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vendredi 13 février 2009

Shadoks : La plus grave maladie du cerveau...

... c'est de réfléchir !

Aujourd'hui, la devise n°9 des Shadoks nous mène à la réflexion profonde (mais pas trop) sur... la réflexion. On comprend assez bien que la plus grave maladie du cerveau c'est sans doute de ne pas savoir démêler le vrai du faux, le simple du compliqué, l'évident de l'hypothétique, etc., parce que sans cela, on n'avance pas.


Dans les entreprises au quotidien, c'est un mal très répandu. Les gens qui veulent tout prendre en compte, tout gérer, vivre sans risque, finalement ne savent plus où mettre la tête, et souffrent du stress de ne finalement pas avoir pu tout contrecarrer. Ceux-là même freinent les progrès de l'entreprise, retardent leur avancement et leurs bénéfices, et enterrent leur fonction et leur devenir. Ils sont souvent mal perçus, mal aimés et rejetés.

Mais nous sommes un peu tous des Shadoks quand, au lieu de faire simple tout de suite, nous pensons pouvoir faire mieux demain, et qu'au final rien ne se fait et tout est perdu. La tergiversation aussi est bien mauvais mal qui peut nous toucher, alors que sang-froid est si utile dans les moments difficiles.

Enfin un autre enseignement que nous apporte cette petite expression, c'est plutôt que de chercher les problèmes où il y aen a pas, parfois faut-il mieux se remettre en cause et se demander si le problème ce n'est pas... le propriétaire de son propre cerveau ?!

Vive le bon sens !

Ciao
MfS

vendredi 23 janvier 2009

Business travel to Argentina

"Travel, travel, further than night and day, (Travel)" - Desireless

Today, we speak english.
Just because the coming week will anyway be an "english" one. Well, actually it might be a bit "spanish" as well. But for that I would need to practice (and maybe start with learning).
As I need to learn about "Tango" dancing or South american culture in general...

So, I will spend a long week in Argentina !
I will fly to Buenos Aires, and work with the colleagues there. Probably less posts will be created in the meantime but a surprize is always possible... and here more than everywhere else (almost).

To me, so far Argentina has only been a place on a map, a football team, the country of Ushuaia and maybe the homeland of a great old driver, Juan-Manuel Fangio. In a couple of days, let's bet (and hope) that I will have a lot more to tell about it.

For this Business trip, let's finish with good words about work from magician Doug Henning: "The Hard must become Habit. The Habit must become Easy. The Easy must become Beautiful".

Have a good week-end!

So long
MfS

vendredi 19 décembre 2008

Video du moment : Usine morte

Retour à la réalité du moment. Entre les guirlandes et les cadeaux, il y a aussi les boules... Désolé.

Avant l'attendue révolution industrielle, il faudra malheureusement passer par la sévère récession qui nous attend. Ses premiers signes concrets sont là, l'industrie automobile qui a fait la force des nations occidentales est à l'arrêt.

Ci-dessous une vidéo et une photo symboliques de cette situation dramatique. En 9 ans de carrière à proximité d'une usine d'équipementier, c'est la 1ère fois ce soir que j'ai vu ça. Une usine de taille moyenne qui d'ordinaire tourne jour et nuit, dans l'obscurité quasi-totale.





Peut-être sommes-nous à la fin d'une époque. Disons que certainement l'industrie lourde survivra encore un peu artificiellement quelques années. Cette industrie qui permet la création, le commerce et les services, cette industrie qui est la base de la valeur ajoutée et donc du progrès, y compris social. Cette industrie que nous avons oubliée. Ou que nous sommes en train de perdre.

Bon week-end quand même.

Ciao
MfS

jeudi 27 novembre 2008

Libéralisme... et Projets

Encore quelques réflexions sur l'actualité financière et économique du moment. Avec quelques exemples piqués du quotidien.

A l'heure où le libéralisme et ses soi-disant tendances les plus néfastes sont fortement critiquées dans la classe politique, il faut se rappeler que :

- Libéralisme = loi de l'offre de la demande + responsabilité individuelle (davantage que collective)

- Responsabilité individuelle => récompense au mérite et à la prise de risque, mais aussi le fait d'assumer les échecs individuellement.
Elle est également un vecteur notoire de l'émancipation de l'homme par ses entreprises.


Les grandes organisations complexes, si elles sont souvent nécessaires aux entreprises, ont tendance à diluer les responsabilités et à les noyer dans un collectif où plus personne n'est engagé. Ce manque d'autonomie et de liberté est alors, d'après moi, une clé dans la démotivation des gens.
Exemples flagrants : les services publics, les grands groupes, etc.

Le fonctionnement par projets permet d'ailleurs de contrer les effets négatifs des grandes organisations donnant des responsabilités échelonnées et variables selon la position des hommes dans le contexte des différents projets ; bien utilisé, il permet à des structures de suivi (ex. comités, commissions) d'exercer leur autorité sur des groupes de personnes qui jouent de leurs initiatives dans espace de liberté prédéfini.

Dans ce qui est décrié aujourd'hui dans les médias, ce n'est pas tant le libéralisme qui en cause, c'est son application très partielle autour de la responsabilité. Voir définitions ci-dessus.
Si des banques font des choix stratégiques misérables, c'est la direction stratégique qui est en cause. Ce n'est d'ailleurs pas forcément les traders eux-mêmes, quoique dans ce domaine la part de stratégie imposée, de feeling et d'autonomie est sûrement floue.

Toujours est-il que le libéralisme voudrait que les responsables des banques paient au juste degré de leurs tords. En faillite, les banques devraient disparaître sous la responsabilité de leurs dirigeants. Mais si elles disparaissent, nos économies en font de même, à part pour les capitaux garantis par l'état ; qui est lui-même à sec.
Très peu de banques ont disparus dans le monde depuis le début de la crise financière, il y a 2 mois environ. C'est notamment parce qu'on n'applique pas la théorie jusqu'au bout.

A propos de la régulation financière dont on nous parle, si pour partie elle couvrirait un vide de clarification des responsabilités, pour l'autre elle diminuerait la marge de manœuvre dans certain domaine. Mais l'application du libéralisme en soi n'est pas en cause. Je pense même plutôt que c'est le contraire : pour exercer des responsabilités, il faut qu'il existe des règles. ET là, c'est la raison qui doit être le juge de paix.

Bref, pas tout à fait d'accord avec la vision simpliste sur laquelle surfent certains en ce moment, qui se place en révolutionnaires dogmatiques plutôt qu'en responsables.

Ciao
MfS

lundi 15 septembre 2008

CV Anonymes

Basées sur ma petite expérience d'embauche de 3 collaborateurs et de dizaines de stagiaires dans les années passées, je partage ici quelques idées d'un sujet de société actuel et important.

Petit sujet quand il est pris à part, il touche toutefois une vaste catégorie de problèmes que nous rencontrons en France de nos jours : l'intégration, l'aménagement du territoire, l'éducation et aussi bien sûr la discrimination sociale; j'ai nommé le CV dit "anonyme".

