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mardi 14 avril 2009

A brief history of global ethnology

Or Human social evolution, a quite old article not published until now...

I quite recently heard on the TV an interesting theory I think we can give some credit to, even if it is a little basic and caricatured. Hereafter its main guidelines:
- It seems to be proven that less intelligent people have more children and less money than the more intelligent one.
- A consequence of that is the amount of poor less intelligent people is increasing in proportion to the global populace.
- Another thing is that a part of the money of the richest people is going to the poor to help them survive and avoid them starving.
- And the world is thus becoming less intelligent with the time, as the selective process imagined by Darwin is not working properly here.

I also think that in our western countries, the social cares are so developed that is some cases it is somehow "comfortable" to remain under-educated and earn less money. In some countries like France, you could even think that earning money is a bad thing, and the process to work ourselves higher in the social layers is working the other way around.
Fortunately it is not always the case, but the trend exists.
In addition, generalized poverty is usually going with social instability.

All of this raises the question of the future evolution of Mankind, with an exponential increasing population, an uncertain social level on the globe, and high discrepancies between regions.
And if we consider the current challenges of raw materials and especially power resources, and the already worrying situation there, plus the terrible economical crisis we are all facing now, we can easily understand that another global war might threaten the world soon. Or many local ones in all regions.

However let us still hope for the best...

Ciao
MfS

mardi 7 avril 2009

Excuses au nom de...

Un clin d'oeil politique sur l'actualité française et socialisto-africaine.

Il est souvent difficile pour les étrangers de comprendre pourquoi la France est tant bloquée à tous les niveaux et que les changements sont si souvent douloureux quand ils ne sont pas avortés. Le fait est que tout ça ne s'explique pas très bien, outre un nombrilisme un peu trop développé et un goût pour les coups fumeux politiques de résistance plus que raisonnable. En France, la politique et sa subjectivité traîne une peu partout.

Je souhaiterais donc m'excuser au nom de la France pour cette piètre image qu'elle véhicule à toujours être en grêve de ses services publiques, celle de violence dans ses rues et ses banlieux, à arborer aussi une "arrogante arrogance" à tous niveaux, à croire en un humanisme d'Etat où l'homme n'a que des droits et l'Etat que des devoirs, et à vouloir imposer tout ça au monde entier. Excusez-nous aussi pour cette opposition politique si peu constructive qui brouille le message de la Nation, qui excuse elle-même tous les défauts du pays et de ses ressortissants.
Excusez-nous enfin pour faire croire que le bonheur est dans nos frontières, malheureusement la France a une capacité notoire à rendre malheureux.


Comme je ne suis pas un adepte de la repentance perpétuelle, je souhaite qu'on ne me parle plus de ce message - d'ailleurs je ne l'ai jamais écrit et vous ne l'avez jamais lu ni entendu. Peut-être même qu'il s'auto-détruira.
C'est mon acte solennel d'anti-bravitude (comme dirait quelqu'un).

Ciao
MfS

vendredi 20 mars 2009

Shadoks : Je pompe...

... donc je suis ! (ou mise en garde politico-sociale)

Corolaire de celle qui a ouverte la série et qui est presque la plus forte de toute, la devise du jour est profondément philosophique. Pour nous Français, à la fois si sensibles et parfois si cartésiens, l'hommage au Discours de la Méthode est flagrant.


La contraposée est d'autant plus d'actualité en ce moment, qu'on voit que ceux qui sont menacés de ne plus pomper, ou qui croient l'être, ont une frousse incroyable de ne plus être rien du tout. Car le vide est maudit et le plein est béni.

Oui, nous sommes un peu tous des Shadoks, quand nous croyons devoir nous montrer, ouvrir la bouche ou nous distinguer par un comportement particulier, pour ne pas sombrer dans la masse et suivre le troupeau calmement. Mais parfois beaucoup de Shadoks se distinguent, se singent, et le troupeau n'est plus l'e groupe que les moutons noirs essaient du fuir, mais celui qui se jette unité après unité dans le vide absurde de l'oubli.

Pumpo pumpo pi do... ergo sum !

Ciao
MfS

vendredi 6 mars 2009

Shadoks : Pour qu'il y ait le moins...

... de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les mêmes.

Difficile de faire plus politique que la devise n°6 des Shadoks.
J'ai envie de la mettre en relation avec un billet récent sur la fiscalité et la bière et un autre sur l'actualité Outre-Mer, même s'il faut savoir généraliser le magnifique enseignement de Rouxel. Trouver des bouc-émissaires, et vous vivrez tranquilles. Malheurs à eux, bonheurs à vous !


Et bien sûr, nous sommes tous un peu des Shadoks, quand face aux décisions courageuses, nous choisissons la facilité, quand les plus faibles tombent sous la force, quand le moindre effort devance la justice, quand la lâche subjectivité prend le dessus sur la difficile objectivité, etc.

En même temps, chacun de nous sait aussi se retrouver dans la situation dans laquelle il est le battu devant le plus fort, quand les événements sont incontrollés, quand le pouvoir nous passe au-dessus, ou quand il n'y a aucune autre issue. Et parfois, soudain, les rôles s'inversent et un sentiment de justice s'installe. Pour ceux qui tapent.

Ciao
MfS

mardi 24 février 2009

Le cas des Antilles françaises

J'aurai préféré écrire un petit texte sur une belle victoire lyonnaise sur le Barça, mais comme j'en doute un peu, je me rabats sur un sujet de discussion qui s'est imposé par les médias...

Il faut prendre toutes ses distances avec toutes les niaiseries qui peuvent parfois circuler sur le web, mais quand les messages vont à contre-sens de l'avis général que relayent des médias qui frisent quand même souvent démagogie et subversivité en France, il est intéressant de prendre en compte. Bien sûr il faut savoir garder ses distances, ce que je préconise à la lecture du texte suivant qui m 'est arrivé ce soir et qui traite plus spécifiquement du cas Guadeloupéen.

Cela dit il est intéressant d'entendre un autre son de cloche, qui corrobore beaucoup de choses qu'on subodore quand on connaît un peu la situation locale.
Let's see and think bout it.


« Petit coup de gueule contre la désinformation des médias en métropole.
Sous le couvert de la vie chère et autres, voici le slogan scandé pas les manifestants antillais :




LA GWADELOUP EST A NOU,
LA GWADELOUP EST PA TA YO (...) !!!!


Petite traduction : "la Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n'est pas à vous" ; pas besoin d'explications pour savoir qui sont le "nous" et qui sont le "vous" et pour comprendre le climat de tension.
Il faudrait aussi arrêter de « victimiser » les manifestants qui sont tout de même à l’origine de la grève et les instigateurs des violences (coup de feu, passage à tabacs, intimidations, racisme). L' Etat de la société Guadeloupéenne est le fait des Guadeloupéens, pas des métropolitains qui, pour leur grande majorité, ne sont que de passage.


