ONCE UPON A TIME
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dimanche 12 avril 2009

Le génocide des mouches

Une pensée légère qui touche pourtant à des sujets graves.

Je regardais "J'irai dormir chez vous" dans l'émission où Antoine est au Mali, quand je distinguai une scène dans laquelle un jeune Dogon dort sous une couverture où ce sont posées des dizaines de mouches. Avez-vous déjà noté combien ces 20 dernières années, les mouches ont quitté les villes et se sont raréfiées dans nos campagnes occidentales ?

Quand j'étais plus jeune, quand la journée était faite de tout un tas de petits défis, l'un d'entre eux consistait à attraper des mouches. Et je parvenais certaines fois à faire une razzia, une hécatombe voire un génocide dans une seule pièce de la maison. Je me rappelle notamment d'une journée d'été dans la maison de campagne de mes grand-parents à Hunspach, où j'avais dépassé allègrement la quinzaine de victimes en quelques heures.

Eh bien l'impression que j'ai au fil des années, c'est que ce type de défis, je ne pourrais plus vraiment le relever. Pas seulement parce que ça me passionnerait beaucoup moins où parce que j'habite de plus grandes agglomérations, mais surtout parce que la population des mouches a sensiblement diminué. Dans les sujets connexes, il y a la raréfaction des abeilles qui occasionne au passage une augmentation notoire du prix du miel. Les adaptes l'auront noté.

Quand on s'interroge sur les raisons de la chose, naturellement on est amené à penser à la pollution et au rythme de vie asceptisé de chacun dans nos contrées occidentales. Ces fléaux n'ont pas fini de modifier la face du monde, et ceux qui ne l'ont pas compris se trouveront tout surpris le jour où les conséquences leur exploseront à la figure.
Et soudain, je pense aussi aux millions de pare-brises qui tuent toutes les heures des milliards d'insectes et de petits animaux, et je me demande ce qu'il adviendrait si du jour au lendemain la circulation était coupée pour un certain temps. Le retour à la nature ?
Entre-temps la chaine alimentaire s'est modifiée, et le bon air a quitté nos villes...

De quoi alimenter les discussions de retour de vacances au volant de nos bolides.
Méditez donc un instant la question.

Ciao
MfS

samedi 4 avril 2009

Astrologie

"Ensemble de systèmes de croyances qui repose sur l'interprétation des phénomènes célestes et organisé en vue d'obtenir interprétations et prédictions des événements humains, collectifs ou individuels" (Wikipedia)

Je suis Sagittaire. Ascendant Verseau, paraît-il, selon ce site.
Il dit même "Avec un tel Ascendant, votre comportement laisse apparaître qu'aux yeux des autres, vous êtes idéaliste, altruiste, détaché, indépendant, original, surprenant, doué, contradictoire, innovant, humaniste, sympathique, amical, sûr de vous, impassible, calme, intuitif, créateur, charitable, insaisissable, déroutant, généreux, tolérant, paradoxal, ne supportant aucune contrainte, mais vous pouvez aussi être marginal, résigné, distant, utopique, inadapté, excentrique et froid."
Et accessoirement, je fais le café...

Aussi je trouve que mon chiffre du jour est "541". Je suis épaté !

J'entends parfois ce que nous rabâche la radio et avec les années, je me suis mis à écouter de temps en temps le tour d'horizon des différents signes. Il se trouve que ce qu'on dit sur les Sagittaires ne me correspond quasiment jamais. Etonnemment, je trouve quelques fois davantage de similitudes avec le Capricorne qui est le signe suivant.

Bref, je veux bien rester ouvert à toutes sortes de sciences, mais personnellement je ne crois pas qu'on puisse mettre tous les gens dans des boîtes surtout pas par rapport à leur date et leur heure de naissance. Bien d'autres choses influent sur nous, notre entourage, notre environnement plus général, notre situation de vie, notre passé, le temps qu'il fait (pourquoi pas), etc.

Je crois aussi au bon sens et la liberté de chacun de prendre les meilleurs décisions en responsable, et de ne pas se fier à un schéma prototypé.

Je crois encore que devant l'incertitude de la vie, les gens plus faibles, beaucoup de femmes notamment, ont besoin de savoir où ils vont, où le monde va. C'est compréhensible. Mais de là à se faire arnaquer par du commerce abusif autour de l'astrologie ou de la discipline consoeur, la voyance, il y a un chemin que la raison ne saurait justifier.

Alors si probablement il y a une vraie part scientifique derrière l'Astrologie, j'attends encore qu'on me convainque sur ce qu'on nous raconte dans les magazines et dans les médias... Personne n'a réellement su le faire jusqu'à maintenant.

Que vivent la liberté et... l'incertitude !

Ciao
MfS

jeudi 2 avril 2009

84,6

Le challenge du Printemps.

Ca ressemble à une fréquence radio FM, mais non, c'est simplement le chiffre qu'indique ma balance. Et qu'est-ce qu'elle balance parfois !