Justice et équité
Chacun à sa petite opinion sur le sujet, et mon avis est clair : les CV anonymes ne servent à rien. Si je veux bien croire que de la discrimination existe, ce n'est certainement pas en faisant des sélections de candidats en aveugle, des entretiens de recrutement en sourdine ou des périodes d'intégration en toute naïveté qu'on va aider les gens de couleurs, ceux portant un nom à consonance non française ou non-occidentale. Il s'agit d'être efficace pour l'entreprise et juste pour le candidat, ce que la discrimination positive contredit d'ailleurs d'une certaine manière.

Discrimination positive
A propos de la discrimination positive, je ne peux pas me prononcer favorablement, bien que dans le domaine des administrations publiques et des médias visuels mon avis est plus mitigé qu'il ne l'est dans les services ou les industries. En effet, là où la concurrence s'applique, j'estime qu'on ne doit pas fausser la donne. Concernant les services publiques (très rarement en réelle concurrence) et les médias de type télévision, une très légère part incitative me paraît raisonnable si on reste dans des proportions de même ordre. Montrer que l'élite puisse être d'origine diverse a du bon dans l'éducation de ceux qui discriminent abusivement.

Nature du problème
Cela étant dit, il faut traiter le problème, puisqu'on nous a convaincu que les candidats précités avaient moins de chance de bien démarrer dans la vie professionnelle au travers des études qui montrent parfois des sélections sur le nom, la couleur de peau ou l'origine.

Que peut-on faire ?
D'abord, il faut certainement gagner en crédit. Si on est arrivé là, c'est aussi parce que des comportements abusifs ont créé la méfiance et que la France, et ses lois ultra-protectrices envers les resquilleurs et autres fumistes, génère ces attitudes de résistance (si j'ose dire). Donc, à ceux qui ont la chance de passer au travers des mailles du filet si j'ose dire de montrer le bon exemple.
Ensuite, il faut aider à la création d'entreprise et à l'accession aux responsabilités des gens aujourd'hui abusivement discriminés. Les dispositifs existent, et il faut encore intensifier l'incitation au travail plutôt qu'à l'assistance. Encore en amont, il faut aider à l'accession aux niveaux d'étude de tous rangs, et peut-être aussi intensifier les initiatives de sélection dans les lycées soi-disant défavorisés. Mais attention, tant que l'équité est respectée ce système fonctionne, si les dérives s'accélèrent le système tournera dans un fonctionnement mafieux.
Une panoplie d'actions autour de l'éducation, le comportement et le savoir-vivre doit également être coordonnée dans cette direction, sachant qu'on touche à de vastes sujets qui dépassent largement la problématique du CV professionnel.

Le petit bout de la procédure
En amont de la procédure de recrutement, masquer un CV n'éviterait pas la confrontation de l'entretien et la sélection finale. Si certains se réjouissent de passer une haie sans la franchir, beaucoup chuteraient certainement à la prochaine. Et les recruteurs qui voudraient ne retenir que du pur produit du terroir pourraient continuer à le faire tout en jurant contre la nouvelle règle et ses auteurs. Aurait-on vraiment progressé ?

Au final...
... le CV anonyme n'est que la petite mesurette pour se cacher derrière des problèmes plus profonds de la société française. Et je ne vois pas pourquoi on complexifierait encore les relations entre les entreprises et le grand public sous prétexte de ne pas traiter ces problèmes à leur racine (la peur de l'autre, une intégration ratée, etc.).
Et parce que le recruteur aura toujours pour mission de trouver la personne qui collera le mieux au poste, et que les résistances culturelles s'estomperont année après année, une fois que les discriminés auront fait les efforts d'adaptation demandés par une intégration saine et qui fait progresser la société, la question du CV ne devrait être relégué qu'aux pratiques culturelles voire artistiques. Et dans ce milieu, l'équité est de toute façon très relative.

Ciao
MfS

mercredi 20 août 2008

Mail et Internet à l'école

Dans le cycle sur les nouvelles technologies (ref. ici, là, celui-ci et celui-là) et en marge du dossier récemment ouvert sur l'orthographe et l'école en général, un bref article sur un constat récent et qui pose la question de l'absence d'avant-gardisme dans le système éducatif français.

Si c'était effectivement des nouvelles disciplines il y a 5 ou 10 ans, je crois que nous sommes convaincus qu'Internet et la messagerie électronique sont des outils installés et qui font qu'on ne travaillera plus jamais comme avant. Ils nécessitent une approche différente, aussi basée sur le bon sens et l'expérience, des techniques et méthodes de travail qu'il me semble bon de généraliser pour effectivement gagner en efficacité.

Or, je m'aperçois que les jeunes générations d'ingénieurs qui nous arrivent droit des écoles, mais je ne veux pas limiter le sujet à cette catégorie en particulier, si elles ont bien réussi à familiariser les gens avec ces outils, elles ne leur ont pas donné de techniques dans ces domaines. Prenons un exemple simple : l'objet dans les emails.
Comme une annonce présentant le travail et les commentaires à suivre dans le corps du message, il doit être construit et évoquer le contexte tout comme la clé du message. Des intitulés du type "problème" ou reprenant simplement un nom de projet sont bien souvent insuffisants et ne permettent pas un archivage et une organisation correcte de l'information.
La problématique étant bien souvent de retrouver les informations qui ont été écrites plusieurs mois après.

Et donc, je me rends compte qu'apparemment rien n'a été fait dans le domaine, pour enseigner aux jeunes de bien rechercher sur Internet, de bien organiser leur messagerie, de bien gérer leurs mots de passe, ou encore de bien nommer leurs mèls, par exemple d'une structuration du genre "Projet - Activité - Problème/Question".
C'est dommage, ça coûte du temps et de l'argent aux entreprises, et je crains que ce soit encore une preuve concrète de l'efficacité bien discutable du système éducatif français, incapable de se moderniser et d'adopter des approches avant-gardistes. J'ai encore lu récemment des choses sur l'Estonie, qui laissent penser que peut-être ces approches concrètes ont été prises là-bas.

Bien entendu, j'aurai pu prendre d'autres exemples de fléaux dans les entreprises, comme les larrons qui font des "répondre à tous" à tour de bras (là c'est de la communication), ceux qui font autant de fautes que de mots dans leurs phrases (un dossier a été ouvert sur le sujet), ceux qui utilisent Word ou Excel un peu n'importe comment, et évidemment, j'en passe et des meilleurs. Tout ça mérite d'être vu probablement dès le collège ou le lycée, pour préparer la jeunesse aux vrais défis de la vie de tous les jours : être les plus efficaces et les plus compétitifs pour survivre.

Ciao
MfS

PS : Je réactive ce jour la rubrique "Dossier" sur le thème "technologies et école" pour donner un peu de consistence à l'approche que j'ai adoptée.

vendredi 20 juin 2008

Différences culturelles : F-D-US (2/2)

Le 100e article de 2008 fait suite au dernier de 2007 sur ce blog. Comme quoi les cultures ne sont pas toujours les derniers des sujets...