Pour votre simple information, voici quelques élements de fait, que se cache bien de vous dire les syndicalistes Guadeloupéens.
- En Guadeloupe, les entrepreneurs ont droit à la Défiscalisation : - 35 % de tout ce qu'ils achètent pour le compte d'une société. Ces 35 % sont payés par l' Etat, donc vos impôts.
- En Guadeloupe, vous avez possibilté de contracter un crédit si vous êtes RMIste.
- Le parc automobile est l'un des plus récent de France. La concession BMW de Guadeloupe a été en 2006 la 1° en Europe pour le nombre de voitures vendues. Les vendeurs ont été reçus à Munich pour être récompensés. Pour information, la BMW la moins chère vaut près de 27 000 euros. Avez-vous une voiture de ce prix là ?
- Les routes sont en meilleur état qu'on peut penser en Guadeloupe, mais le nombre considérable de gros pick-ups et autres 4X4 à 35 000 euros laissent à penser le contraire.
- Les syndicalistes clament haut et fort que la Guadeloupe est sinistrée par le chômage, mais si les entrepreneurs Guadeloupéennes commençaient à déclarer leurs employés et payer ainsi les charges salariales, les chiffres du chômage baisseraient considérablement. Il y a du travail en Guadeloupe mais la plupart sont enregistrés comme chômeurs ou RMIstes et « jobbent » à côté.
- La Guadeloupe est sale par le fait des Guadeloupéens. La Pâques est la plus importante fête de l'année. Toute la Guadeloupe se retrouve pendant 3 à 4 jours sur toutes les plages de l' île. Résultat: des semaines pour les nettoyer. Sont laissés sur le sable ou même dans l'eau : gamelles, vieux frigos, sacs poubelles, vieux canapés, télés, tables, etc.
- Les constructions illicites sont légions en Guadeloupe. Pas de cadastre, donc pas d' impôt foncier ... malins, les gars !

- En ce moment , il n'y a plus aucune revendication sociale ou salariale, les slogans sont orientés sur la lutte des noirs contre les blancs. Allez donc sur
Dailymotion, tapez « elie domota » dans la barre de recherche et écoutez les menaces de mort qu'il profèrent à la télé contre ceux qui s' opposeraient à ses camarades syndicalites.
- La plupart des syndicalistes qui mènent le mouvement et les actions "coup de poing" sont fonctionnaires d' Etat et/ou territoriaux. Ils bloquent une économie certes fragile car insulaire, mais ils ne risquent nullement de perdre leur propre emploi. Ils revendiquent une hausse du pouvoir d' achat; leur méthode : asphixier l'économie de l'île pour contraindre les intervenants à céder. Ca laisse rêveur quant à leur vision de la vie...
Pour avoir plus d' argent, détruire son outil de travail... qu'est-ce qu'ils sont drôles !
- Ces mêmes syndicalistes, qui menacent les gérants de stations services pour les faire fermer, se présentent aux stations réquisitionnées pour avoir de l'essence car leur emploi leur permet de percevoir de l'essence.
- Lors des mouvements de décembre 2008 relatifs au prix de l'essence, les barragistes refusaient de laisser passer les infirmières métroplitaines qui se rendaient à leur hôpital. En revanche, ils laissaient passer le président de la société "Miss Guadeloupe Conquest", car il devait se rendre à une émission à deux balles sur Canal 10 (chaîne locale). Le pire dans tout cela c'est qu'il s'est vanté d'avoir pu passer tous les barrages juste par le fait qu'il dirige un comité de Miss guadeloupéennes... C'est sûr qu'entre la santé de leur « peuple » et les courbes de leurs « Miss », le choix est vite fait.
- La Guadeloupe est le 2° département le plus criminogène de France (tous départements confondus). Pour savoir qui commet les viols, meurtres, et autres crimes, ne cherchez pas, ce sont des Guadeloupéens pas les « blancs ».
- Sur 35 communes gérées toutes par des Guadeloupéens, sans intervention des "méchants blancs", près d'une trentaine sont sous tutelle de la cours de comptes en raison des déficites abyssaux. Pour exemple, la commune de POINTE NOIRE (7500 hbts) a eu, à sa plus belle époque, près de 350 employés communaux tous services confondus. Je vous laisse imaginer ce qu'il devait en être pour les communes de 25 000 ou 40 000 hbts.
- A DESHAIES, il existe un individu qui depuis 2007 est salarié à ne rien faire car étant chauffeur de camion-poubelle pour la commune, et cette fonction n'existant plus car reprise par une boîte privée, il a été mis près de deux ans à lui retrouver une nouvelle fonction communale.


- Le collectif s' appelle « Lyannaj Font Profytasion ». Pour une fois ils ont bien choisi leurs mots , car la « profitation » ils connaissent ça sur le bout des doigts. »



Ce n'est pas toujours socialement ni politiquement correct, il faut le reconnaître, mais si seulement la moitié des affirmations qui se sont succédées sont vraies, c'en est déjà trop.

A vrai dire, ce conflit ressemble davantage à une recherche d'autonomie et une crise sociale et identitaire, qu'à des problèmes économiques insulaires (même s'il en existe). La population locale rebondit surtout sur la faiblesse d'un Etat amené à distribuer de l'argent (qu'il n'a pas, en réalité) pour calmer les gens (et les profiteurs), plutôt qu'il aurait de montrer la voie de l'effort vital pourtant nécessaire.

Un reflexe de survie serait à mon avis d'aborder le sujet de face : les Antilles françaises n'apportent quasiment plus rien à la République. Elles reçoivent des millions et des millions, ce qui déséquilibre notoirement l'économie de la Région - et engendre des trafics et des tensions qui sont des cercles vicieux infernaux.

Le sujet à mettre sur la table est donc : l'Indépendance (sujet forcément douloureux) - ou au moins une Autonomie accrûe, contre des efforts de réindustrialisation, de développement de l'agriculture locale, de suppression des monopoles ridicules, de réduction de la voilure de l'Etat, etc.

Mais nous pouvons douter que les fiers français adhérent, pour preuve : 8 sur 10 soutiendraient ce conflit. Tout ça, pour le bonne santé de notre déficit galopant et la chute inéxorable des services d'Etat sous quelques années...

Ciao
MfS

samedi 17 janvier 2009

Bons voeux pirates

Après mes voeux, je partage ceux d'un "illustre inconnu imaginaire" qu'on aura quand même vite reconnu.

Aujourd'hui j'ai vu passé ça dans ma messagerie, et si le scénario est un peu partisan et caricatural, la fresque est néanmoins intéressante...
Ecoutez la Marseillaise et prenez-en connaissance :

(ci-dessous le texte en intégralité dans lequel je n'ai que déguisé les mots qui sortaient de la bienséance de rigueur)


LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SOUHAITE SES BONS VOEUX AUX FRANÇAIS


"Françaises, Français
mes chers compatriotes
2008 s’achève et, lorsque je fais le bilan de cette année, lorsque je considère tous les événements qui se sont produits, les transformations de notre société que j’ai tenté d’apporter depuis mon élection (je vous rappelle que c’est vous qui m’avez élu en mai 2007), je me dis que les français sont d’éternels insatisfaits et que, quoi que l’on fasse pour eux, il y en a toujours 50 % de mécontents, le reste n’étant pas heureux non plus.

Même si j’ai parfois un peu dérapé, j’ai voulu que notre pays entre dans la modernité.
Alors, Carla et moi, avons décidé de vous offrir le plus beau cadeau de Noël que vous semblez appeler de tous vos vœux : je vous présente ici ma démission de Président de la République Française.
J’ai décidé de partir au bout du monde, avec Carla et toute ma petite famille, notre "bling bling" qui vous fait tellement rigoler, ma Breitling à 58.000 € et tout le reste…

Je vais vendre mon magnifique appartement de Neuilly que vous aimeriez bien posséder, et je vais vivre avec l’argent qu’il me rapportera ainsi que des retraites que je vais toucher de mes précédentes fonctions.
Nous bronzerons nos corps de riches sur les yachts de Vincent (Bolloré), nous irons visiter à nouveau les Pyramides en compagnie de notre ami le roi du Maroc. Ainsi je ne vous entendrai plus me casser les oreilles avec vos éternelles jérémiades.