Je suis loin de mon poids de forme, et pourtant je cours un peu, je cours toujours. La 20e sortie en un peu plus de 3 mois n'a donc pas suffit à me ramener sous les 80 kgs, puisqu'elle n'a pas su juguler même les réserves soi-disant faites pendant l'hiver. Il faut dire que les restos et les petites sorties se sont enchaînés et que ça n'aide pas. Aussi le boulot haletant et l'ambiance morose relayée par les médias nous précipite un peu plus vers les petits plaisirs d'intermèdes, et... que le résultat est là : le Record.


Il est loin ce 8 juin 2008 où la même balance affichait (fièrement) : 76,6.
Maintenant il reste à exploiter les quelques rayons du soleil qui ont inauguré la nouvelle saison et les températures clémentes pour sortir, mais cette fois avec mes baskets, mon short et mon courage. C'est aussi pour ça que je cours : Rester en forme.

Faîtes en de même et ne vous laissez pas griser par les difficultés qui nous entourent !
Faisons ainsi du Sport et mangeons moins - tout le Monde s'en portera mieux !

Ciao
MfS

dimanche 29 mars 2009

Envie de voyage

Si le voyage forme la jeunesse, il devient aussi l'occasion de changer d'air, de découverte des autres, de réalisation de ces rêves... un billet d'humeur, de souvenirs et d'évasion.

Quand j'aurais réglé quelques problèmes, j'aimerai repartir à la découverte d'une contrée. Quand je pense comme cela, je croirai entendre quelqu'un qui se fait de fausses promesses, ou qui se cherchent des excuses. Eh ben, j'espère que non.
Difficile de caser un congé suffisant ces derniers temps, et ça ne va pas changer tout de suite. Aussi étrange que ça puisse paraître dans cette période de crise aigüe dans mon entreprise comme ailleurs, je suis un de ceux sur qui se concentrent les tâches quand d'autres n'en ont plus. Mais faut-il se plaindre ?

Le 15 août 2002 à Sainte Anne

Toujours est-il que le besoin de changer d'air est profond - la fin du blues hivernal peut-être, la nécessité d'un changement de rythme sûrement. Et à mes instants d'égarement de l'esprit, je pense à ces moments passés sur la plage de Ste Anne, sur la plutôt pacifique île de la Guadeloupe d'alors, ou à cette espèce d'émerveillement que j'avais dans les rues ou sur les toits de New York, ou encore lors de mon passage en Asie en 2005, à la découverte de la Corée du Sud. Les quelques photos que j'ai posées ça et là dans ce billet laissent comme une trace de ces instants perdus...

Le 16 juillet 2005 devant Wall Street

Les idées de destinations ne manquent pas. Et jamais, elles ne doivent manquer pour garder à l'homme sa raison et ses espérances. En même temps, il convient que tout ça n'a de sens que si la concrétisation est possible. Et elle le sera, je me convaincs.
Mais si c'était un besoin de fuite plus profond ?

Le 30 novembre 2005 à Taegu

A ces quelques voyages que j'ai retracés ici, et à tous les autres qui restent à venir !

Ciao
MfS

jeudi 26 mars 2009

Entre La Chapelle et Gare du Nord

Fausse prose parisienne pour une visite souterraine en 5D (l'espace, le temps, voire l'odorat)

Ca fera bientôt 10 ans que de temps en temps, voire assez souvent, je prends ce chemin qui circule sous Paris et que des millions et des millions d'autres ont déjà pris. Des milliers et des milliers (de nombreuses dizaines, j'en suis sûr) l'empruntent même chaque jour, croisant les mêmes personnes assises là, sentant les mêmes effluves nauséabondes de ci de là, et se dépêchant de passer dans cette zone de quelques hectares de surface, dont je m'empresse ce soir de trouver une âme.

Les usagers-clients de la ligne 2 du métro parisien connaissent cette particularité de la ligne pour accéder à la Gare du Nord : soit on sort à Barbès-Rochechouart en utilisant la ligne 4 pour une seule station, soit on va jusqu'à l'arrêt de La Chapelle, un cran plus ou moins loin, et on marche un petit peu dans les sous-sols métropolitains pour rejoindre les Grandes Lignes ou les RERs. Ce chemin alternatif, nous sommes encore si nombreux à l'avoir parcouru aujourd'hui, en sautant dans les escaliers sur la rampe du passage aérien de la ligne 2, pour atteindre les souterrains dont les premières embûches sont un large escalier bétonné, quelques dizaines de mètres plus loin, une combinaison d'escaliers roulants et d'escaliers classiques, puis une barrière de contrôle des tickets de métro. Ca y est, la chevauchée dans le tunnel en faux plat montant peut commencer et le palpitant s'active.

On a déjà passé les refileurs d'annonces pipos, puis les revendeurs de gadgets fluorescents, voilà maintenant qu'on croise le malheureux estropié et ses 2 moignons, puis plus loin un autre barbu assis réclamant l'aumône lui aussi. Ils doivent les connaître, les recoins dans ce passage ! Les odeurs ne sont pas agréables dans ces sous-sols, et à mi-distance d'avec l'accès aux trains, voilà même que les toilettes se manifestent. Pouah ! Vite passées, on s'enfonce maintenant dans les dédales de galeries, d'escalier et de portes dérobées, dont celle de la Police que j'observe du coin de l'œil au cas où de l'action daignerait perturber le brouhaha de la plus grande station européenne.