En complément de ce que j'écrivais il y a 6 mois, voilà ci-après encore quelques vérités imagées, qui ne sont que les miennes, et que j'ai pu drainées au fil du temps sur les caractères français, allemand et américain. Mon expérience personnelle est essentiellement professionelle, quoique connotée de ce que je vois, je lis et j'entends de ci de là.

Dans le domaine industriel, une formation récente à laquelle j'ai participé montrait que les constructeurs français avaient souvent des exigences que l'on peut qualifier de "juste nécessaires", que les homologues américains, dans leur grand soucis de ne prendre aucun risque, avaient des exigences exagéremment hautes devant les contraintes techniques, et que les allemands étaient finalement plus ou moins entre les deux. Ce qui était intéressant ensuite, c'était d'entendre l'animatrice expliquer que les solutions de la Dacia Logan ne plaisaient pas à BMW, pas parce qu'elles ne répondaient pas au cahier des charges, mais plus pour une question de "classe" ou de "standing".

Cette petite expérience est assez symbolique des écarts culturels que vivent ceux qui sont confrontés aux 3 nations, et que nous, français, avons parfois un peu de mal à voir, tant nous ne sommes pas/plus tournés vers l'écoute et le respect d'autrui.

En effet, les américains ont une assez grande peur du risque physique ou non, de toucher l'autre dans tous les sens du terme, et ils se demandent beaucoup jusqu'où ils peuvent aller dans le franc-parler avec les européens (et les autres). Ceci les conduit à sécuriser systématiquement ce qui est possible, car ce qui n'est pas sûr est un risque, qui peut signifier beaucoup de dollars. Et le business, ça parle à un américain. Toutefois, l'américain n'a pas forcément un grand organisateur, il sera plus mobiliser par l'action et la démonstration, que par la planification de ces mêmes actions (voir les exemples à l'échelle géopolitique). Il aimera impressionner plutôt que de construire.
Aussi l'américain n'est pas très direct avec ses paroles, et invitera à faire plutôt qu'ordonnera. Et pourtant il n'en exigera pas moins, et sa colère pourra parfois être à la mesure de sa déception.

Construire sera plutôt un concept pour l'allemand. Il ne va pas bâtir petit, car il a une bonne estime de lui. Et il est convaincu que le coût est un mal nécessaire pour amener la qualité et remplir cette mission que de propager et associer cette grande image de l'Allemagne. Il prendra quelques risques, mais mettra de gros moyens pour les contrôler. Lui aussi jouera le jeu de l'impression et voudra démontrer qu'il contrôle la situation.
La comparaison avec le français sera ainsi souvent à son avantage, même si l'investissement sera lui incomparable. Si ce n'est pas le cas, l'allemand tentera de prendre le dessus en "bombant le torse". Et la volonté des moyens va lui attirer les moyens; l'esprit d'entrepreneur anglo-saxon prend ici un aspect structuré et impressionnant.

Dans ce trio, il ne reste (a priori) que des cacahuètes au français, qui se distinguera toutefois par son comportement et parfois son look, question que la performance technique soit au moins compensée par l'esprit. Libre il pense être, et plus libre que les autres il apparaît puisque les carcans que le français ignore ont enfermé les américains et les allemands. "Choking !", pensent-ils. "Désolé !" finit-il par dire en réponse, souriant fier comme un coq devant sa basse-cour.
Le français fera le minimum syndical, pas plus, quelques fois moins, mais alors il aura une bonne excuse qu'il trouvera parfaite, et que les anglo-saxons trouveront lamentable. Mais ça ne fait rien, le français se rattrapera demain, et parfois le lendemain il se reprend.
Le français qui gueule choque l'américain et saoûle l'allemand, mais lui ça l'amuse, en fait ça le soulage. Et comme ça, il ne sombre pas dans l'oubli et garde son originalité.

Ces portraits sont très imagés, certes. Mais regardez-y à 2 fois, et pourquoi pas, commentez-les ci-dessous avec vos propres expériences.

J'ajouterai finalement que dans notre petit monde, si les différences sont parfois flagrantes et même choquantes, les démarches sont plutôt proches entre occidentaux (on prévoit, on fait vite si possible, on voit où on est, on se donne une nouvelle cible, on refait), alors qu'avec d'autres civilisations elles peuvent parfois être carrément déroutantes, et je ne prendrais que l'exemple des asiatiques (on nous dit où on doit aller, on part lentement sans réfléchir, tant que rien nous dit de nous arrêter on continue) qui sont un peu sur une autre planète que j'avais eu la chance de visiter à fin 2005.

Le monde est rempli de cette richesse humaine, qui en soi à découvrir est quasi-infinie, et à exploiter (dans le bon sens) est passionnante.

Ciao
MfS

vendredi 13 juin 2008

Temps de travail à la française

Oublions un peu l'Europe et l'Euro, et regardons un peu où nous sommes... Mon expérience sur les 35h, leurs applications et leurs conséquences, en particulier donc dans l’industrie automobile française.

Début 2003, j’essayais de convaincre mes collègues RH et Contrôleur Financier d’alors qu’on devrait pouvoir vendre ses RTT (pour Réduction du Temps de Travail), et je subissais alors le feu de la résistance sociale basique, pour, en gros, me faire comprendre que l’idée n’était pas politiquement correcte. Heureusement depuis, les choses ont un peu évolué. Voyons un peu ci-après où nous en sommes arrivés aujourd’hui avec les 35 heures…


Par ailleurs, ce sujet intrigue beaucoup en France ces derniers temps ; Travaille-t-on donc moins qu’à l’étranger pour nous le faire reprocher assez souvent par la nébuleuse médiatique ?
J’ai aussi remarqué que ces questions ne venaient pas seulement de l’intérieur du pays, mais souvent j’ai entendu de collègues qu’on ne pouvait pas compter sur les français en mai, et pas beaucoup en juillet non plus et surtout pas en août. Alors qu’en est-il vraiment ?

Evidemment, les « 35 heures » ont changé la donne en France. Alors que le pays cherche de la compétitivité et donc de la productivité, on peut se demander pourquoi on continue à vivre à ce rythme, qui à l’origine consistait à partager le volume de travail à un plus grand nombre et pour une salaire grosso modo maintenu ?
Le résultat pour la plupart des techniciens (ETAM) et des cadres, les catégories clés dans le système des 35 heures, a été l’ajout d’une grosse dizaine de journées de repos complémentaires, les fameuses « RTT » ; et aussi un système de comptage précis du temps effectif de travail, communément appelé « le pointage ». Les entreprises « riches » ont même approché voire dépassé la vingtaine de jours de RTT, mais le plus souvent répartis à peu près également entre « RTT employeur », que l’employeur se réserve le droit de positionner à l’année (ex. les ponts), et « RTT employé » au libre positionnement du salarié, sous réserve de respecter certaines règles négociées dans l’entreprise (ex. un certain nombre maximal par trimestre).