Je n’aurai plus à m’occuper de tous ces c*nnards d’étudiants encapuchonnés et toujours prêts à casser du CRS et du Ministre de l’éducation.
Je n’aurai plus à serrer la main de tous ces guignols de syndicalistes qui empoisonnent tous les français avec leurs grèves à répétition, avec leur seuls 7 % de syndiqués, qui croient qu’ils ont la solution à tous les problèmes actuels mais qui refusent de participer à la modernisation de la France au nom d’un sectarisme archaïque.

Je ne verrai plus les tronches des socialistes toujours prêts à défendre les sans-abris mais qui, eux (les pauvres !) habitent Place des Vosges.
Je n’aurai plus à m’emm*rder avec des chinois constipés par leur riz mélaminé.
Fini de me laisser empoisonner par tous ces penseurs qui veulent faire croire aux français que notre pays est une dictature, un pays où la police est présente partout et prête à casser de l’immigré, mais qui gueulent sur l’absence de flics dès qu’on touche à leur bagnole ou à leur portable.


Finies les grèves de la SNCF et de la RATP déclenchées pour une minute de travail en plus (payée double qui plus est) et dont les salariés voyagent gratuitement sur toutes les lignes à longueur d’année et de vacances.
Terminés les journalistes qui passent leur temps à critiquer mon train de vie (ils voudraient bien avoir le même !) mais si heureux que je les emmène balader aux quatre coins de la planète aux frais du contribuable.
Alors je pars et je vous laisse dans la m*rde que vous avez vous-mêmes ch!ée.


Débrouillez vous avec Aubry, la CGT, la Fédération des Parents d’Elèves, les heures sup’, le chômage, la retraite à 55 ans, l'ouverture des magasins le dimanche, le sida, EDF GDF, le Dalaï-Lama, BHL et Fabius.
Tant pis pour Canteloup et Ruquier…
Arrangez-vous avec le prix du pétrole qui va bientôt repartir à la hausse, la récession qui vous guette, vous qui êtes si malins d'avoir cru pouvoir placer votre argent mieux que votre voisin de palier et qui demandez aujourd’hui à l’Etat de "re-caver" vos pertes en les déduisant de vos impôts !


Demandez aux socialistes, à Ségolène Royal, Madame "Je-sais-tout-sur-tout-et-vous-offrirai-la-belle-vie-si-vous-votez-pour-moi-bonjour" et son "désir d’avenir" définitivement embourbé dans le passé sans espoir de retour.
Demandez leur de vous faire travailler moins et gagner plus, de rétablir enfin la démocratie dans notre horrible pays, de combler vos fins de mois difficiles et de vous payer vos prochaines vacances en Martinique (tiens, je les avais oubliés, les assistés des DOM-TOM).


Demandez leur de prendre leur argent aux riches pour le donner aux pauvres que vous êtes forcément, puisque vous voulez devenir riches.
Et quand les riches seront devenus pauvres (mais les pauvres pas riches pour autant…), moi je serai loin et HEUREUX, sans vous bien sûr, vous qui avez souhaité mon départ avec tant de ferveur.
Mes chers compatriotes, je vous souhaite une année 2009 de m*rde que vous avez cherchée et que vous avez enfin."


Oups... sans autre commentaire.
Bon week-end quand même.

Ciao
MfS

mardi 13 janvier 2009

Les limites du slogan

Le retour de la politique sur le blog, directe, engagée, parfois à contre-pied, voire dans la dérision, mais pas vraiment unipartisane.

« Travailler plus pour gagner plus » est une des formules marquantes mises en avant par l’actuel Président de la République alors candidat. Cette petite épiphore se base sur une logique naturelle très cultivée par les valeurs judéo-chrétiennes, qui consiste à récolter davantage de ce qu’on a semé et labouré en plus.

Dans le contexte politique de l’époque, ce slogan consistait à s’opposer au schéma des « 35 heures » mis en place par la gauche, qui porte à peu près le message contraire : « Travailler moins (pour gagner autant) ». Cette réforme de la Réduction du temps de travail (RTT) menée entre 2000 et 2001 était anachronique et illogique à l’heure de la Mondialisation accélérante, d’ailleurs aucune autre nation ne s’y est trompée, parce que faire porter sur l’Etat donc les générations futures le confort des générations actuelles est une erreur lorsqu’on a une dette et une compétitivité déjà grevées par ailleurs.

Il fallait donc contre-balancer l’erreur historique par une démarche simple et lisible et c’est donc l’accroche « Travailler plus pour gagner plus » qui a rassemblé les suffrages. Il avait surtout l’avantage de ne pas démonter complètement les « avantages » des « 35 heures » en les utilisant comme levier pour la majoration des heures supplémentaires, sans non plus démanteler le dispositif des jours de « RTT ». Bref, du gagnant-gagnant, mais s’appuyant sur un passé bancal.

Au delà de cette 1ère problématique, le risque s’inscrit aussi dans le combat politique acharné d’une gauche et d'une opposition critiques, qui s’attaquent à ces limites et n’hésitent pas non plus à affronter la logique en tant que telle en discréditant l’idée que porte le slogan. L’opposition parlementaire se retourne d’une certaine manière contre les valeurs de la logique et de l’histoire.

Enfin, une autre limite du slogan est contenue dans celui-ci : On ne peut gagner plus, que si on parvient effectivement à travailler plus. Or, actuellement sans croissance, les entreprises ne travaillent pas plus.

Une affiche qui interpelle, et qui semble dater plus qu'elle en a l'air...

L’histoire nous montrera ce que l’opposition en quête de pouvoir national osera proposer, et il est possible qu’elle ait tendance à réagir en appuyant sa stratégie sur des principes illogiques et non naturels, peut-être en rétablissant de ces dispositifs douteux qui malgré l’échec collectif restent ancrés comme positifs chez beaucoup de concitoyens.

En somme, si la majorité parlementaire d’aujourd’hui a pris des risques, elle n’a peut-être pas mesuré l’ampleur de ceux-ci dans une société où la presse sur-médiatise les idées simples et ne relaye plus les explications détaillées et les valeurs de nos nations noyées dans la Mondialisation. Que les nouvelles générations d’hommes politiques en tirent les leçons idoines.

Comprenez pourquoi je n’aime pas trop ce type de slogans réducteurs, mais que j’aime mieux les explications basées sur des valeurs et la vertu (voir la devise du moment).

Pour finir, comme le veut la formule des donneurs de leçons ;-) : A bon entendeur…

Ciao
MfS

samedi 20 décembre 2008

Les sous-doués font de la politique

C'est le nom du spectacle vu ce soir à Paris au Théâtre des 2 ânes, après celui de Compiègne le mois dernier.