Ici on croise de tout, de la bande de blacks glandeurs, à la petite chinoise égarée, en passant par des jeunes filles en fleurs piailleuses et multicolores, à des hommes et des femmes d'affaires qui contrastent avec le reste. Là on prend la mesure de la société multiethnique, et de la distance incroyable qui nous sépare du train-train du paysan provincial moyen traditionnel dans sa campagne. Ici, c'est un autre pays, un autre univers. L'individualisme, ajouté d'une atmosphère de brutalité extraordinaire, confère à ces lieux des capacités anxiogènes certaines. Rappelez-vous de ça et de ça.

Quand on a passé le chinois et ses odeurs de cuisines bizarres, il reste une pizzéria moderne, puis quelques décamètres pour arriver à l'accès directs aux quais. On approche du but, la course poursuite atteint son paroxysme, il ne reste certainement que quelques minutes avant le départ du prochain train. J'enfile encore mon ticket de métro pour me présenter devant cet écran magique presque tout jaune qui déterminera encore combien d'escaliers en tunnel je laisserai de part et d'autre pour trouver mon train. Mais avant, j'ai encore un compostage à faire : celui du ticket de train ! Voilà, nous y sommes après 4 ou 5 minutes de course effrénée, l'escalier montant vers le quai et le train, et le retour promis vers la maison...

Quelle péripétie, bien difficile à comprendre pour tous ceux à qui tout ça est bien étranger !

Ciao
MfS

mardi 24 mars 2009

L'Art d'être Stoppeur

Quelques secrets de footballeur aguérri, livrés à la jeunesse d'aujourd'hui.

Comme il est vraisemblable que je n'enfilerai plus de maillot de football en compétition, je me disais qu'il serait intéressant ici de partager quelques secrets d'un footballeur amateur qui a fait ses armes à tous les postes défensifs, mais essentiellement ceux de l'axe à l'arrière.
Dans mon club, la seule et unique U-S-A-Z (dont la série-épopée a contribué à la gloire de ce blog), la tactique classique était le jeu avec 1 libéro et 1 stoppeur. Certains entraineurs se sont essayés à mettre 2 stoppeurs ou, avec des gens d'expérience, de jouer à 2 arrières à plat, mais la configuration tactique classique alstingeoise des équipes dans lesquelles j'ai évolué, comportait un honorable et dédié poste de : Stoppeur.


Le stoppeur au sein de la défense

Ma conception du Stoppeur est celle d'un homme courageux, au marquage strict dans sa zone, près à se lancer quand il n'y a plus beaucoup d'espoirs et qui constitue une muraille notoire aux assauts de l'attaque adverse. Pour les matchs importants ou ceux où l'adversaire direct (l'avant-centre) est reconnu, une concentration maximale est nécessaire avant le match. Attention, on parle ici d'une pression positive, maîtrisée, avec une focalisation de l'esprit sur les gestes basiques mais cruciaux pour l'équipe dans les différentes situations de duel.

Parce que le Stoppeur - et son légendaire n°4 - est un homme de duels, qui connait un défi perpétuel, et dont l'échec peut souvent coûter cher (= un but, voire un carton). C'est aussi un homme de sacrifice, qui ne peut réellement participer au jeu que si sa maîtrise technique est suffisante, sa forme physique supérieure à celle des attaquants, et son équipe suffisamment en confiance pour le faire jouer. Ca ne marche essentiellement que si l'équipe domine ou sur les coups de pieds arrêtés.

Le Stoppeur doit donc être un joueur assez complet, qui ne doit pas trop se faire remarquer, si ce n'est par ses gestes d'anéantissement des attaques et des situations de son adversaire direct, et/ou par sa récupération et sa relance avec sang-froid. Il faut donc être rapide, solide, vif, grand et intelligent. Si en plus on est beau, il faut postuler pour le prochain James Bond...
Contrairement à ce que beaucoup d'entraineurs peuvent peut-être croire, c'est un poste complet, certes physiques, mais qui peut être très tactique et nécessiter une véritable intelligence du jeu.

Afin de contre-carrer les offensives de l'équipe adverse, le Stoppeur est bien inspiré de s'imposer immédiatement par rapport à son adversaire. Un contact physique est souvent nécessaire pour clarifier sa présence et signifier qu'il ne lâchera aucune action. Durer dans ce mode au cours de la rencontre est une qualité particulière qui permettra de museler psychologiquement comme physiquement l'attaquant. L'observation des tendances de l'adversaire est également cruciale. Elle permet au bout de quelques minutes de le devancer et de perputer l'ascendance psychologique en faisant preuve d'une anticipation alliée à une présence physique (toujours le contact). Là, dans cette situation parfaite, l'adversaire perdra pieds.