Dans l’industrie automobile, le plus souvent, l’ouvrier et le technicien pointent donc leurs heures, alors qu’on considère que les cadres et le management occupent des fonctions incompatibles avec le pointage. En fonction des entreprises, les contraintes de fonctionnement au quotidien (suivi, dépassement, récupération) sont plus ou moins fortes, et la différence avec la période « pré-35h » est donc une certaine perte de souplesse (certains diront au profit d’une plus grande justesse). Plus rarement, les cadres sont soumis à ce régime de pointage, sinon ils suivent simplement les règles du code du travail (ex. pas plus de 11h d’affilée) mais restent soumis à un contingent de jours travaillés dans l’année, ce que ne manquent pas de préciser les contrats de travail correspondants.

Dans mon cas et celui de ma convention collective, je ne pointe pas et dispose de 25 jours de Congés Payés (entre juin et mai suivant) et de 12 jours de RTT (sur une année calendaire), dont 5 sont à mon libre positionnement. Ma fonction dans l’organisation me permet toutefois une certaine souplesse sur les 7 autres « RTT », ainsi qu’au quotidien pour les horaires de travail. Cela dit, les jours fériés restent des jours fériés et les week-ends restent des week-ends, bien qu’il ne soit pas exclu de temps en temps d’allumer son PC à la maison et de répondre au téléphone portable. Bref, ni 35h, ni 39h pour moi mais je crois qu’on peut dire que ce n’est jamais moins de 40 (jusqu’à 70 en mode projet intense), sans parler des déplacements…
Et si la fameuse productivité française n’est pas si mauvaise que ça, c’est, selon moi, notamment grâce à cette flexibilité, cette liberté qu’ont gardé une majorité de cadres, qui ne comptent que rarement leurs heures et pour lesquels 35h n’est qu’un décompte théorique voire une idéologie, certainement dépassée à l’heure de la compétition internationale.

Et sans vouloir dénigrer le rôle des ouvriers ou des ETAM, les ingénieurs et cadres soutiennent directement des pans entiers de l’industrie française (les relations commerciales, la recherche et le développement, l’organisation des entreprises, pour ne citer que des domaines très généraux). Ces mêmes activités, dont de toute façon celles de moindre expertise, sont déjà grandement externalisées dans les pays à bas coûts, ou, juste après la fameuse loi de Martine Aubry, sous-traitées directement aux ingénieurs et cadres, puisque nombre d’entre eux ne pointent pas au contraire de leurs collaborateurs ouvriers et ETAM !

Toutefois cette présence importante ne permet pas toujours de « couvrir » les disponibilités plus conséquentes en jours des collègues américains, allemands, d’Europe de l’est et évidemment de ceux d’Asie… Et on retrouve ici la moitié du mois de mai, le mois d’août et des morceaux importants ailleurs pour les divers ponts et viaducs !

Finissons de compléter le tableau des droits de congés, puisque dans quelques années, j’aurai normalement droit à congés d’ancienneté supplémentaires, ce qui me fera approcher et peut-être dépasser les 40 jours de congés, toujours pour une grosse quarantaine d’heures par semaine, et un maximum de contraintes « logistiques » (dirais-je sobrement). En somme, plus de temps libre au détriment d'un temps de travail suffisamment bien réparti.

En guise de fin, j’alignerai ci-après quelques questions peut-être pas si évidentes qu’elles en ont l’air, mais qu’il convient aussi d’étudier à la lumière de cette expérience :
- La France est-elle aussi compétitive que le prétendent certains spécialistes en termes de temps de travail ? (cliquer ci-contre, graphe de 2006 certainement simpliste sur le temps moyen de travail par pays)
- Pourquoi continuer à se plaindre du pouvoir d’achat, et en même temps ne pas vouloir « revendre » le moindre RTT à son employeur ?
- Pourquoi toujours dire que les grands perdants des 35 heures ont été les métiers peu qualifiés ?
- A-t-on bien réfléchi au pour et au contre en termes de micro- et de macro-économies à repasser à un régime généralisé à 39 ou 40 heures en moyenne par semaine ?
- Ou alors, pourquoi ne pas conférer la possibilité aux cadres et aux techniciens à qui les RTT s’appliquent de revendre leurs « RTT salarié » à leur entreprise valorisés au coût d’heures supplémentaires ?

Ciao
MfS

lundi 19 mai 2008

Traductions foireuses / Lousy translations

Ca m’est arrivé au boulot, et c’est devenu si rocambolesque que je l’ai reproduit pour mon blog. Ca complète aussi un thème initialisé il y a longtemps.
That happened in my job, and became so huge that I reproduced it for my blog. It also completes a topic
started here long time ago.

Nous avons sur notre intranet des liens vers des dictionnaires en ligne et le plus utilisé est le français <-> anglais.
Je reçois l’autre fois un email interne parlant du déménagement de nos bureaux à un autre endroit du site et je veux en informer mon chef, qui siège aux Etats-Unis.
We have on our Intranet network some links toward online dictonnaries and the most used is the French <> English one.
The other day, I got an internal email dealing with our move in new offices onto another part of the site and I wanted to inform my boss, who sits in the US.

En écrivant un court mèl (sic), je me retrouve toutefois devant un doute. Quand c’est mon chef, je n’utilise pas toujours la première expression qui me vient, mais je la vérifie parfois. Ce jour-là, c’était le cas.
Il faut que je traduise : l’implantation/l’agencement des bureaux. A priori, je dirai « the layout of the offices » mais let’s check and make it clear.
Dans les « dictionnaire français > anglais », je clique sur le premier lien que fournit notre intranet. Bof, puis bof, puis hum hum… et finalement je ne sais pas. Ci-dessous le détail :
By writing this short email, I found myself in front of a terrible issue. And when it is for my boss, I just do not use the first wording that comes to my mind but I am used to check it first. And so I did check.
I need to translate : “l’implantation/l’agencement des bureaux ». My first idea was to write « the layout of the offices » but let’s check and make it clear.
In the “French > English dictionary”, I click on the first link supplied by our intranet homepage. Then well, well, well, finally I do not know ! Hereunder details of my experience:

« Implantation »

Collins
[+usine, industrie, usage] establishment
[+colons] settling
[+idée, préjugés] implantation

Cambridge
Implantation f 1. setting up; (d'une population) introduction 2. MED implanting

Ultralingua
implantation n.f. 1. implant n. 2. implantation n. 3. implementation n. 4. establishment n. (setting up)

Wordreference
implantation:
Implantation

nf
implantation
Compound Forms/Formes composées
ouverture, implantation

setting-up


Mediadico
> implantation(nom féminin)
Ecouter la traduction...
implantation.establishment.layout (informatique).

Google
Aucune traduction trouvée pour : implantation en Anglais

Reverso
Setting-up(Presence)

Systran
Implantation

Eurocosm
Sorry, no matches found - Please try again!


Et je suis sensé me rassurer avec ça ?
Am I supposed to be helped by this ?

Pour la petite histoire, j’ai mis « layout », juste après avoir vérifié que cette notion pouvait aussi bien s’appliquer à des éléments lourds (bâtiments, bureaux, etc.) et pas seulement à la mise en page des journaux.
As conclusion, I finally put « layout », just after having checked that this notion could also be applied to hardware (buildings, offices, etc.) and not only to documents and newspapers.