Après 5 septennats ou plutôt 7 quinquénnats, une célébration politico-comique se prêtait bien à cette fin d'année pseudo-festive. C'est donc dans l'antre de Jacques Mailhot que le spectacle s'est tenu, non pas le mien, celui des chansonniers, à cheval entre la génération Grosses têtes et celle des Laurent Gerra et Anne Roumanoff. Voyez plutôt le programme de déclinaison de l'actualité politique de façon satirique et comique décrit avec attention ci-dessous :


Jean-Pierre Marville (le maître de cérémonie) - Tout le monde en rang
Marion Posta (très bien et super sexy) - Hommage à Maurice Fanon
Régis Mailhot (fils de son père, je présume) - Le Pion face aux Redoublants
Jean Amadou (le dinosaure géant) - Le maître absolu
Florence Brunold (un vrai talent) - Une nana chez les cancres
Thierry Rocher & Patrick Font (duo télévisuel) - Morale, civisme et savoir-faire
Entracte
Marion Posta et Florence Brunold (en duo féminin musical) - "les demoiselles de l'homme fort"
Pierre Douglas (incontournable) - Le chasseur de perles
Final avec les têtes pensantes du "Lycée Sarkouillon"

C'est donc dans ce repère de la satire politique qu'est passée mon après-midi, bien placé (au 6e rang au bord de l'allée centrale) accessoirement à côté du célèbre "gendarme Merlot" Christian Marin (remember) et sa femme, plus tous jeunes non plus. L'ayant reconnu immédiatement, j'ai failli toute la soirée demander un autographe, mais pris dans le spectacle je n'ai finalement pas ruiné leur pseudo-anonymat tout en prenant une photo à la sauvette. C'est presque Pierre Douglas qui aura fini par faire l'entremetteur, quand je me levai poliement pour laissant Chistian Marin et sa femme reprendre leurs places après un entracte tardif (ils sont allés dire bonjour à Jacques Mailhot à l'étage), il interpella et lâcha une bourde visant "Merlot" et moi-même (par erreur) du genre : "En retard au début OK, mais à l'entracte alors là... ah les 2 mecs en plus !". Mon quart de seconde de célébrité !

Ce n'est d'ailleurs pas ma première au fameux théâtre des 2 ânes, et je dois dire que la première fois j'étais à quelques rangs de Max Gallo, c'était un dimanche après-midi de printemps de mai 2006.
A part moi, le Président Sarkozy, le Gouvernement, La Majorité et l'Opposition en prennent pour leur grade, avec Ségolène Royal et Rachida Dati en bouc-émissaires spéciales, alors que les extrêmes sont plutôt épargnés. La crise n'est pas oubliée, et le bon contribuable retraité, public habituel des "2 ânes", en a pour sa place; aux alentours de 40 euros quand même.

Bref, un bel après-midi que nous avons bien apprécié dans une humeur qui a réellement permi de se détendre les neurones. Spectacle à voir pour les amateurs du genre.

Ciao
iii MfS iii
alias P35!

samedi 6 décembre 2008

Portrait de St Nicolas

C'est la Saint Nicolas, l'occasion d'un portrait dans une série dont la dernière instance était celle d'un grand acteur, mais qui avait aussi abordé la politique avec un tout autre homme.

Les derniers mois d'actualité ont mis en avant les institutions et la politique internationales, et la France a été bien présente grâce à un homme qui a changé la manière de gouverner dans le pays, et qui, dans son style caractéristique, a déjà démontré des qualités historiques dans biens des domaine. La fête des enfants est l'occasion d'un portrait entre un style Andy Warhol, un conte à l'eau de rose, et les plus grandes épopées napoléoniennes, et il est consacré au plus grand d'entre eux : Nicolas Sarkozy.

"De son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane, Sarközy de Nagy-Bocsa, né le 28 janvier 1955 à Paris (17e arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française et coprince d'Andorre depuis le 16 mai 2007.
Il a précédemment occupé les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de président du conseil général des Hauts-de-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l'Intérieur et de ministre de l'Économie et des Finances."


Ca suffira pour les présentations officielles.
Depuis son ascencion fulgurante sur l'échelle des responsabilités, l'homme d'Etat est passé en 10 ans du quadragénaire aux dents longues à la star internationale de la politique, que 60% de la France ne manque pas de critiquer voire de rejeter de dégoût, mais dont 80% du Monde se demande encore à quoi il carbure avec un brin d'admiration. Après les sombres années chiraquiennes, il fallait bien ça pour remettre la France dans la cour internationale, même si les positions précipitées, les attitudes diplomatiques en yoyo et les succès mi-figue mi-raison en mitigent fondamentalement l'efficacité.

Toujours est-il que je vois les facettes multiples de notre cher Président accompagné de la princesse Carla se décliner en des attitudes napoléoniennes, impériales et arrogantes dont la France sait si bien se targuer, au chef révolutionnaire ché guevarien sonnant la révolte face un monde qui part en sucette. Et de l'audace il en faut pour briller sur cette scène internationale qui ne manque pas d'étoiles filantes, et Nicolas en regorge, armé de son courage pour affronter Human Bomb, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Vladimir Poutine ou la méchante crise-financière-qui-vient-des-Etats-Unis-où-tout-à-commencer.

Premier Président de la Ve République Française à porter un nom d'origine étrangère, Saint Nicolas Sarkozy se présente donc au monde en grand réformateur d'un pays enlisé dans sa résistance au changement, aveuglé par les chants internationalistes et pourtant si refermés sur eux-mêmes. La réalité est certes plus contrastée et plus complexe, où les réformes minimisées succèdent aux actions d'une politique ultra-sociale et des positions anti-libérales voire anti-capitalistes de plus en plus prononcées. Saint Nicolas est en fait un opportuniste, comme l'a été son prédécesseur, mais avec un côté rock star de la petite cinquantaine.

Nicolas Sarkozy ne laisse donc jamais indifférent et marquera ainsi indéniablement l'Histoire de la France, de l'Europe et du Monde pas ces côtés très franchouillards, et je soutiens que c'était le seul choix possible pour un pays qui se cherche un souverain un peu prolétaire, un peu starifié, avec pleins de défaut, et contre qui il peut râler, s'opposer, manifester, bouder en haussant les épaules, jouer de l'injure, mais finalement se sentir fier d'avoir existé.





Il est temps maintenant d'aborder la trêve politique de Noël, malgré l'actualité qui nous rappelera chaque jour qu'un nouveau monde est à notre porte, mais que notre galère nous y amène bien difficilement...

Très bonne Saint Nicolas !

Ciao
MfS

jeudi 4 décembre 2008

La question du jour

... question d'actualité, question de politique nationale mais pas seulement, question de société aussi... et coup de gueule sûrement.

Un nouveau plan de relance anti-récession très important qui s'additionne aux milliards prêtés aux banques, qui s'ajoutent à la multitude de prestations d'aide régulières et exceptionnelles, l'Etat débourse et n'investit finalement que très peu avec retours garantis. Et qui va payer ? Les contribuables. La petite part de vrais contribuables (qui diminue), leurs enfants, les enfants de leurs enfants, etc.
Quel délire.

La question est donc : Quand l'Etat arrêtera-t-il de donner l'argent qu'il n'a pas ?

Autrement dit : Quand arrêtera-t-on enfin de creuser le déficit de la France ?
Ce pays est probablement le leader mondial de son domaine : le Socialisme d'Etat, et pourtant le bonheur de ses citoyens la fuit. La recette est donc mauvaise, et les contre-exemples existent.

Le pire c'est que rien ne fait reculer l'esprit démagogique qui veut qu'on aide des gens et des institutions pour le principe sans exiger de contre-parties, sans remettre de l'ordre dans le fonctionnement. L'Education Nationale est un exemple catastrophique dans ce domaine (toujours plus de moyens, toujours moins de résultats), mais les différentes prestations sociales aux "sans papiers" ou familles nombreuses sans revenus ne sont pas mieux, par exemple. La charité OK, le délire humaniste : NON !