Evidemment, l'environnement (les autres défenseurs, le contexte du match, les évenéments divers du match, etc.) impacte énormément les différentes situations de jeu et rester concentré sur son adversaire est parfois une gageure vis-à-vis de l'équipe. Surtout quand la condition physique ne suit pas. Alors quelques contournements importants consistent à : parler "intelligement" à son adversaire, toujours paraître solide aux yeux de son équipe, observer et tirer des enseignements, boire mais pas trop, parler mais surtout pas abondamment, ne jamais s'énerver réellement. Une part de Comédie existe également sur les scènes publiques que sont les terrais de football...

Enfin un Stoppeur doit connaître ses limites et ne rien laisser au hasard; par exemple à propos de l'équipement (chaussures, protège-tibias, etc), qu'il soit simple, efficace et en ordre. A ce poste, jouer en "moulés" sur gazon doit être réservé au terrain très dur de l'hiver - jamais sinon.

Quelques grands stoppeurs français que j'ai admirés :
- Patrick Battiston
- Albert Cartier
- Basile Boli
- Marcel Desailly

Au final, chaque Stoppeur à sa personnalité, mais pour ce poste je crois fondamentalement aux valeurs du courage-labeur-voire du sacrifice, de l'intelligence de jeu, et du respect de son équipe. Pas toujours évidemment de nos jours de trouver les gars qui vont bien pour ça.

Ciao
MfS

PS: Une pensée pour mon 1er entraîneur en pupilles qui m'a dit : "En 2e mi-temps, tu prends le 10 et tu ne le lâches plus - où qu'il aille" - à partir de là, on construit une carrière. Si on veut.

PPS: J'aimais aussi beaucoup jouer en libéro...

dimanche 15 mars 2009

Souvenir d'une torchée...

... mémorable !

Les temps sont durs pour le sport collectif français à l'exception notoire des Handballeurs.
Ce dimanche après-midi voilà donc que, dans le cadre du tournoi des 6 nations de rubgy, la France prend une raclée à Twickenham, dans un match important surtout pour la rivalité ancestrale entre les 2 équipes.


Quelques minutes avant le début du match, avec quelques amis collègues, nous voilà pourtant rassemblés dans un pub anglais notoire du centre de la Capitale française : The Frog and the Rosbif. L'ambiance y est habituellement chaude mais festive, surtout que les 2 points focals du pub sont de suivre les équipes de France (du Coq) et d'Angleterre (de la Rose).

En cet après-midi très ensoillé de fin d'hiver, les jolies demoiselles anglaises rares mais très concentrées, sont encore discrètes. Mais ça ne va pas durer puisqu'après des hymnes où la Marseillaise a du retentir jusqu'au quartier suivant et le God Save the Queen est resté raisonnable, le XV de la Rose ouvre le score très rapidement par un essai d'évitement qui nous prend de court. Ca y est les quelques englishs trouvent le moyen de snober les déjà frustrés que nous sommes devenus. Et toute la 1ère mi-temps continuera dans ce cauchemenr sportif, arrosé de "Dark" ou d' "Inseine" et les demoiselles pavoisent de plus en plus.

29-0 à la mi-temps. A part une dérouillée un jour contre les Blacks, je ne me souviens pas d'une telle correction des bleus, sans réaction, sans le moindre point d'honneur dans les 40 minutes. La mi-temps arrive et déjà les sympathiques sujet(te)s de la Reine nous consolent en nous donnant rendez-vous à l'an prochain. Très fair-play, mais en fait vache... très british quoi !


La France ne relèvera la tête qu'après plusieurs minutes en 2e période, et un nouvel essai pris au début. Pfff ! Le calvaire a mis un long temps à s'amenuiser, et il fallut boire encore quelques gorgées et apprécier le spectacle d'un bar un peu transit, un peu déconcentré et un peu en transe pour rester fier dans ses chaussettes. Toutefois, pas de miracle. Finalement, la marque se fige à :

Angleterre 34 - France 10 !

Les Rosbifs ont terrassé les grenouilles, qui étaient plutôt des crapeaux en ce dimanche après-midi. Et ils pavoisent encore dignement mais fermement, sans arrogance mais avec une certaine distance. On sympathise et on oublie.

Un tôle, comme on dit.
Une raclée aussi.
Une torchée. Une sacrée torchée, je vous dis.

Ciao
MfS

jeudi 12 mars 2009

Transmission automatique

Non, ce n'est pas un article "de boulot" sur les interfaces informatiques entre tel ou tel système. Il s'agit de l'avenir de l'automobile et du confort de chacun... Un coup de coeur en fait !

Ca fait de longs mois maintenant que je roule avec ma boîte de vitesses automatique; et cette utilisation intensive conforte mon assez grande expérience déjà acquise des différentes transmissions, que j'ai pu essayer comme testeur occasionnel lors de mon job précédent chez un des leaders mondiaux de l'embrayage et de ses à-côtés.

Comme européen moyen, j'ai bien sûr eu l'occasion de conduire des boîtes manuelles classiques (avec une pédale d'embrayage et un levier de vitesse) - y compris des usées voire dangereuses, mais j'ai eu la chance aussi de m'essayer aux Embrayages Automatiques Compacts (EAC) (sans pédales d'embrayage notamment) et aux Boîtes Robotisées (BVR, cf. les passages de rapports sont gérés par actionneurs) plus ou moins fiables et à toutes les combinaisons plus ou moins probantes de solutions intermédiaires jusqu'à la vraie boîte automatique (intelligente) où le conducteur se concentre sur sa trajectoire et sa vitesse.