Ciao & bye
MfS

mercredi 30 avril 2008

Liste téléphonique 2‏

On continue de revenir sur la 1ère période du blog pour comparer les indicateurs...

Curieux de l'évolution de la liste téléphonique en quelques temps(remember l'article d'origine), je me suis lancé l'autre matin dans le téléchargement puis l'analyse de la dernière liste en ligne.
Et ô stupeur, en plus de 4 mois, peu de changements dans les tops 10-15 des noms et prénoms.
Voir ci-dessous.



La liste s'est toutefois étendue d'une soixantaine de noms (elle compte presque 2500 entrées), plus de la moitié de l'effectif de l'entreprise. Il faut toutefois relativiser cette dernière remarque en constatant que beaucoup de coordonnées (+ de 100, certainement) sont génériques ou référant à des salles, et je passe les tests et les non mises-à-jour qui se rajoutent.


Autres constats :
- Les noms coréens : Kim, Lee et Park occupent toujours 3 des 4 premières places chez les noms.
- Kim reste premier, et amplifie même son avance en 4 mois (24 contre 23 listés).
- A part ça peu de changement dans le top 10 des Noms; Silva remonte lentement au classement. Zhang pour la Chine fait désormais une apparition remarquée. Le 'péril jaune' va venir révolutionner tout ça lentement mais sûrement...
- Je suis toujours le seul Scherer.
- Dès la 15e place chez les noms apparaissent déjà ceux qui n'ont que 4 occurences. On peut dire que le brassage nominal se fait bien dans ma boîte.
- Philippe, lui, domine toujours largement le classement des prénoms. Il aggrandit lui aussi l'écart d'avec ses poursuivants Eric mainteannt rejoints par Laurent. Bref, on connaît tous un Philippe, un Eric et un Laurent qui travaillent avec nous, non ?
- Le premier prénom à consonnance non francophone est toujours Peter, 19e avec 12 occurences. La société serait-elle en train de se franciser davantage ?!
- Michel est désormais 38e (-3 places, 7 occurences, une de moins qu'il y a 4 mois) mais avec Michael (11) et Mike (8), ils sont 2e.
- Le premier prénom féminin est l'international Catherine avec 7 apparitions, soit 38e. Suivent Nathalie et Sylvie avec 6 apparitions. L'industrie automobile ne s'est pas encore beaucoup féminisée.
- Le premier prénom non purement occidental est Tomasz, également à la 38e place. La répétitivité des prénoms dans nos contrées existent moins dans les pays asiatiques voire est-européens au sens large, ce qui expliquent certainement ce constat.


En résumé, il faudra revenir plus tard, dans plus de 4 mois je pense, pour faire un relevé plus différencié sur l'évolution interne de la société, et un peu aussi de l'industrie automobile mondiale.


Ciao
MfS

samedi 23 février 2008

Déjà 10 ans de carrière professionnelle

Le 23 février 1998 commençait déjà ce qui continue aujourd’hui, et que je qualifierai de mon début de carrière professionnelle. Même s’il ne s’agit que de la date de début de mon stage de fin d’étude, il s’avère que ce départ chez Valeo Transmissions à St Ouen (93) s’est enchaîné par une embauche, et puis une évolution, qui continue jusqu’à ce jour, même si entre-temps j’ai changé de société et de milieu. Et malgré tout, je suis toujours dans l’équipement automobile, toujours dans l’industrie française, et pas très loin de Saint Ouen, de sa place Garibaldi, des puces, de la rue des Rosiers, là où l’aventure a commencé.

C’est donc l’occasion pour moi de raconter (un peu) ce 1er jour, duquel on se souvient toute sa vie, et qui garde certainement une influence pour toujours.
Je suis arrivé un jour relativement frais, dans une rue très mouvementée (celle des Puces) que j’avais traversé depuis la Porte de Clignancourt, et la ligne 4 du métro. Il est vrai que je venais d’emménager la veille dans une chambre chez l’habitant (Mme Lavaure) dans le Xe, et que beaucoup de nouvelles choses se sont enchaînées. Cette impression d’accélération perpétuelle que j’avais eu dans le Métro à la Gare de l’Est, me faisait dire que le stress de la ville était visible là, dans les sous-sols de la capitale.

J’étais donc devant ce bâtiment triangulaire, majestueux, siège de la Branche industrielle des Embrayages et des Transmissions, et aussi haut lieu de Recherche et Développement pour le domaine. Je devais rencontrer Kaïs, mon maître de stage, que j’avais rencontré l’été d’avant pour ma sélection, longtemps à l’avance !
Après être passé les barrières physiques et administratives, j’entre dans son bureau et le salue, et il me dit « Désolé, mais nous avons tous une grande réunion toute la matinée, il faut que j’y aille. Prends tes affaires, et au passage prends des notes sur tout ce que tu ne comprendras pas (acronymes, vocabulaire produits et projets, etc.) et on en reparle plus tard. » Le rythme était donné, bienvenue chez Valeo !

Le grand meeting eu lieu sous le nom simplifié la « Saint Lexa », du nom du directeur du Centre d’Etudes des Produits Nouveaux (qui l’est toujours aujourd’hui) et par déclinaison des « Saint Goutard » et « Saint Brion » de l’époque, avec des interventions des différents directeurs et de Kaïs, mon responsable de stage, puis futur chef. Une bonne entrée en matière pour percevoir où on est, le hasard avait bien fait les choses.
Evidemment, je remplis 3 pages d’acronymes et de notes diverses, et la discussion de l’après-midi permis de commencer à réaliser un peu où j’étais tombé.

Bien sûr, il y eu une étape auprès des RH, et je me souviens de l’accueil de Jeanine, que personne de cette époque n’aura oublié tant par ses qualités personnelles elles savaient simplifier les tracasseries bureaucratiques de nos systèmes évolués. Il y eu donc ce stage, l’exemption militaire, la Coupe du Monde, mon embauche…
Je me souviens que le 1er septembre qui suivi mon parcours de nouvel embauché fut un peu similaire et que Didier, Kaïs ou Jeanine étaient encore là pour cette nouvelle étape.

Depuis, après avoir fait un long passage à Amiens, dans un centre R&D neuf, j’ai quitté Valeo, ce leader mondial de l’équipement automobile, pour une société plus petite, vaguement plus humaine, et surtout plus jeune et dans laquelle beaucoup de choses restent à construire. C’est un peu la challenge qui s’offre pour la suite, peut-être pas 10 ans, quoi que « Who knows ? ».

En tout cas, en 10 ans, on en voit des choses et on en apprend forcément. Et je dois souligner combien mes chefs respectifs et d’autres collègues ont su m’apporter une capacité d’analyse, d’organisation, de travail en général, même sans être des spécialistes de mon domaine. L’occasion donc de les remercier. En plus de ceux que j’ai déjà cités, je nommerai MM. O. Deseille, B. Brochard, P. Demarquez, C. Munoz, B. Guerlet, M. Blond, C. Lopez, E. Lanzarini, D. Röhrle, P. Bertin, C. Gay, M. Graton, D. Dépré, N. Prémachandra, F. Thiry, F. Legrand et Mmes U. Després, L. Flémal, L. Réquena, E. Policante, C. Bonnamour et bien sûr T. Bioud (déjà cité, enfin je me comprends) ; mes excuses à ceux que j’oublie involontairement.

