. Et encore, c'est léger...

Sujet d’actualité et de politique française concernant la télévision publique, j’ai décidé de m’intéresser à ma raison favorite de zapper : la publicité. Autant dire que je n’étais pas un fidèle spectateur de l’émission qui portait sur M6 le même nom que ce post, et qui le porte toujours sur internet et sur les chaînes de la TNT. Mais il faut bien avouer que je porte un œil différent sur les vieux enregistrements des années 90 ou même seulement un ou deux ans après, et m'attarde parfois sur les pubs de l'époque


A l’occasion ces derniers jours, j’ai donc observé un peu mieux l’enchaînement des pages de « réclame » (comme on disait) en notant scrupuleusement les marques concernées sur des cycles complets de spots entre 2 émissions. Voilà ce que ça donne avec quelques commentaires que je pense reflétant un peu notre bonne vieille société française.
La publicité ci-dessous est gratuite mais j’accepte volontiers tous les dons que les mécènes voudront bien me faire pour mon plaisir personnel et la prospérité éventuelle de mon blog.

Direct 8 : 22/05/2008, avant le film « Les Diaboliques » à 20h45
- Suisse (suisse.com)
- Lindt
- Dacryum
- Lotus pas les voitures, malheureusement
- Dacryum
- TV Numérique
- Sofinco
- LG
- Peugeot

Direct 8 : 22/05/2008, pendant le film « Les Diaboliques » à 20h45
- Auchan
- LCL
- Uncle Ben’s
- Auchan
- Activia
- Futuroscope
- Babybel
- Ambipur
- Ricola
- Roc
- Renault
- Nescafé
- But

Alors je note qu’il y a plus de pub pendant les films qu’avant ces mêmes films. Ben oui, mais c’est bien sûr, les français ne sont pas très à l’heure, et une fois le film lancé plutôt difficiles à sortir de leurs canapés. Bien joués, les publicistes !

M6 : 29/06/2008, avant “100% Euro” vers minuit
- Gillette
- Airness
- Peugeot
- Xbox
- Head & Shoulders
- Hot au 61014 ben oui, on est après minuit
- Final Fantasy 7
- Loxam
- Suisse
- Plan au 64200 et ça continue, olé !
- Nintendo DS
- Dunlop
- Chanel
- Leclerc

Y a pas de doute, c’est du foot pour les jeunes mecs, et il se fait tard. Le nombre de pubs est assez important compte tenu de l’horaire, mais c’était un dimanche soir.

TF1 : 30/06/2008, pendant « Secret Story » vers 18h
- Tartare
- Quick
- Durex impossible de la rater celle-là
- Cillit Bang
- Cicatryl
- Vanish
- Pulco
- Narta
- Nestlé
- Jean-Louis David
- 118 218 ah ces 2 là, ils auront marqués leur temps
- Carrefour
- Webcamo.com
- Francetoner
- Axe

Cible : Un mélange entre la jeunesse trépidante et la fameuse ménagère moyenne de moins de 50 ans. Il faut noter que les 3 derniers spots sont liés à l’émission.

M6 : 01/07/2008, pendant le film « restons groupés » de 20h50
- Nivéa
- Toyota
- Immodium
- Hollywood
- Toyota
- Casino
- Hydrolin
- Micromania
- Hitman (DVD)
- Hépar
- Je suis une légende (DVD) oui, c’est vrai ça !
- Ferrero
- Coldplay
- Mister Gooddeal.com
- Electro-tek volume 3 (DVD)
- Neuf
- Renault
- Alain Afflelou
- Kellog’s
- Biafine

20 pubs durant un film, ça commence à faire beaucoup. On frise les 7 minutes à raison de 20 secondes par spots, et c’est barbant d’attendre. Pour moi, en tout cas.
Les 3 pubs de DVD semblent groupées là, et me permettent de dire que le phénomène de séquence n’est pas laissés au hasard. Toyota ne sera jamais juste avant Renault, et l’alternance entre les différents types du produits relève d’un montage assez délicat. Un métier en soi.


Direct 8 : 06/07/2008, avant le journal « Direct Midi »
- Stéradent
- Pédigree
- Colgate
- Carrefour
- Cillit Bang
- Le petit Marseillais

Ce dimanche midi de juillet, le public est sûrement moins nombreux sur la TNT que pendant les films. Ce qui nous vaut cette courte page, étrangement tournée autour de l’hygiène. Ceci contrastant avec le dernier relevé.

Et que dit le service public ?