Eh bien, comme me le disait mon 1er chef chez Valeo, "on peut se creuser les neurones comme on veut, si tout le monde était comme moi, il n'y aurait bientôt plus que des boîtes automatiques". Et l'assez longue expérience de quelques proches corroborent bien ce point de vue d'utilisateurs : l'automatisme et la simplicité font le confort et le confort c'est la liberté !
Certains comme moi ajouteraient même que "la liberté c'est le bonheur !", mais ça c'est presque déjà un autre sujet.

Bref, on touche à son levier en démarrant et en s'arrêtant ou pour passer en marche arrière c'est à peu près tout. Les boîtes auto modernes sont confortables et ne présentent plus les accoups qu'il y a pu y avoir auparavant. Tester donc une Mercedes moyenne et c'est encore plus flagrant que sur mon bolide déjà assez correct. Et le tout est une question d'habitude.
Alors "Ok", on consomme parfois un peu plus, on use du frein à dose plus intense, mais les bouchons épuisants ou les ralentissements techniques ne sont presque plus que de vieux souvenirs, tant on accèlére et on ralentit simplement. Et les 2 mains restent sur le volant. En cela, et ça n'a pratiquement pas de prix, la sécurité routière en est largement augmentée.

A propos de prix, les surcoûts d'une boîte auto sont encore notoires, mais il est à parier qu'avec le basculement européen qui surviendra à un moment ou à un autre, ils s'amenuiseront de façon intéressante. D'ailleurs l'Europe frémit, et il n'est plus rare du tout de voire une berline voire une sportive avec une boîte auto, même dans la France du bas.

Même si cette incitation peut paraître un peu dérisoire avec le tout électrique qui arrive (mais j'aime à voir), voilà donc une simple expérience de vie qui intéressera peut-être quelques néophytes de l'îlot de résistance européen devant un Monde qui a choisi sa voie à peu près partout ailleurs. Vive la boîte auto !

Ciao
MfS

lundi 2 mars 2009

Thérapie expiatoire

Technique psycho-sportive individuelle couplée à une brève shadokienne ou le masochisme des joggeurs occasionels.

Dimanche 1er mars j'ai bouclé ma douzième sortie de jogging de l'année. Encore 77 sorties seront nécessaires pour faire aussi bien que l'an dernier. Il faut dire qu'un petit problème à la cheville (mais aussi ma virée argentine) m'avait condamné à rester au repos quelques temps après la trêve des confiseurs.

A la reprise, l'effort est plus difficile. Les courbatures ne manquent pas, parfois le souffle est haletant, les jambes - le dos se plaignent à leur manière, en somme l'entraînement fait défaut. Au bout de la 3e sortie sous 2 semaines, le rythme revient et les muscles absorbent les footings pratiquement sans problèmes.

La reprise c'est aussi l'occasion pour moi de mettre en pratique une espèce de thérapie expiatoire, soit une technique personnelle qui porte ses fruits : elle met une raison devant la souffrance physique et fait passer le temps de ces courses de reprises si dures. Cette thérapie consiste à énumérer toutes les gourmandises ingérées pendant la période d'inactivité, incluant boissons alcoolisées, grignotages abusifs, plats savoureux mais trop gras, etc. Si ça ressemble à un dicton shadokien, c'est que c'en est pratiquement un... Si ça fait du mal, c'est que ça fait du bien !


... prenez donc vos baskets et courrez jusqu'à que votre souffle soit court, vos jambes tiraillent, votre dos commence à grincer, votre tête soit lourde, et là criez tout en allongeant les foulées : "Ah ! les bières de ce week-end, et les saucisses-frites avec de la mayonnaise de l'autre soir, et pourquoi ai-je donc repris un croissant au bureau hier matin ?" etc.
Et chaque tension musculaire se voit affecter un plaisir passé, comme une expiation confessionale pour rendre plus léger le coupable pêcheur aux pieds de sa passion.


Et le moins que je puisse dire, c'est que ça marche; la fin de course se passe mieux (enfin c'est l'impression) et les courses suivantes ne nécessitent plus l'acte de contrition du joggeur repenti. En revanche, je n'ai pas encore trouvé comment freiner les envies d'un verre de vin avec une choucroute ou la bonne bière entre amis dans un bar irlandais. Mais on ne peut certainement se repentir de tout !

Ciao
MfS

dimanche 8 février 2009

La fête de retrouvailles Alsting 73

"J'adore les plans qui se déroulent sans accroc", surtout quand c'est dans la joie et la bonne humeur...

Deux mois et demi après les premières idées (fixes) de retrouvailles et conformément aux plans, nous nous sommes retrouvés à 14 sur le parking du Clos du Verger ce samedi après-midi un peu gris de février, à proximité de l'Ecole Primaire que nous avons fréquentée il y a plus de 25 ans.

Ils sont venus, ils sont tous là !
Il y avait là par ordre alphabétique des camarades de classe : Christophe et Barbara, Corinne, Danielle et Tom, John & Tatiana, Josiane & Marc, Martine, Michel, Sandra, Stéphane et Elisabeth.
Tous avaient la grande forme !