Ciao
MfS

jeudi 31 janvier 2008

Photo du moment : Casse-croûte à Pierrefonds


Image gastronomique en souvenir d'une semaine d'atelier "MDM" à Compiègne. C'est peut-être le type de repas que je préfère, le "casse-croûte" gastronomique dans une cave, avec du bon vin et une atmosphère sympathique.

Nous avons profité de ce déjeuner chez Yves (un excellent collègue) pour consolider les liens d'une équipe intercontinentale et interprofessionelle à Pierrefonds un village extra-ordinaire à quelques km de Compiègne.

Ciao
MfS

dimanche 30 décembre 2007

Différences culturelles : F-D-US (1/2)

J'ai attendu la toute fin d'année, après 9 mois de collaboration intense avec un collègue américain et un consultant allemand (et pleins d'autres aussi) pour écrire ces quelques lignes tant promises. Alors bien sûr, le risque est de tomber dans les clichés, mais ce que j'ai vu je l'ai mis ici...

Ci-dessous un triple portrait comparatif des prototypes de français, allemands et américains que j’ai "expérimentés" depuis quelques mois dans ma nouvelle aventure, c'est-à-dire au boulot.

Ca peut parfois paraître un peu caricatural, et il est sûr que tous les français, allemands ou américains ne rentreront pas dans ces moules. Toutefois, le fonctionnement des cultures respectives est assez différent et ça se sent dans les personnalités correspondantes, et les pistes que je donne permettent de cerner ces prototypes dans certaines situations…

Français : râleur, rarement à l’heure dans les réunions, tient un discours plutôt pessimiste basé sur les dysfonctionnements, n’a pas peur de l’improvisation, ne laisse pas de pourboire, pas fier mais quelque peu chauvin, aime l’exception qui confirme la règle, juge le comportement, se pose des questions – réalise –remet en cause, est rarement passionné – diffuse sa passion, très conscient des contraintes économiques, regarde les détails s’ils sont jolis, a peu conscience des a priori qu’il a sur les autres en fonction de leur nationalité

Allemand : fiable, à l’heure dans les réunions – en tout cas les démarre à l’heure sans attendre-, soucieux de rester dans le cadre qui a été défini (ex. respect de planning), se méfie de l’improvisation, aime contrôler, (de nouveau) fier et cherche sans cesse le respect, travaille avec des règles, juge les faits, se pose des questions et réalise, se méfie des passions, sensibilisé aux contraintes économiques mais sur-estime parfois les moyens, veut comprendre les détails, a des a priori sur les autres en fonction de leur nationalité

Américain : (sur-)respecteux des personnes, est prêt à l’heure dans les réunions mais attend les français, discours optimiste basé sur les potentiels et élogieux sur les réussites, aime les gens fiables et ponctuels, invite et laisse des pourboires énormes, heureux et très fier, aime les règles et n’aime pas ceux qui ne les respectent pas, juge le comportement et les faits, réalise et se pose des questions, est vite passionné, s’en fiche des détails, sous-estime parfois les contraintes économiques, a souvent des a priori sur les autres en fonction de leur nationalité

Français-Allemands : Collaborent, Rivalisent, Se sous-estiment, Se complètent
Français-Américains : S’observent, Se dénigrent, Se marchent sur les pieds, Finissent par se respecter
Allemands-Américains : Convergent, Cherchent à prendre le dessus ou à séparer les tâches, Finissent par douter de l’intérêt de collaborer trop

A suivre en 2008...

Ciao
MfS

vendredi 14 décembre 2007

Feu jaune ou feu orange ?

Encore une de ces bizarreries linguistiques à la française, à moins que ce ne soit un peu plus profond culturellement...

L'autre jour au boulot, il m'est arrivé un truc assez extraordinaire compte tenu de mes habitudes de chef de projet bien français. Je m'explique :

Pour indiquer l'état d'avancement et de satisfaction des actions qui sont suivies, il est d'usage d'utiliser des codes couleur qui vont bien : le vert (Ok, dans les temps, pas de problème, etc.), le rouge (pas bon, problème(s), point bloqué, retard, etc.) et une couleur intermédiaire, en général c'est l'orange (moyen, quelques problèmes en voie de résolution, retard faible, etc.).

La référence est notamment le bon vieux feu de circulation, communément appelé "le feu rouge".

J'utilisais donc mes trois couleurs et partageais en même temps mon écran avec l'Allemagne et les Etats-Unis, afin que mes collègues puissent assister et commenter avec moi le document de présentation que je mettais à jour. C'est une pratique courante qui consiste non seulement à partager la même ligne téléphonique, mais aussi le même document par le réseau interne de l'entreprise.

Bref, surgit alors le moment fatidique : Steve, mon collègue américain, dans son style si caractéristique introduit assez sensiblement l'idée qu'il ne comprend pas. Après 2 ou 3 échanges de phrases, je me rends compte que quelque chose lié à la forme le perturbe, et il n'est d'ailleurs pas le seul, puisque Stefan le collègue allemand se joint à la 'fronde'. Ces messieurs ne comprennent pas pourquoi j'utilise la couleur orange pour signifier un statut intermédiaire !

Survient alors une discussion culturelle presque suréaliste, dont le résultat est le suivant : en français, on dit un feu orange, et dans les autres langues il est jaune ! Après quelques minutes, le fond a pris le dessus sur la forme, quoique j'ai du éclaircir mes couleurs oranges pour calmer la contestation, mais je demeurais perturbé par cette discussion qui m'avait mis le doute dans l'esprit.

Les feux de circulation sont-ils jaunes ou oranges ?

Un peu plus tard, j'ai alors opéré une petite recherche sur internet complétée de questions à d'autres collègues français. "On dit un feu jaune ou un feu orange ?" ("Mais qu'est-ce qu'il a celui-là encore?" ont-ils du penser, au début).



Le résultat d'une recherche sur le web montre que le "parlé"
est différent de "l'officiel", en français.


J'ai donc trouvé que le discours officiel dit que les feux sont identiques partont et sont jaunes. Voyez par exemple Wikipédia. Alors que les gens, en français, disent que les feux sont oranges. Demandez donc autour de vous.


Le point est intéressant parce qu'en langage allemand et en anglais, les feux sont jaunes (ou plutôt "gelb" ou "yellow"). D'où la deuxième étape, qui est de se demander pourquoi cette particularité française.


Sans vouloir épiloguer outre mesure, je voudrais donner mes points de réflexion :


La nature latino-française veut qu'on frise souvent avec le non-autorisé, et que dans le langage, on a déjà pour coutume de dire que le feu était 'orange foncé' pour dire qu'il était pratiquement rouge. Ce type d'expression existe également en allemand et en anglais, mais avec le mot 'orange' tout simplement. C'est donc, je crois, que le langage a adopté le comportement culturel local et à repousser la limite de la loi, en adoptant le "orange" dans l'autorisé. Ce n'est peut-être pas la seule raison, mais c'est celle qui me paraît bien dans la lignée de ces fameuses différences culturelles entre les français et les anglo-saxons !