La démagogie ce n'est pas de demander à la responsabilité.
Ca c'est la démocratie et la liberté.
Réagissons.

Ciao
MfS

jeudi 27 novembre 2008

Libéralisme... et Projets

Encore quelques réflexions sur l'actualité financière et économique du moment. Avec quelques exemples piqués du quotidien.

A l'heure où le libéralisme et ses soi-disant tendances les plus néfastes sont fortement critiquées dans la classe politique, il faut se rappeler que :

- Libéralisme = loi de l'offre de la demande + responsabilité individuelle (davantage que collective)

- Responsabilité individuelle => récompense au mérite et à la prise de risque, mais aussi le fait d'assumer les échecs individuellement.
Elle est également un vecteur notoire de l'émancipation de l'homme par ses entreprises.


Les grandes organisations complexes, si elles sont souvent nécessaires aux entreprises, ont tendance à diluer les responsabilités et à les noyer dans un collectif où plus personne n'est engagé. Ce manque d'autonomie et de liberté est alors, d'après moi, une clé dans la démotivation des gens.
Exemples flagrants : les services publics, les grands groupes, etc.

Le fonctionnement par projets permet d'ailleurs de contrer les effets négatifs des grandes organisations donnant des responsabilités échelonnées et variables selon la position des hommes dans le contexte des différents projets ; bien utilisé, il permet à des structures de suivi (ex. comités, commissions) d'exercer leur autorité sur des groupes de personnes qui jouent de leurs initiatives dans espace de liberté prédéfini.

Dans ce qui est décrié aujourd'hui dans les médias, ce n'est pas tant le libéralisme qui en cause, c'est son application très partielle autour de la responsabilité. Voir définitions ci-dessus.
Si des banques font des choix stratégiques misérables, c'est la direction stratégique qui est en cause. Ce n'est d'ailleurs pas forcément les traders eux-mêmes, quoique dans ce domaine la part de stratégie imposée, de feeling et d'autonomie est sûrement floue.

Toujours est-il que le libéralisme voudrait que les responsables des banques paient au juste degré de leurs tords. En faillite, les banques devraient disparaître sous la responsabilité de leurs dirigeants. Mais si elles disparaissent, nos économies en font de même, à part pour les capitaux garantis par l'état ; qui est lui-même à sec.
Très peu de banques ont disparus dans le monde depuis le début de la crise financière, il y a 2 mois environ. C'est notamment parce qu'on n'applique pas la théorie jusqu'au bout.

A propos de la régulation financière dont on nous parle, si pour partie elle couvrirait un vide de clarification des responsabilités, pour l'autre elle diminuerait la marge de manœuvre dans certain domaine. Mais l'application du libéralisme en soi n'est pas en cause. Je pense même plutôt que c'est le contraire : pour exercer des responsabilités, il faut qu'il existe des règles. ET là, c'est la raison qui doit être le juge de paix.

Bref, pas tout à fait d'accord avec la vision simpliste sur laquelle surfent certains en ce moment, qui se place en révolutionnaires dogmatiques plutôt qu'en responsables.

Ciao
MfS

lundi 24 novembre 2008

P.S.

Un post court, presque comme un post scriptum, pour parler de l'actualité politique du moment en France.

"P.S. = Parti Suicidaire", c'est ce que titrait Libération ce matin.
Ce parti politique n'a pas été capable de se trouver un chef reconnu durant le processus normal de sélection, pourtant qualifié de très démocratique. Peut-être parce que les raisons pour lesquelles cela s'est avéré sortent du cadre purement objectif.

Disons que je trouve ça "pas bien" et "bien" à la fois.

"Pas bien" : Parce que, dans la forme, le vote démocratique des militants à la Rose a échoué, avec les partisans de Royal qui crient à la tricherie. La démocratie est également affaiblie dans la mesure où le Pouvoir n'a pas de contrepoids réaliste ; il me semble que toutes les oppositions au Pouvoir sont très peu crédibles dans leurs postures. Dans le fond, les "Socialistes français" n'ont toujours pas fait le pas hors des idéologies de la gauche dure devenue très minoritaire dans toute l'Europe. Toute, non. La France résiste sous la houlette des O. Besancenot, J.L. Mélenchon, B. Hamon et autre H. Emmanuelli et je ne parle que des plus connus.

"Bien" : Mieux vaut ne rien entériner. Précisément parce que la social-démocratie n'a pas pu (ou su) vaincre au PS, et le dogme historique résiste plus que jamais. On continue à nous parler de recettes qui n'ont marché nulle part et qui vont contre la liberté d'entreprendre et de réussir, contre l'émancipation de l'homme : le tout Etat, l'ultra-assistanat social, l'anti-réformisme d'un Etat hyper-déficitaire, ou l'attitude d'opposition systématique d'un gouvernement qui fait une politique de centre gauche (d'après Eric Besson, un de ses ministres qualifié de "traître").

Soyons clairs : faire du social nécessite de lever de l'impôt.
Pour ça, il faut une activité économique soutenue, ce qui n'échappera à personne n'est pas le cas actuellement ni pour les prochains mois.
Pour que l'activité soit soutenue, il faut des Industries et des Services qui fonctionnent. Et ce n'est pas le cas, d'autant que sans Industrie, il ne peut y avoir raisonnablement de Services.

Bref, pour faire du social, il faut des Industries.
Et pour le coup, la Gauche n'est que partiellement responsable de cette situation qui veut qu'on ne développe pas assez vite les nouvelles technologies ou les industries vertes sur le territoire français. Et que fait-on pour maintenir les plus puissantes des industries, celles de construction (automobile, aéronautique, navale) ?

Si le P.S. est hors du coup, il faut au moins que les partis au Pouvoir prennent conscience de ça. Même si la partie est actuellement difficile, les décisions d'aujourd'hui créeront les conditions de demain ; et il s'agit de ne pas se tromper.

Selon la formule consacrée : "A bon entendeur, salut !"

Ciao
MfS

dimanche 16 novembre 2008

Chez F.-O.G.

On continue dans la mouvance politico-sociale du moment pour compléter une petite série des émissions télé de qualité que je n’avais de fait pas tout à fait terminée.

Souvent le week-end, j’en profite pour regarder les émissions politiques, en plus que de visionner certains de mes enregistrements de la semaine. Il s’avère qu’avec les années, je dois dire me méfier sensiblement des magazines politiques de plus en plus orientés « people », de plus en plus polémiques, et, sur Canal+ qui a le mérite de les positionner aux heures de grandes écoutes, le ton subversif (sous prétexte d’investigation et de liberté) tourne à la manipulation d’opposition bien trop facilement.

En résumé, il n’est pas facile de se trouver plongé dans une émission d’information qui plaît, qui ne sur-exagère pas et qui donne la parole à tous, sous forme de dialogue et d’ouverture. Et bien, l’un de ceux qui le fait le mieux à mon sens, c’est le journaliste Franz-Olivier Giesbert actuellement sur France 5.
Oui, son émission « Chez F.-O.G. » (de ses initiales) proposent le samedi vers 18h sur un ton apaisé un mélange des genres mêlant culture et actualité, et traitant à la fois avec recul mais précision et sérieux les sujets de nature politique.