Les absents
Seul manquait à l'appel, Eric, aussi connu par ici sous le célèbre de nom de Momo, qui a eu un "empêchement de dernière minute". Egalement manquaient ceux qui n'étaient pas disponibles, comme Alexia, Nicole, Sascha ou l'autre Stéphane, et ceux qu'il était difficile de joindre ou perdus de vue. Nous compterons sur eux à la prochaine occasion (nous y reviendrons) !


"Ich bin ein Alstinger !"
C'est malgré cela avec beaucoup de plaisir que nous nous sommes revus depuis le parking du centre du village jusqu'au café matinal chez Josiane, en passant par le bowling sarrebruckois et le restaurant-buffet chinois. Les souvenirs évidemment se sont mêlés aux histoires de vie, locales ou distantes, aux voyages lointains, de ventes sur eBay, et à la franche camaraderie qui renaît comme si elle avait toujours été aussi active. Corinne dira même : "C'est comme si on était toujours restés ensemble".


Caméra presque cachée au Bowling Arena de Sarrebruck/Güdingen

Le bowling
La cheftaine Josie ayant fini d'attribuer les chaussures de clowns et de ballerines et de constituer les groupes, c'est avec un triomphe inégalé que je remportais le grand tournoi mondial alstingeois de bowling (là aussi, on y reviendra).
Toujours est-il que malgré les groupes, la bonne entente et les discussions croisées ont été remarquables, et pour ma part les revoir tous et rediscuter avec Sandra ou Martine que je n'avais pas revues depuis belle lurette a été un plaisir.
Nous en avons également profité pour compléter l'annuaire de classe qui circule parmi les camarades de l'époque.


Le chinois
Après 2 heures d'efforts intensifs à soulever bières et cocas, pour le réconfort nous sommes allés au "Grand Asia" en ville, toujours en ligne avec les plans militaires conçus par le strict comité d'organisation. Le choix du buffet et du lieu a semble-t-il convenu à tout le monde, et a favorisé les petites histoires et les grandes aventures partagées aux quatre coins de chaque table (ovale). Restera particulièrement dans les mémoires, le récit détaillé et technique (mais aussi moqueur) de Sandra la raseuse d'Apollons, la frénésie de vente sur eBay qui prend Stef et Elisabeth ou encore les souvenirs rocambolesques de John à Etival (attention les yeux, ça colle - Alexia : elle est pour toi).


Tour de table au restaurant “Grand Asia” – Les Alstingeois sont là !


Elle avait tout prévu
Contrairement à ce qui avait peut-être paru dans les emails d'invitation, j'étais loin d'être le cerveau de l'opération. C'était Josie ; et son "after" chez elle et Marc fut également une manière plus sympathique de se quitter. La fatigue eu progressivement le dessus sur plusieurs d'entre nous, et je ne veux même pas savoir comment ont fini les derniers durs à cuire...

Voilà, maintenant il faut faire perdurer les liens du passé que nous avons renforcés notamment par la soirée des Doublés (il y a plus de deux ans) et ce samedi 7 février. Il semble y avoir une piste plus estivale pour une deuxième (ou même une 3e) partie et des activités encore plus sauvages... A suivre.
Ca promet, vivement que ça arrive !

Ciao
MfS

PS : Nous n'échapperons pas aux résultats du bowling et à cette victoire historique. Ci-dessous le début du classement cumulé des 2 parties toutes pistes confondues.

1. Michel 294 (yeah, la preuve que les miracles existent)
2. John 227
3. Stéphane 215
4. Marc 200
5. Christophe 187
6. Tatiana 182 (1ère fille)
7. Corinne 162
etc.


Mais comme chez Jacques Martin, en définitive, "Tout le monde a gagné", tant le plaisir a été de la partie.

samedi 31 janvier 2009

Back to the future...

"Back to the lounge" was already used, so I got another title fitting to the situation...

The big logistics plans are launched to get me "at home" many thousands of kilometers from here, Buenos Aires, Argentina. One more time I sit on a confortable chair of the "salon" of an international airport. This time it is the Ezeiza International Airport.

The last week was full of discoveries and plaisures to be in Summer at the end of January and everything that goes with it. A first time for me. The contrasts in Buenos Aires are particularly interesting. I unfortunately had to finish the journey with a cold due to the freaking air conditionning systems running full power everywhere.

But the smiles and the enthusiasm (even if a bit eratic) of the local people will remain as the good experience of the week. Hopefully I will be back later.

Ciao
MfS

mercredi 28 janvier 2009

Vidéo du moment : In the streets of Buenos Aires

Quelques mots, un petit film, le tout depuis ici - là-bas en fait.

Buenos Aires est une ville de contraste entre des installations ultra-modernes et une précarité voire une pauvreté certaine. C'est aussi le carrefour entre l'Europe et les cultures américaines, entre l'industrie et l'agriculture, entre la beauté des créatures locales et les sinistres loulous de la périphérie, entre la joie et l'enthousiame de ces argentins et le sérieux voire la morosité de tous ceux qui viennent dans le coin (en particulier les européens), etc.