Seulement, l'histoire récente montre aussi qu'il ne faut plus prendre ce genre de comportement à la frange du légal à la légère, puisque passer au feu rouge coûte désormais très cher. Même passer à l'orange est sanctionné. Et les comportements dans le domaine de la conduite routière ont déjà pas mal évolués, sur le plan de la vitesse par exemple, grâce aux radars (c'est-à-dire à la sanction). La question culturelle qui suit vient donc en conséquence :



Le feu redeviendra-t-il jaune un jour dans le langue française parlée ?


En tout cas, une belle introduction à mon prochain article sur les différences culturelles que j'observe.


Avec ce déballages de couleurs, j'en profite pour vous souhaiter à tous de Joyeuses Fêtes de fin d'année. Vous aurez d'ailleurs observé que mon blog s'est mis au diapason des vitrines et des rues de nos villes et villages occidentaux.


Ciao
MfS

mardi 11 décembre 2007

Personne n’est incontournable

Evidemment les affirmations ci-dessous s’appliquent dans des groupes de personnes relativement importants, et non dans des structures microscopiques.

Souvent, dans la vie comme dans les entreprises, on entend que tel ou tel est indispensable à faire ceci ou cela, et que sans lui rien ne marcherait correctement.

Je voudrais dire ici que l’expérience montre tout simplement que ce n’est pas vrai ; personne n’est essentiel à lui tout seul ; puisque par exemple l’étude des processus d’entreprise montre à la fois que les gens qui affirment ce genre de choses n’ont souvent qu’une vision partielle du fonctionnement, et par ailleurs, les grandes activités ne peuvent et ne sont pas menées de façon individuelle et bien des personnes différentes y contribuent, même et surtout sur des détails.

Alors bien sûr, ça et là on trouvera des cas bizarres voire peut-être même de rares exceptions à ce que j’affirme ici, mais les gens avec des grandes expériences peuvent être remplacés si on ne néglige pas le contenu de leur savoir (-faire). Autrement dit, personne n’est vraiment indispensable, tout juste peut-on devenir "important" si on accumule les connaissances et rôles appropriés.

En général, la propension naturelle des grandes entreprises est de répartir les tâches, avec certes des déséquilibres, comme l’affectation de rôles majeurs et de rôles mineurs (la règle empirique des 80-20 se vérifie, avec 20% des gens qui font 80% du travail par exemple) ou des adaptations plus ou moins bonnes aux tâches. Mais ces problèmes, s'ils en sont, consistent d'abord en des sujets d'organisation (voire de management) avant d'être des difficultés incontournables.

Note MfS : A COMPLETER ULTERIEUREMENT

Ciao
MfS

jeudi 29 novembre 2007

Liste téléphonique

Une expérience intéressante qui permet d'en savoir plus sur sa boîte voire au-delà.

Dans les grandes entreprises actuelles, l'annuaire interne est souvent géré en ligne ce qui permet d'accéder facilement à un numéro de téléphone voire d'autres informations très utiles en interne.
Chez nous, on peut même l'exporter vers Excel, et au moyen de manipulations somme toute assez simples et rapides se rendre compte très vite de la population interne de la boîte.


Je me suis amusé à le faire il y a quelques jours, et à regarder ce que cela donne sur les noms et les prénoms recensés dans l'annuaire...


Quantités comptabilisées parmi les 2433 entrées de l'annuaire...

Chez les noms, on observe un phénomène classique des sociétés présentes en Corée, c'est la présence massive des noms coréens dans le top 10. Kim, Lee et Park en sont la conséquence. Il est donc remarquable de trouver des Garcia intercallés, mais ça ne nous étonne pas plus que cela, puisque c'est un nom que l'on retrouve dans les pays hispaniques, mais pas seulement.
D'autres noms à consonnance ibériques sont bien représentée malgré que la société soit à majorité française et nord-américaine. L'influence de l'Espagne et du Mercosur est pourtant indéniable et retranscrite par les Martinez, Silva ou Gonzalez, reléguant les premiers noms purement français à des places accessoires.

Cela dit, il faut prendre en compte la distribution des noms dans les différents pays très au sérieux (on l'a déjà vu pour la Corée) et il est à parier que la dispersion soit plus grande en France que dans les pays hispano- et lusithanophones.

Etant le seul Scherer, mon nom est très loin au classement.

Chez les prénoms, il est là intéressant de noter que les prénoms de tradition culturelle française sont là et bien là. La "domination" dans cette société est directement visible et contraste avec le constat effectué dans les noms. On voit également que ce sont des prénoms de trentenaires et plus encore de quadragénaires qui ont pris le pouvoir, avec des Philippe (27 !) et des Eric, alors que les Laurent, David ou Franck arrivent un peu plus loin.
Si davis et Patrick sont ceratinement largement partagés au-delà de la France, il est remarquable que seul Peter apparaît comme prénom "étranger" dans le classement des 10 premiers prénoms de la liste téléphonique.

Michel et ses 8 apparitions figurent à la 35e place, mais en corrélant avec les Mike (9) et autres Michaël (12), il pourrait briguer une 1ère place si on faisait abstraction des différentes traductions et abbréviations de prénoms dans les différentes cultures.

On peut pousser l'analyse sociologique bien plus loin encore, mais ce serait probablement intéressant de le faire sur des listes fiabilisées et de société plus importantes et encore plus internationales.

Je suis sûr que vos témoignages d'expériences personnelles dans le domaine seraient d'un certain intérêt.

Ciao
MfS

mercredi 5 septembre 2007

Souvenirs du Michigan (2/2)

Suite de mon message du 1er septembre, en référence à mon voyage récent dans le coin de Detroit (Michigan).

Après avoir vus ensemble quelques photos du côté citadin, industriel et spectaculaire en quelques sortes de cette région des Etats-Unis, je voulais aussi montrer un autre aspect. Clarkston est un village magnifique, avec ses lacs, et un petit centre tout à fait sympathique. C'est sans doute ce qui rend les gens aussi agréable, avec bien sûr le côté commercial (business) pour les visiteurs que nous étions...
Plusieurs petits lacs entourent Clarkston.

Ici, le village, avec de larges rues bien sûr, un petit trottoir quand même, et les constructions en briques rouges, comme en Angleterre ou même le Nord de la France.

Le ciel bleu est au rendez-vous, avec en ce Jeudi après-midi du mois d'août, une température lourde aux alentours de 30°C (pas loin de 90°F).


Une petite particularité que nous ne pouvions pas manquer : le siège du journal local, pour ne pas dire du quartier.
Stefan avait été particulièrement impressionné en voyant cette vitrine, il est vrai que les villages ne publient pas vraiment de journaux par chez nous.

Apparemment, c'est une seule personne qui s'en occupe, en mettant à contribution les bénévoles du coin, puisque la boutique semble également servir à d'autres effets.


J'aime bien cette photo du village de Clarkston, parce que la sympathique église blanche ressort très bien sur le fond du ciel bleu profond d'un jour d'été.