Giesbert n’est pas autant à gauche que bon nombre de ses camarades journalistes, et sa technique d’animation se détache finalement souvent des partis pris, tout en confrontant des mondes différents mais quelque peu parallèles. Il sait à la fois laisser la parole, illustrer ou encore couper par des thèmes plus légers, et aussi se faire respecter par des politiques ou autres grandes bouches de tout bord.
Les émissions d'avant-l'élection présidentielle française de 2007 dont les sujets étaient éminemment politiques s'articulaient remarquablement avec différences des concurrents, et depuis l'intérêt pour les coulisses et les à-côtés culturels s'est renforcé dans une formule légèrement adaptée.

Giesbert est aussi connu depuis des années pour ses interventions télé- et radiophoniques (actuellement chroniqueur sur RTL le samedi matin) et est un bon connaisseur des Etats-Unis et il aime à éclairer la France dans ses dérives humanistes voire gauchisantes par contraste aux approches libérales anglo-saxones. Choses que j’apprécie dans cette France qui a souvent une tendance nombriliste et à se sur-estimer…

Bref, un ton agréable, un mélange des genres bien mené, un peu de réflexion dans la détente.

Ciao
MfS

vendredi 14 novembre 2008

Scission belge 2

Il y a plus d’un an dans « Scission belge », j’essayais de donner une 1ère perspective aux dissensions existant en Belgique (avec la Nouvelle Lotharingie), et voulant que les Flamands aillent lentement mais sûrement vers une scission d’avec les Wallons.

Ici, comme le problème a apparemment assez peu évolué, je voudrais faire un peu de prospective géopolitique tout en rappelant quelques faits historiques et en tenant compte de la situation internationale actuelle.

On entend communément que la communication serait sérieusement brouillée entre Flamands et Wallons, notamment dans la partie de la Région bruxelloise qui se sent obligée de résister aux compatriotes belges ne parlant pas l’autre langue importante du pays, en fait celle qui est majoritaire : le Flamand. La proposition que la France absorbe les provinces wallonnes arrive naturellement et combien de fois l’ai-je entendu chez les collègues ou dans des discussions dites « de comptoir ».

Imaginons...

Imaginons donc que la scission belge se produise, et que les zones francophones, les fameuses provinces se rattachent à la France, ce qui semble politiquement un peu improbable, mais allons-y.


Les provinces wallonnes se dénomment aujourd’hui : le Brabant wallon, le Hainaut, le Province de Liège, la Province de Namur, la Province de Luxembourg (pas le pays). Voir carte ci-dessus. On ferait bien sûr abstraction des minorités germaniques et de la région de Bruxelles délaissées aux institutions européennes.
Il faut savoir que ces provinces sus-citées sont pratiquement un décalque des départements français créés lors de la réunion des Pays-Bas autrichiens, de la Principauté de Liège et de la Principauté de Stavelot-Malmedy à la France en 1795. Voir la carte ci-dessous.


Ces départements français se nommaient alors le département de Jemmapes (devenu la province de Hainaut), le département de l'Ourte (devenu la province de Liège), le département de Sambre-et-Meuse (devenu la province de Namur), le département des Forêts (dont le territoire couvre la province wallonne de Luxembourg et le Grand-Duché de Luxembourg, État indépendant). Enfin l’arrondissement de Nivelles, tant sous le régime français que hollandais ou belge est maintenant devenu la province du Brabant wallon.

En somme, l’absorption est toute prête, il suffirait d’ajouter 4 départements à la France, en y installant des préfets et toutes les administration qui vont bien. Sauf, qu’il faudrait aussi supprimer les administrations existantes et être sûr que le peuple local soit d’accord d’être rattaché à la France. Supposons que ça marche.

Tout irait bien, la France aurait grandi, la Belgique aurait disparu, les Flamands parleraient flamands dans leur contrée, et la Région Wallonie deviendrait la 23e de la république française. Pourquoi pas ?

Mais ne rêvons pas trop…
Eh bien parce que cette annexion n’aurait que des inconvénients économiques dans une région wallonne en pleine crise (où les quelques "rattachistes" sont en fait très peu nombreux), avec une situation intermédiaire entre celle du Nord de la France et celle de la Lorraine (qui à elle-seule nécessiterait des investissements quadruples à ce qui est fait actuellement). Les caisses de la France sont vides pour toutes les raisons que l’on connaît, et en premier lieu la crise économico-financière, et toute absorption est actuellement exclue.

Aussi, les départements sont une subdivision obsolète, comme je l’ai défendu ici, et les relents de Napoléonisme seraient très mal vus par la plupart de nos voisins européens que nous n’avons pas intérêt à froisser dans la conjoncture actuelle.
Oui, nous français avons l’habitude de faire de cette période napoléonienne un symbole de la grandeur (passée) de la France, mais j’exagère à peine quand celle-ci est assimilée au 3e Reich dans l’histoire de nos voisins ; hégémonie continentale, invasions, guerres et pillages obligent !

Et quelle attitude faudrait-il adopté vis-à-vis de l’entité flamande (ou néérlando-flamande, pourquoi ne pas rêver pour les hollandais ?) ?
L’intérêt politique est donc pour le moins contestable, et celui de l’aspect économique est rédhibitoire.

D’où la position actuelle :
La France a donc tout intérêt à soutenir le Roi Albert, dans ses tentatives bien laborieuses de préserver une union nationale autour d’un drapeau et d’une petite histoire démarrée en 1830.
Le tout pourrait changer plus tard, ou évoluer différemment.
Et la Nouvelle Lotharingie n’apparaît alors pas moins délirantes que l’absorption française…

De belles aventures européennes en perspectives…

Ciao
MfS

Bon anniveraire Jean-Claude.

jeudi 13 novembre 2008

Real politique française

Le texte qui suit est de la politique fiction. Il ne m'engage en rien, il n'est d'ailleurs pas forcément l'image de mes opinions.

La croissance a disparu en Europe occidentale, c'est l'hécatombe à la bourse et les 20 "grands" de ce monde se réunissent en urgence dans 2 jours : C'est la crise, la réforme s'impose. Mais laquelle ? Imaginons...

Plus de bouclier fiscal
La loi TEPA, autrement dit le fameux "paquet fiscal", dont la principale mesure, il faut le rappeler, consiste à faciliter l'utilisation et le paiement d'heures supplémentaires (défiscalisées), a été très vivement critiquée par l'opposition. Le motif qui dit qu'"il favorise les riches" est évidemment une position politicienne qui n'est pas la réalité (ce sont avant tous les travailleurs employés et techniciens qui sont visés), même si certains volets minoritaires (ex. plafond sur les droits de succession, bouclier fiscal à 50%) touchent effectivement les classes dites "plus aisées".

Quoi qu'il en soit, la nouvelle situation économique et financière mondiale crée un ralentissement économique que l'on peut qualifier de "Récession". En soi, la suppression du "paquet fiscal" peut être pertinente puisque les entreprises ne pourront plus proposer autant d'heures supplémentaires. Elle permettrait aussi, et comme c'est devenue de coutume en France, de calmer les ardeurs d'une opposition qui en a fait un de ses chevaux de bataille.