J'aurai peut-être l'occasion de développer ceci au cours d'une expo photos à venir.

Toujours est-il que tout s'est dévoilé dimanche dernier, lors de mon premier tour entre l'aéroport et le centre-ville. Ci-dessous un film de 21 secondes.


Une bien belle expérience encore, qui permet de rompre (un temps soit peu) avec la difficile saison hivernale des lattitudes occidentales, et la passe plus que difficile de l'économie mondiale. Viva Argentina !

Ciao
MfS

lundi 19 janvier 2009

De la célébrité

Les bienfaits et les méfaits du web ou comment je pris contact avec Bernard Werber...

Alors qu'en ce début d'année je venais de faire un petit tour sur plusieurs des liens vers lesquels pointe la rubrique correspondante du blog, je vois au passage que le romancier Bernard Werber (les fourmis, etc.) invite sur son site les gens à dialoguer avec lui et à consulter son profil sur facebook.

L'autre jour, invité par une amie à activer un de ces trucs bizarres de Facebook, je suis aussi retourné sur ma fiche. Et au passage je tente la liaison avec Bernard Werber, admirateur notoire que je suis de l'oeuvre (ex. ah, l'encyclopédie du savoir relatif et absolu) et visiteur assez régulier de son site.

Et voilà 2 jours plus tard, qu'il me confirme notre connexion. Certes, je suis 1 parmi beaucoup, mais j'ai envie de croire que mon commentaire l'a marqué. Peut-être même a-t-il utilisé le lien que je lui envoyais pour consulter ces pages du blog - comme vous !


Voilà donc qu'un homme célèbre (connu de millions de personnes de par le monde) rentre en contact avec moi. A part peut-être le footballeur Gennaro Bracigliano (mais qui doit à peine se souvenir de moi) ou le blogueur J.L. Lemming ;-), je dois avouer avoir peu de contact avec des célébrités. En même temps, ce n'est pas ma tasse de thé, dans cette époque où scandales, moeurs légères, peopleries et conneries ont pris le dessus sur presque tout. Mais quand même...

Bon voilà. Je vais tâcher de lire les 2 derniers bouquins de BW (il me permettra sûrement de l'appeler comme ça) sur lesquels j'ai pour l'instant fait l'impasse au profit de lecture nostalgique dont je parlerai certainement un peu plus tard.

Ciao
MfS

jeudi 15 janvier 2009

France 1980

De la Lorraine à la France, il n'y a que quelques billets... et on découvre la géographie régionale enseignée à l’école primaire Louis Pasteur d’Alsting il y a 28 ans.

Ce cours de géographie de CE1 allait décidément loin. Et je suis encore une fois content et un peu fier de partager ce qu’à 7 ans seulement nous dûmes apprendre et avons retenu.
Le texte est toujours applicable, même si aujourd’hui il conviendrait de mentionner rapidement les symboles de la République, l’Union Européenne ou encore de citer d’autres villes (comme Lille, Nice ou Toulouse). Je m’étonne quand même de l’absence du massif des Vosges, qui auraient permis de replacer les contextes départemental et régional dans celui de ce cours.

Notre pays : la France

La France est située à l’Ouest de l’Europe, à égale distance entre le Pôle Nord et l’équateur, c’est-à-dire à égale distance des régions froides et des régions chaudes. La France est baignée par 3 mers et un océan : La Mer du Nord – la Manche – la Mer Méditerranée et l’Océan Atlantique. Elle est limitée à certains endroits par des chaînes de montagnes : les Pyrénées, les Alpes, le Jura qui la séparent de ses pays voisins.
Quatre grands fleuves coulent en France ; la Loire, la Seine, le Rhône et la Garonne.
La capitale de notre pays est Paris ; c’est notre plus grande ville ; c’est là qu’habite celui qui gouverne, c’est-à-dire le Président de la République, ou chef de l’Etat.
Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Nantes sont de grandes villes françaises.



La carte originale scannée de mon cahier d'écolier.

Voilà qui clôture les 4 premières leçons de géographie de la vie d’un petit alstingeois en 1980.

Les autres cours sont :
- Le village : ses bâtiments, la nature, les responsabilités
- La ville : sa structure, ses activités
- Paris, notre capitale : histoire, activités, monuments
- La côte basse, la côte rocheuse : différents types de relief de bord de mer
- La falaise : à marée haute, à marée basse
- La pêche : divers types de pêche, les ports
- Le port de commerce : rôle, activités

Une bien belle introduction à une discipline cruciale pour comprendre le monde dans lequel nous sommes. Beaucoup des cours que nous avons suivis dans les différentes classes successives ont souvent repris et détaillé ce qu’au CE1 l’instituteur nous avait enseigné.
Those were the years...

Ciao
MfS

lundi 12 janvier 2009

Lorraine 1980

3e épisode d'une série de 4, pas seulement nostalgique, mais aussi admirateur d'une autre époque.