France 2 : 06/07/2008 avant le « 13h »
- Crunchips
- Quick step le tour de France est aux alentours
- Etap’ hotel
- Ada
--- tirage du loto (française des jeux) ---
- France pare-brise
- Cochonou
- Tordjman Metal
- Neuf
- Haribo
- Asics
- Brossart

Relativement modeste aussi, cette page précédent le journal de 13 heures est sérieusement courte, d’autant qu’il faut préciser que sur France 2, la structure des cycles est plus complexe. On note rapidement qu’à 4 reprises durant cette séquence de pub, des spots pour les émissions de France 2 sont insérés, avec les petits jingles et animations de la chaîne. C’est donc assez long, et ça rapporte assez peu.
Mais ce n’est pas toujours comme ça, et la fois suivante j’ai même noté les coupures de « pub interne »…

France 2 : 07/07/2008 après le JT de 20h et avant le magazine de 20h45
- Entreparticuliers.com
- St Yorre
- La française des jeux
--- pub F2 ---
- Crédit Mutuel
- Darty
--- météo France 2 ---
- Darty
- Tramier
- Atol
- Tramier
- Badoit
- Citroën
- Pulco
- JL Aubert (DVD)
- St Yorre
- Chant grégorien (CD)
- Taillefine
- Classique Zen (CD)
- Purina
--- pub F2 ---
- Mr Bricolage
- Foncia
- Pouvoirdachat.gouv.fr (Premier ministre)
- Lorenz
- Prima
- Krisprolls
- Atol
- Paysan Breton
- Tramier je vous le dis, c’est de l“huile d’olive
- Macif
- Free
- Hépar
- St Moret
- Petit Navire
- Nestlé
--- pub F2 ---
- Asics
- Brossart
- GdF

… et le film démarre enfin après 35 pubs. C’est sûr que là il va y avoir du changement avec les nouvelles orientations impulsées par le pouvoir. Y en a pour tout le monde, mais surtout de l’alimentaire. Les répétitions vont bon train (Tramier, Atol, Darty, St Yorre, etc.). Petit regroupement intéressant de CD/DVD en plein milieu de séance, ça doit être la partie la moins chère.
Ce qui rapporte le plus, c’est certainement juste avant le film et autour de la météo ; bref, il faut préparer la réforme et on comprend bien les soucis des dirigeants et salariés du service public (un peu fustigés
l’autre fois) tant l’effort à faire est considérable pour aller en rupture avec la multitude de chaînes du privé.

"Pub ! Wouah ah ah ah !" qu'il disait.

Reflet de notre consommation, de nos industries et de nos services, la publicité c’est aussi un formidable outil qui s’adapte à son horaire et à son public. Sa diversité et ses imbrications sont complexes et probablement fascinantes pour celui qui veut pousser l’analyse socio-culturelle plus loin.

Voilà que je me rattrape un peu vis-à-vis de ce domaine, dont je ne parlerai peut-être plus jamais comme avant.

Ciao
MfS

mercredi 2 juillet 2008

Encore une vidéo-buzz

La société française est très politique, ce qui nous vaut ce post d'actualité du web et de télé, à cheval sur tous ces sujets. Je ne pouvais presque pas ne pas l'écrire.

"Sarkozy en off sur France 3" : Ce titre accrocheur est celui d'une video-buzz des derniers jours. Depuis qu'il s'est exprimé au sujet de la télévision publique, et notamment lundi 30 juin à 19h sur F3, le président de la République française attise les craintes, les résistances et les oppositions sur le sujet. Intéressant dans cette histoire c'est le contre-pied complet de la situation. Nicolas Sarkozy s'appuie sur une idée de particularisme du service public, en faveur de l'éducation, la science ou la culture générale, et en limitant les fonds privés, et ce sont les députés d'opposition et surtout les syndicats gauchistes qui en sont ses plus fervents opposants.
Comme quoi l'argent est bien le nerf de la guerre, chez les humanistes français, comme les organisations à tendance anti-capitalistes.

Alors que voit-on dans cette vidéo ?
Eh bien, il semblerait que ce soit une nouvelle affaire de personne qui refuse de saluer le Président en visite. En effet, il s'en plaint un peu en début de vidéo ("ça va changer, ça va changer", vers 1'22"), mais ça reste relativement correct (comparativement à l'histoire du salon de l'agriculture en février), et globalement il apparaît détendu et en bonne forme.
A part ça, on voit des réglages de son, des histoires de verres d'eau, d'un collaborateur "M. Clerc" rétabli au bonheur du Président ("J'avais protesté quand on l'avait mis au placard", vers 3'55") mais on n'a pas le détail de l'histoire, et d'autres discussions banales.

Alors à quoi ça sert tout ça ?
A nous montrer que Nicolas Sarkozy démarre plutôt au quart de tour ? Bof, on le savait déjà, et ça n'est pas apparu critique pour les décisions d'urgence du pays jusqu'à présent, il me semble.
Qu'il y a des liens entre la politque et le journalisme audiovisuel (public) ? Bah, je ne vois pas trop ce qu'il y a de neuf et ça serait être naïf de croire que ça ne devrait pas exister.
Sinon, c'est donc peut-être du voyeurisme d'état, du détournement technique du service publique, de la vengeance politique d'un personnel qui résiste. Ca sent effectivement le bon vieux syndicalisme ultra-politique à la française, dans la tendance des vidéos polémico-politiques et diffamatoires qui foisonnent et qui semblent orchestrées contre le pouvoir.

Certains diraient même que ce sont les derniers coups de boutoir d'une opposition révolutionnaire post-soixante-huitarde attaquée frontalement par un Nicolas Sarkozy téméraire et souvent maladroit...

C'est aussi ça la vie publique française de nos jours.

Ciao
MfS

Glossaire alphabétique (2007)

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