SMIC + 10%
La situation est grave, mais la suppression du bouclier fiscal amène de nouvelles mannes dans les caisses de l'Etat. Evidemment ça ne suffit pas, le peuple est mécontent, il veut son pain. Augmentons donc le SMIC de 10%, mais avec deux contreparties : Que les fonctionnaires soient eux-aussi évalués au mérite. Cette mesure favorisant l'inflation compenserait peut-être le phénomène de déflation qui menace avec la Récession arrivant.
La deuxième mesure face à cette augmentation du SMIC est encore plus forte : Le passage à 40 heures hebdomadaires. Plus de problème avec les mesures de relance du "paquet fiscal" sur les heures supplémentaires, le taux horaires alignés sur les 35h pour 5h complémentaires.
En sus, on supprimerait 3 jours fériés : les lundis de Pâques et de Pentecôte et le 11 novembre (non laïques ou révolu).
Pas sûr que ça passe, mais admettons.

Apaiser encore la grogne sociale
D'autant que d'autres mesures visant à apaiser la grogne sociale seraient prises : la nationalisation d'une banque et d'une société d'assurance ; en fait la prise de participation majoritaire par l'Etat. Ce qui permettrait d'atténuer dans l'opinion publique l'effet de garantie des 360 ou 320 (on ne sait plus trop) milliards (là on n'imagine pas bien) dont on a parlés. Avec encore une contrepartie : cette banque et cette assurance n'aurait pas le droit au déficit.
Aussi les parachutes dorés seraient supprimés par la loi en cas de bilan négatif du dirigeant qui quitte son entreprise.
Enfin, la suppression du double-mandat électoral lancerait une nouvelle vague de vocations politiques, puisque de nombreux postes seraient à combler, avec des chances de plus grande représentativité. Pour compenser, ce sont les départements qui disparaîtraient en termes institutionnels ; plus de conseil général, regroupement des administrations et des compétences avec les régions.

Investissements de l'Etat
Enfin l'Etat dans son rôle d'investisseur lancerait des emprunts afin de financer des grands travaux : en vrac, un grand plan de renouvellement des énergies non nucléaires en énergie renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermique), une accélération de la construction de réseaux de chemin de fer à haute vitesse avec les pays voisins, un 2e porte-avions militaire, de nouvelles compagnies de brigades d'intervention mixtes (civiles et militaires) et le haut-débit internet pour tous.

Traiter quand même le déficit
Resterait vraisemblablement encore un déficit immense, qui nécessiterait de prendre des mesures conséquentes dans les aides sociales ou dans les politiques d'accompagnement. On envisagerait alors de mettre en place des quotas d'immigration ajustés au plus près selon les métiers, de forcer encore davantage l'acceptation des offres d'emplois pour les chômeurs, de diminuer quelques effectifs publics dans la Finance, les Transports voire l'Education (par exemple) ou le tournage de pouces existe encore beaucoup.

... Et on peut continuer comme ça sur des paragraphes entiers, mais l'idée serait avant tout de tracer quelques sillons à suivre pendant quelques années.

J'insiste, ce n'est pas mon programme.
Disons que c'est plutôt une projection possible et une manière de donner le rythme de ce qui devrait sans doute être les réflexions assez empressées d'un pays dont l'influence sombre, dont les puissances économiques et industrielles vont rejoindre les musées, dont la puissance militaire n'est pratiquement qu'un détail de la géopolitique mondiale. Même le "rayonnement" et la parole de la France ont perdu de leur influence, quoique les actes pseudo-héroïques de Villepin (2003) ou de Sarkozy (2008) amortissent un peu la chute.

Bref, il faut réagir. Le tout est de réagir juste, entre les bonnes mesures et celles qui seraient acceptés, entre les efforts nécessaires et le social apaisant, entre la raison et la démagogie populiste et presqu'incontournable.

Pour réflexion.

Ciao
MfS

mardi 4 novembre 2008

Espérer le meilleur, envisager le pire

Une devise éternelle pour une journée historique d'une nation incontournable.

La devise du moment s'applique à tout : un peu à la situation générale du monde, comme à tout projet individuel. On pourrait dire que c'est le corollaire de "Gouverner, c'est prévoir" et "Mieux vaut prévenir que guérir".


Il s'avère que l'élection américaine, dont les votes sont en cours à l'heure où je publie ces mots, a beaucoup utilisé ces termes de subjectivité, comme "Espérer" en les faisant rimer avec "voter" et "Barack Obama", ou "pire" en l'associant à une lettre : W.
Les raccourcis sont donc faciles, comme les troupeaux de moutons qui s'assemblent et qui affluent vers la falaise. Et nous, français, qui n'apprécions pas l'immixtion des autres dans nos affaires, sommes toujours les premiers à donner leçon à ceux-là même...

Mais qu'on ne s'y méprenne pas, il est heureux de voir l'Amérique, comme le Monde, s'accrocher à nouveau à un espoir incarné, à défaut peut-être de grands projets concrets d'humanité. C'est aussi pour ça que le choix du candidat démocrate est le seul possible, ce sera aussi celui d'un homme jeune et nouveau, d'une certaine ouverture voire d'un peu de classe (j'ose).

Je ne veux pourtant pas entacher les belles victoires prévisibles de mauvais augure, mais si l'espoir fait (sur)vivre, c'est aussi un emprunt fait au bonheur. Et le risque de la déception au-delà des frontières US est réel, je crois, tant il faut comprendre que le programme des candidats américains est léger, et celui du sénateur de l'Illinois a été particulièrement vide, et qu'à l'application il ne sera ni ultra-humaniste ni même socialiste. L'intérêt des Etats-Unis aujourd'hui est d'abord de régler ses problèmes financiers et économiques et peut-être d'engager une politique intérieure sociale (i.e. les réformes qui se cachent derrière le slogan "Change"), et ça n'engage en rien que l'Europe ou la France en sorte gagnante. Ce sera peut-être même le contraire.

L'espoir existe quand même du point de vue des relations diplomatiques internationales, qui sembleraient pouvoir s'apaiser, mais les Etats-Unis restent un pays empêtré en guerre, qui aura les soucis de s'en sortir la tête haute et de rester autant que possible un hyper leader mondial. Et là encore, la France n'est pas forcément un allié stratégique.

Envisager le pire, c'est surtout que notre allié américain s'enlise et aussi perde son leadership. Parce que malgré tout c'est la puissance motrice de notre planète, et l'incertitude qui en résulterait est l'exact contraire de l'espoir, avec la perte du peu de confiance du monde occidental. Et pour éviter cela, il faut construire et avancer avec acharnement, et construire sur une confiance qui à besoin d'une base, même au pied d'argile pour le moment : l'espoir ; qui devra rapidement devenir une vision, puis des grands projets.
Good luck !

Ciao
MfS

mardi 21 octobre 2008

L'auguste et le clown blanc

Une petite théorie sympathique qui donne une grille de lecture bien intéressante dans le fonctionnement des duos...

Il y a quelque temps en naviguant sur le web, je tombe sur l'article de wikipedia dédié au duo comique. Y est évoqué la notion de structuration d'un duo de personnages sur un modèle assez classique à l'instar des spectacles de clown :
- Le clown blanc est le personnage sérieux, intelligent et rationnel - Hardy
- L'auguste (parfois décrit comme le clown joyeux) est fruste, outrancier et désordonné - Laurel

Dans le duo Laurel et Hardy, il est évident que les rôles sont parfaitement attribués. On comprend bien que "Le clown blanc a un ascendant sur l'auguste" et que "c'est l'auguste qui est la vraie vedette". L'article de wikipedia donne encore de nombreux autres exemples de duos qui suivent ce modèle, qui s'applique bien au-delà des vedettes du spectacle.