Contrairement aux 2 derniers textes (Alsting, Moselle) celui-ci était simplement polycopié et non manuscrit. Forcément, son contenu risquait de moins nous marquer, mais il ne m’a plus jamais échappé depuis cette époque, et les quelques remarques en témoigneront. Et encore une fois, je dois livrer ma satisfaction quant au style de l’époque : simple et direct et pourtant dense et presque riche pour des enfants de 7 ans.

Notre région : La Lorraine

La Lorraine est située à l’Est de la France, entre les Vosges et le Bassin Parisien. Elle se compose de 4 départements : les Vosqes, la Moselle, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Les villes principales sont Nancy et Metz. La Lorraine n’est pas gâtée par la nature -> Ses sols sont lourds et le climat y est déjà rude. Les guerres l’ont souvent dévastée.

En guise d’illustration nous avions à nouveau à colorier une assez grande page en distinguant les 4 départements et en prenant conscience des multiples frontières qui font de cette région un des cœurs de l’Europe occidentale : La Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Haute-Marne, la Marne et les Ardennes, dans le sens anti-trigonométrique.

Mes remarques de 2009 :
- Nous habitions toujours à « l’Est » de quelque chose, celui de la Moselle, celui de la Lorraine et aussi celui de la France. Si plus tard, je me suis plutôt retrouvé représentant occidental, j’ai été marqué et on m’a parfois appelé « le gars de l’Est » au gré de mon parcours.
- Les Vosges sont bien en Lorraine, malgré ce que croient parfois certains des « français de l’intérieur », parce que le massif montagneux est partagé avec l’Alsace.
- Dans le texte original « Nancy » est souligné, certainement pour indiquer son statut de chef-lieu, et c’est ce que j’ai longtemps retenu. Plus tard j’ai été surpris et mis en défaut une fois sur ce point, alors que j’avais tout intérêt à voir notre « capitale à nous », Metz, être celle de la région. Les rivalités administratives sont passées par là.
- Le côté de modeste de la région devait bien ressortir et ce « pas gâtée par la nature » en est encore la preuve. Lorrains, nous avons une terre et un climat qui n’a rien à envier à personne. Et notre modestie respectable prend parfois le dessus, alors que la région a tout « d’une grande » et qu’il est temps de le faire savoir.

On bouclera prochainement la quadrature par le cours sur la France.
A bientôt pour ça.

Ciao
MfS

dimanche 11 janvier 2009

L'Oise gelée

Toujours l'hiver, toujours l'hiver, toujours l'hiver-er...

Il est rare que je succombe à un même thème 2 billets d'affilée, mais je crois que c'est la plus ou moins consciente fascination qu'exerce la neige et la glace sur l'homme "de chez nous", et moi en particulier, qui nous amène encore au même sujet : ce début d'hiver si normal historiquement sous nos lattitudes, et pourtant si exceptionnel.

Les photos ci-dessous ont été prises ce matin, après mon jogging dominical où se révèlait un paysage quand même extraordinaire pour la Picardie : une rivière aussi importante que l'Oise gelée sur une grande partie des rives compiégnoises. Les premières d'entre elles, un peu en contre-jour, s'inscrivent toutefois en comparaison complète de celles publiées le 2 novembre dernier, les points de vue sont quasiment identiques; allez donc voir.
Les autres sont en bonus.













Une photo-bonus spéciale - petit montage de 2 objets qui ne flotteraient pas nécessairement une autre année.


Je crois me souvenir d'événements aussi importants quand la Sarre se mettait à geler à Sarreguemines, mais c'est l'Est du pays et son climat quasi-continental, alors que Compiègne souffre d'un climat largement plus océanique.
Un peu dommage que la population locale d'ici ne réalise pas toujours la chance qu'elle a de vivre dans cet environnement particulier (les châteaux, la forêt, les rives de l'Oise, un tissu industriel important, etc), que je ne manquerai pas de continuer une fois ou l'autre à faire partager.

Bon dimanche à tous.

Ciao
MfS

PS : Bon anniversaire de mariage à Tatiana et John, pour ce 360e post !

samedi 10 janvier 2009

Ballade à -10

Ca sonne un peu comme un titre à la Hugo Pratt, mais c'est pourtant la réalité isarienne du moment...

-10°C, c'est la température moyenne en ce samedi matin sur les rives de l'Oise. Les quelques marches matinales et du soir entre la maison et le bureau m'ont donné envie d'une sortie au contact de la nature et dans la neige. C'est donc sur les hauteurs de Jaux, à la limite d'Armancourt, que l'aventure nous amène sur les chemins de clairière immaculés du blanc de la neige et du ciel bleu azur. Ci-dessous quelques photos.








La sortie de 40 minutes a été écourtée en raison du froid, mais aussi de la chasse dont les tonerres souillaient le silence relatif de la clairière, sa tranquilité, sa petite vie. Juste après avoir repris mon propre chariot de feu, un caniveau soupirant attira mon attention, pas tant pour sa ressemblance avec des points de vue de séries urbaines américaines, mais par le charme réel que j'ai trouvé à cette petite scène de rue aux abords du village, à quelques kilomètres de Compiègne. Ci-contre la photo, qui ne retrace pas tout, il faut en convenir.

Bel hiver !

Ciao
MfS

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