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samedi 11 avril 2009

Samedi-Saint matin

La suite et la fin d'une aventure de jeunesse et de Culture locale.

Tôt le matin, le coq a chanté plusieurs fois, et les Ratselbuwe doivent encore une fois se rassembler pour l'Angélus. Je peux témoigner qu'à cette étape du Samedi Saint le matin, ça devient difficile, car l'expérience est intense. Merci à Momo de m'avoir réveillé sous ma fenêtre une des 2 années, comme Huck sifflait sous le fenêtre de Tom.

Rebelotte pour le même "Daaa glock" que la veille. Celui dont les paroles faisait sourire chaque alstingeois, qui se faisait traité de "schlaafkop'" (en gros, un dormeur abusif). Le groupe de Ratselbuwe se réunissait à nouveau, puis au gré des pattes du mille-pattes, se scindait en groupe...


Daaa glock,
Steh auf du fauler schlaafkop’
Mach fei’er in den Hert
Dass d’ kaffee fertish werd
Daaa glock !

Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*


* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Le "nouveau lotissement" du côté de Spicheren, la rue au blé, la rue des longschemps et son coude - puis la rue bellair pour revenir par les rue du Général Guillaume puis celle de St Jean, etc. donnaient donc lieu à subdivision du groupe pour atteindre parfois des entités de 2 ou 3 crécelleurs. En gros, le groupe d'Alsting se scindait souvent en deux.

Vers 9h, l'avant-dernière mission était accomplie. La "Ratsel" pouvait être rangée pour l'année suivante ou pour la génération suivante. La "mienne" allait au grenier - elle avait été construite par le dernier "Garde Suisse" du village, un voisin de la famille, et y était gravé le nom de mon père.


* * *


La dernière étape des Ratselbuwe pouvait enfin commencer. Tous, nous avions subi l'épreuve des derniers jours avec un grand bonheur, celui d'être entre copains et de servir à la communauté dans une manière auto-gérée, et sous coupe morale de l'Eglise et de Monsieur le Curé. Ca allait être encore mieux, même si la voix commençait serieusement à faire défaut.

Une charette ou deux, un groupe ou deux, et la tournée de remerciements se lançait une ultime fois à travers le village. Heureusement que le ciel était plutôt clément à cette époque, parce qu'en ce Samedi-matin on ne déambulait pas seulement, mais on faisait du porte-à-porte !
Et voilà ce que l'on chantait, très approximativement puisqu'une partie des paroles est certainement déformée :


Bal’ isch may
Gimmere ei
Lieber zwei
Wie oooster-eiii

Zwei soll ma geben
Solange wie ihr’ leben
De Himmel soll’a ’erben
De Selig soll’a sterben


Lieber zwei


Wie oooster-eiii !


Plus de crécelle - mais quand tout le monde s'arrête de chanter les villageois de longues dates savent ce qu'ils doivent aux jeunes garçons du village : de l'argent, des oeufs ou à manger et à boire. D'autres seront parfois intéressés par acheter des oeufs. A 1F l'oeuf depuis longtemps, il n'y a pas de surprise.

Tiens voilà le boulanger, il nous donne une douzaine de baguettes, qui iront bien avec le bon jambon du boucher. Et la supérette du village nous donnera l'eau ou peut-être de quoi tartiner. Les parents, la famille lointaine ou les voisins qui nous reconnaissent nous lègueront également de quoi remplir la cagnotte à répartir ou de quoi faire le festin jovial que mérite la jeune génération de Ratselbuwe. Pour ça on se réfugiera dans l'après-midi chez l'un d'entre nous ou quelque part dans la nature, assis à même le sol et à l'écart du village. Ce temps ensuite était à nous, rien qu'à nous.

Et certain d'entre nous auront encore à assumer le lendemain, Saint Jour de Pâques, leur communion solennelle. L'occasion de remettre la part de l'Eglise à Monsieur le Curé.

En souvenir de notre jeunesse...

Ciao
MfS

vendredi 10 avril 2009

Le 3e Angélus avant Pâques

La 5e étape des Ratselbuwe.

La suite pour les jeunes alstingeois désignés par la tradition consiste maintenant en une certaine rédondance. Comme l'Angélus arrive en ce Vendredi-Saint au soir, que tout le monde est appaisé, que la routine du village semble revenir, c'est le moment d'intervenir...
On reprend ainsi les paroles et la musique approximative de la veille suite à la messe :

Naaa’d glock,
Boller’stock,
Klingel’s nit do rabbel’s doch
Naaa’d glock,


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*



* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Et dans le village tout entier, rue après rue, on n'oublie pas que la grande fête de Pâques arrive.