Nos dirigeants par exemple sont bien souvent des augustes et des clowns blancs en puissance. Coluche dans un de ses sketchs avait lui-même attribuer les rôles du duos comiques au Président (VGE) et au Premier Ministre (Barre) de l'époque. De même aujourd'hui, notre auguste Président Sarkozy se fond bien dans le moule de Stanley, alors que le sérieux PM Fillon s'habille en Oliver, n'est-ce pas ?

Aussi ce partage des rôles, ce spectacle de combinaisons et de complémentarité, a une vocation à couvrir les besoins conscients et inconscients du spectateur : c'est un peu la carotte et le bâton, pour utiliser une image dont la presse rafolle, pour faire passer la pillule.

Au-delà des perceptions conspirationistes (que je n'ai pas l'habitude de soutenir), c'est surtout un fonctionnement naturel de la scène qui trouve ces effets vivants, anime la vie publique et éveille un retentissement naturel chez la plupart d'entre nous, et qui de fait, convient plus ou moins à nos sociétés.

Et autour de vous, qui sont les clowns blancs et les augustes ?

Ciao
MfS

dimanche 5 octobre 2008

"Je ne suis pas le père...

... de l'enfant de Rachida Dati"

Je me souviens du matin de cette fin août, où RTL annonçait que "Contre toute attente, Jose-Maria Aznar, l'ancien chef du gouvernement espagnol, a démenti être le père de l'enfant de Rachida Dati". Combien sommes-nous à nous être retournés dans notre lit et à nous demander "c'est quoi cette connerie..." ?

Voilà qu'aujourd'hui, c'est Bernard Laporte, Secrétaire d'Etat aux Sports, qui nous fait le même genre d'annonce; et je l'apprends encore une fois d'une radio grand public, et évidemment en réaction je secoue la tête de consternation. N'a-t-on pas mieux à se mettre sous la dent en ce moment ? C'est la dictature de la "pipolisation" ou quoi ?


Alors je l'affirme pour effacer tous les doutes que des Voici.d*ube.fr ou des Gala.sh:t.com auraient pu laisser filter : "Moi non plus, je ne suis pas le père de l'enfant de Rachida Dati !". Et d'ailleurs, j'ajoute que "Je m'en fous complètement et que ceux qui n'ont que ça à faire ne se plaignent surtout pas d'autre chose".
Merci quand même à ceux qui avaient émis l'hypothèse.

Je souhaite que la 1ère intéressée tienne son polichinelle dans son tiroir sans en faire tout un foin médiatique et surtout qu'elle s'occupe de ses affaires de Justice.

Circulez, y a rien à voir.

Ciao
MfS

lundi 1 septembre 2008

Rentrée scolaire et assistanat

Un contre-pied pas trop politiquement correct et un peu de franchise dans ce monde de dupes, ça fait du bien pour repartir de plus belle à la rentrée...

Pour une fois j'étais de passage chez moi à midi aujourd'hui. En regardant le 13h de France 2, je tombe sur un député UMP de l'Oise, un voisin nommé Edouard Courtial, qui déplore le détournement de la fameuse et actuelle Allocation de Rentrée Scolaire (exemples vécus : achat d'écran plasma au lieu de fournitures scolaires). Il plaide également pour des bons d'achats négociés dans des sociétés de distribution plutôt que des virements bancaires.

N'oublions pas que cette allocation récurrente s'ajoute aux versements des Allocations Familiales, du RMI ou du RSA maintenant pour certains, et j'en passe.

A titre personnel, je dois donc dire avoir poussé largement plus loin le raisonnement, qui en fait, consiste simplement à prendre les bonnes recettes du passé. D'abord tout ce qui peut-être réutilisé doit l'être (cartable, équipement de base, vêtement), et il faut absolument dissuader les enfants de suivre des modes inutiles quand il y va de la survie économique de la famille (comme certains aiment à nous l'expliquer). Ensuite, en termes d'habits à l'intérieur de l'école, je suis assez favorable au retour des uniformes dans les petites classes en tous cas (Maternelle, Primaire; le cas du Collège étant discutable). Enfin, je pense que l'Etat aurait tout intérêt à acheter et négocier lui-même certains équipements (ex. les livres, une partie du materiel) et fonctionner plutôt en mode coopérative à des prix symboliques pour les élèves.

Avec de telles recettes déclinées, on doit pouvoir réduire au strict minimum cette allocation et ne la verser qu'aux stricts nécessiteux. Et au-delà, il faudrait revoir la modulation des montants de cette aide, qui, visiblement selon les experts, est trop élevée pour les Primaires.
Bref, économiser !

Quoiqu'il en soit, il faut repousser l'assistanat dépensier à titre moral, pour éviter de maintenir cette idée que tout est du et que rien ne nécessite un effort, car ce n'est pas la réalité de notre monde, cela crée un malaise plus ou moins inconscient de la population esclave de l'Etat, et surtout cela profite à certains qui n'hésitent pas à détourner ces aides.
Et il faut le faire dans tous les domaines, y compris dans celui de l'Education Nationale, qui souffre encore davantage de son fonctionnariat dogmatique et viscéral, qui par définition lutte contre les économies d'Etat et parfois le bon sens.

De vastes sujets, qu'il ne faut pas oublier, tant on nous rabache que le "pouvoir d'achat" est le problème principal de la société française.

Ciao
MfS

dimanche 10 août 2008

JO de Pékin : Just "Go West !"

Olympic Games, globalization and music; what a wonderful cocktail to introduce the 3 coming weeks of sports, excitement and, probably, politics.


Pet Shop Boys - Go West

Les Jeux Olympiques de Pékin viennent juste de démarrer, et au-delà de l'aspect sportif, cela représente non seulement un événement d'actualité planétaire mais aussi une fenêtre sur la Chine, cette immense nation qui courre vers l'hyper-puissance en face des Etats-Unis. La toute petite France et la frileuse Union Européenne n'existent presque plus à cette échelle.

L'occasion était donc belle de partager une des chansons les plus politico-propagandistes de l'histoire et si simple en même temps, interprétée initialement par Village People, puis reprise par les anglais de Pet Shop Boys en 1993, alors que le "bloc de l'est" se désagrégeait. Depuis, l'Europe a quitté les doctrines marxistes (à part peut-être la France, un peu) et, parmi les chamboulements de la mondialisation, la Chine et les autres camarades, comme la Russie, se sont ouverts à un nouveau mode de capitalisme... le leur.

Alors que les Robert Menard et autres téméraires vengeurs et donneurs de leçon attaquent la politique chinoise frontalement avec d'énormes dégâts colatéraux (soyons lucides), n'est-ce pas juste le bon moment pour inviter la future hyper-puissance à réfléchir à son avenir, à s'ouvrir vraiment aux libertés dans tous les domaines et pas seulement unilatéralement sur le terrain de la guerre économique ?

Tout cela, en conservant son histoire et sa culture, en gardant ses distances avec le faux-exemple des Etats-Unis dans bien des domaines, et le faisant progressivement mais certainement...

... et aux Russes de s'en inspirer aussi.

Bref, cette vidéo est un modèle du genre, une oeuvre d'art, exagérée de partout, et pourtant toujours plus ou moins d'actualité ici ou là, et c'est ce qui fait son charme.

Ciao
MfS ... euh non, MfS !

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