D'ailleurs le village en comporte trois en tout, pour différents cultes, ce qui contraste là encore assez nettement avec le paysage et les pratiques françaises.


Notre balade se prolonge ce jeudi, et nous voilà en train de passer à côté de la maison d'un professeur de musique, qui a bien fleuri sa maison.
Je témoigne qu'il enseigne bien, et que son affaire fonctionne, une famille est sortie de sa maison alors que nous passions !
On voit aussi Stefan de dos, dans une tenue estivale.


Et l'heure du retour a déjà sonné. Le décolage de Detroit se fait vendredi soir, dans la pluie et la nuit.
Nous avons même échappé à un tornade qui a secoué le Nord-Est des Etats-Unis et notamment assez sérieusement la région des lacs. Le lendemain matin aux abords du continent européen, au dessus de la Manche, je prends cette photo avec un par-terre de nuages... Il est loin le beau temps des Etats-Unis.

A bientôt pour de nouvelles aventures, ici et ailleurs ;-) !!
Ciao
Mfs

samedi 1 septembre 2007

Souvenirs du Michigan (1/2)

ou Safari Photos & Business au Nord de Detroit

Suite à ma semaine passée du 19 au 25 août dernier aux Etats-Unis, j'ai décidé de publier les plus belles photos, un très bon moyen aussi de les partager avec ceux qui souhaitent les voir.
Un album en 2 parties,
parce que rédiger un tel article nécessite qu'on prenne le temps de le faire.

Place d'abord au voyage, plus de 9 heures d'avion, d'abord vers Amsterdam pour rejoindre Stefan, collègue de l'équipe, employé par le partenaire d'Inergy, pour ensuite voler au dessus de l'Atlantique et rejoindre le continent américain.

Notre avion passe trop au Sud de l'Islande, mais frôle un peu plus tard les côtes du Groenland.
D'abord je rappelle que l'avion vole à plus de 10 km du sol.
On voit sur cette photo la glace qui flotte, des petits icebergs, et les côtes découpées de ce petit continent toujours lié administrativement au Danemark. Une baie glacée et entourée d'une eau encore bien bleue, presqu'autant que le ciel de la photo suivante.


Ici c'est après 5h de vol au départ d'Amsterdam. Au dessus du Canada, les montagnes enneigées et la courbure de la terre au loin. J'aime bien cette photo, qui fait oublier l'ennui dans la cabine, la fatigue qui commence à s'accumuler, alors qu'il y a encore au moins 10h de découverte à venir.
Le calme de ces régions et la beauté des couleurs tout simplement me donnent envie de visiter le Canada.


Arrivés en début d'après-midi, heure locale, à DTW, nous récupérons nos bagages, et allons chercher notre voiture de location.
Ainsi nous partons vers Clarkston, village à une demi-heure au Nord de Detroit, où nous attendent 2 chambres en "Bed & Breakfast", dont je vous laisse découvrir le style plutôt traditionnel ci-contre. La demeure s'avèrera extrêmenent accueillante... (info dispo à la demande)


Voilà la résidence, prise de nuit dans la semaine.
Les maisons du Michigan, comme à beaucoup d'endroits aux Etats-unis, sont en bois, assez peu isolées finalement, mais regorge de charme par leur décoration intérieur et un environnement parfois très agréable. Le village de Clarkston est absolument charmant, des photos à suivre seront là pour en témoigner.
Nos voitures sont garées là sur le parking, avec les occupants des 3 autres chambres et les propriétaires , bien sûr.

Une fois installés, c'est parti pour retrouver notre collègue local Steve et sa famille, dans sa belle maison en forêt. Nous passerons finalement plusieurs fois chez lui, qui fera preuve d'une hospitalité très amicale, avec notamment une petite partie de billard bien sympathique mardi soir dans son bar du sous-sol, devant un écran géant montrant les sports US quotidiens.

Ici avec son fils Thomas, 12 ans.

Steve avait réussi à récupérer des billets pour le match de Baseball de mercredi soir, alors que les Tigers de Detroit devaient rencontrer les Indians.
Cette photo est prise aux abords du centre-ville de Detroit, on y voit quelques buildings assez caractéristiques dans le style.
Le centre-ville n'a pas bonne réputation, et beaucoup de locaux déconseillent à leurs femmes et enfants de le fréquenter hors horaires de bureaux !


Avec Steve au match de Baseball, la photo étant prise par Stefan.
A ce moment, nous n'étions pas encore entrés dans l'enceinte du stade, ce qui se fera de façon un peu plus décontractée que les accès à nos stades de football par exemple (peu de contrôles, moins de barrières) !

Je dois signaler beaucoup de tentatives de nous vendre des billets de façon plus ou moins légales hors du stade par des Noirs probablement désoeuvrés. L'ambiance 'Baseball' commence en fait à se faire sentir à partir de cette photo, à moins de 100m du stade, et c'est là aussi une différence de ce que j'ai vécu dans les villes d'avant-match en Europe.


Et à chaque match (y compris les rencontres entre équipes américaines) l'hymne américain est entonné par un public debout, dont le citoyen Steve, main et casquette sur le coeur !
La jeune femme qui chante se tient face au terrain, et les panneaux électroniques affichent la bannière étoilée qui flotte et provoque le sentiment de fierté des spectateurs.
Phénomène assez étrange, je dois dire, puisque par chez nous on s'exhibe plutôt devant un adversaire, mais là, on se rappelle en quelques sortes de qui on est, ce qui frise aussi un petit peu avec de la propagande politique.

Et c'est parti pour le match du jour, les équipes jouant quand même plus de 160 matchs par an dans ce championnat nord-américain, qui voit souvent des équipes se rencontrer 2x par jour !
Il faut dire que le Base-ball est un peu déroutant, saccadé, et aussi un peu contenu dans sa forme d'expression.
Bref, différent de ce que nous connaissons en France, et c'est pourquoi j'ai trouvé ce match très intéressant, même si les Tigers se sont inclinés 11-8 à domicile, après la neuvième manche.
Le lendemain, il battront les mêmes Indians par 3-1 à la dixième manche, le score étant resté à 0-0 au bout du 'temps réglementaire' !

Voilà pour cette première partie.
A très bientôt la suite.

Ciao
MfS

samedi 25 août 2007

Just a post from the Detroit Airport (DTW)

Petit souvenir en V.O. de mon premier trip dans le Michigan

"Just for fun", I would say, and "for keeping a bit of life in my blog"...

Here I am with my travel in the U.S.. The third time actually abroad, after Boston (June 2002) and New York (July 2005).

Sitting in the lounge of the N.W.A. company, having a glass of white wine from California with Stefan (a kind of colleague), and being connected as it is now like necessary almost from everywhere, is my current situation here in the main Michigan Airport.


After having spent almost 6 days for business (Inergy MDM project - Another good idea for article) and a great week in general, I am also glad to come back to Europe, in a certain extend... I will really enjoy my bed tomorrow, even if it will be just the middle of the day (12pm+).

But that's the way it is !
C'est la vie !

Bye,
MfS

Glossaire alphabétique (2007)

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