Les lapins en chocolat (Osterhase), les oeufs, et les petits cadeaux ont été préparées par les mères et les grand-mères; et surtout on s'apprête à vivre des jours ensoleillés. Au moins dans les coeurs.
Pendant ce temps, les vieilles crécelles qui ont été façonnées des mains des meilleurs menuisiers et ouvriers du village depuis plusieurs générations parfois vont encore se(r)vir, pour la noble mission des Ratselbuwe.

Ciao
MfS

La dernière confession

4e station : l'incontournable confession d'avant Pâques. Dans le rôle de garant, les désormais célèbres Ratselbuwe.

Dans la grande tradition chrétienne, la confession du Vendredi Saint était également chantée par les Ratselbuwe alstingeois. Les troupes devaient être rameutées avant l'office comémoratif de 15h - sachant que le clocher se reposait toujours avant la Pâques.

En voici ci-dessous les paroles invitant une dernière fois les villageois à se rendre à la confession du jour de la Mort du Christ. La sentence était répétée tout au long de l'itinéraire encore une fois emprunté pour l'occasion; déjà pour la troisième fois de la journée.

Let’schde mool in de bischt’ !

Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Elles ne servaient pas dans l'année, mais quand les crécelles reprenaient du service, on peut dire qu'elles se faisaient entendre. Le symbole d'un caractère.

Ciao
MfS +

Vendredi-Saint midi

La série des Ratselbuwe continue après le Jeudi-Saint au soir et le Vendredi-Saint au matin...

A l'avant-veille de Pâques, le jour de la célébration de Mort du Christ, à Alsting il y a quelques temps, le rythme du jour n'était plus donné par le clocher du village, mais par 2 classes de collèges qui se retrouvent régulièrement pendant 3 jours... 11h30, voilà que le rendez-vous de midi approche, et à l'extrémité du village les jeunes arrivent seul ou à plusieurs avec leur crécelles autour du coup. Tout le monde est au rendez-vous. Et recommence la procession pas très catholique et pourtant pas plus laïque, avec les paroles suivantes :

Meee’da,
Bohne-da,
Iva’ muay’ isch Oschta’da
Meee’da !


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

On descent la rue de Palinges dans la rue principale du village, qui détient un des records de longueur du Continent. Et toujours, les crécelleurs croisent les regards et les sourires des gens, et on se donne déjà rendez-vous à demain...
Et symétriquement les camarades zinzingeois vivent la même aventure de l'autre côté du panneau du lieu-dit, juste après l'église, au début de la rue de Chatelaillon.

Et bien vite, il faudra remettre ça...

Ciao
MfS

Daaa glock

Il est 5h Alsting se lève... y compris en ce Vendredi-Saint, jour férié.

Il fait encore très sombre, les oiseaux ont toutefois commencé à chanter. Il faut dire que le printemps est là depuis quelques jours déjà. Par dessus le son de leurs premiers paillements et de la légère brise d'avril, au-delà de quelques rues le dormeur va se réveiller. La rumeur se fait de plus en plus présente, c'est le rythme répétitif des Ratselbuwe qui arrivent de la fin du village. Il est pourtant à peine 6h passées... et ça va ronchonner dans les chaumières !

Daaa glock,
Steh auf du fauler schlaafkop’
Mach fei’er in den Hert
Dass d’ kaffee fertish werd
Daaa glock !


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*

* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Au milieu des années 80, les jeunes gens cernés se retrouvaient entre 5h30 et 6h à l'extremité du village-rue, pour entonner le chant du matin, celui qui rappelle que malgré la Pâques qui arrive, malgré le jour de jeûne et d'abstinence, il faut se lever et se mettre à la tâche.

Evidemment, cette jeunesse était tentée de marquer sa génération, ainsi les missions spéciales sous les fenêtres des co-villageois moins sympathiques ou les déformations de certains mots pouvaient aider à remplacer la mission suprême des Ratselbuwe : Se substituer aux cloches, maintenant bien loin d'Alsting et Zinzing.
Et l'épopée ne faisait que commencer....

Ciao
MfS

jeudi 9 avril 2009

Les Ratselbuwe

Une belle histoire locale qu'il faut bien capitaliser autant que possible. Un hommage surtout aux traditions perdues de mon pays.

Dans le village où j'ai grandi, quand arrivait le soir du Jeudi Saint, deux classes d'âge successives se réunissaient avant la messe de 18h30 - 19h avec des appareils particuliers et dans un but bien précis. L'office qui célèbre la Cène de Jésus est aussi celui qui détermine quand, de célèbre tradition, les cloches quittent la place pour aller à Rome.

En Alsace et en Moselle, la tradition s'est maintenue longtemps de "remplacer" les cloches par d'autres cloches - euh non, par des crécelles. Les crécelleurs, nommés dans mon village "Ratselbuwe" (en patois francique local et potentielle adaptation libre, signifie 'les garçons à la crécelle'), entonnaient des chants particuliers entre le Jeudi Saint au soir et la veille de Pâques. Voici donc la série en temps réel qui vous fera suivre cette vieille tradition, d'ailleurs remplacée et peut-être épuisée depuis.

Bref, la messe se termine et la procédure exceptionnelle est lancée avec comme acteurs principaux des garçons (des filles se sont joints après ma génération) de 12 - 13 ans, dont ceux qui feront leur Confirmation.

Sous toute réserve de défaillance de mémoire, de mauvaises interprétations (nous ne savions pas toujours complètement ce que nous chantions) et de vagues orthographes, voilà ce qu'on chantait de tout coeur et à répétition ce soir-là à travers tout le village d'Alsting, et de l'autre côté dans presque tout Zinzing :

Naaa’d glock,
Boller’stock,
Klingel’s nit do rabbel’s doch
Naaa’d glock,


Trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr*



* : le bruit des crécelles, optimiser la durée pour que la voix tienne jusqu'à Pâques.

Davantage à propos de cette tradition quasi-perdue et adaptée différemment dans chaque village de la contrée lors du très prochain rendez-vous des Ratselbuwe...
Restez connectés !

Ciao
MfS

dimanche 22 mars 2009

Hommage à Louis de Funès

Vous l'avez peut-être lu depuis de longues semaines dans la rubrique "bientôt sur le blog...", eh bien voici enfin révelé un hommage que j'ai mis le temps à diffuser...

Après Jean-Pierre Marielle, je ne pouvais plus que viser très haut dans la sphère des monuments du cinéma français. Et je crois qu'un certain consensus existe en France et dans beaucoup de pays autour de la personnalité de Louis de Funès, pour dire que non seulement l'acteur et la carrière sont exceptionnels, mais que l'homme et son jeu de comédie avaient et ont gardé une capacité à émerveiller jeunes et moins jeunes.

Il y a à peu près 1 an, j'ai longtemps discuté de la France avec des collègues polonais qui venaient nous rendre visite et se former en France. Eux, puis plus tard d'autres collègues de plusieurs autres nations européennes, racontaient comment une belle connaissance de l'oeuvre et un enthousiasme certain entouraient les diffusions des films de Louis de Funès, un des plus grands acteurs comiques que le cinéma français aura su donner à l'histoire. Alors là, oui, on peut être fier de ce cinéma qui résiste contre vents et marées au système commercial et médiatique qui dillue la culture...

Merci à www.201267.net - David Argence pour ce photo-montage

De Funès est un gendarme, en petit chef nerveux, conducteur de travaux mais qui dirige en aboyant sans mettre la main à la pâte. De Funès est le petit vieux impatient, pressé, à la poursuite de quelque chose, limite aggressif, et qui contraste avec le calme des familles et des campagnes moyennes des années 70 et 80. De là, il est le roi des râleurs (à la mode française - plutôt affectueux) et il s'étonne, se prend de consternation (Aah ! qu'il lâchait en étirant de plus en plus la voyelle avec sa vitesse de course) qui finit par le choquer voire le décourager. Alors il tombe dans le désespoir avec sa petite voix, que souvent seule ses compagnes à l'écran contre-balancent dans des rôles inversés habillement amenés.

De Funès, c'est aussi le gaffeur qui dissimule ses conneries, en loucedé, ou alors éprouvé par un stress dégoulinant de sueur, qui le rend encore plus fébrile et qui fait qu'il n'arrange en rien les catastrophes qu'il a créés.
Mais De Funès peut aussi tourner au mafioso, en truandeur-tricheur, mais qui pousse à la confiance. L'embrouilleur est alors égoïste, détourne l'attention et cache son jeu avec des effets comiques issus des plus belles scènes de théâtre.

...J'arrête là un texte qui pourrait encore s'étendre de paragraphe en paragraphe, à essayer de lever le voile encore davantage sur ce comédien finalement difficile à mettre dans quelques boîtes seulement...

En somme, cet acteur majeur d'un cinéma de comédies en série assez révolu, mais qui a fait son succès de la fin des années 60 au début des années 80, constitue une des pierres angulaires de l'édifice qui aurait pour vocation de décrire la France moyenne de cette époque. C'est un peu la caricature du français moyen, qui circule encore sur la TNT essentiellement pour le plus grand bonheur de tous.

Quelques films qui me viennent où il est remarquable :
- Le mouton à cinq pattes (avec Fernandel; il a second rôle qui préfigure une peu les futures prestations)
- Le corniaud (avec Bourvil; un de mes préférés alliant road-movie et comique classique, et notamment dans ce duo d'une variante intéressante d'auguste et de clown blanc)
- Les Aventures de Rabbi Jaccob (toujours à la une 35 ans plus tard !)
- La folie des grandeurs (avec Yves Montand; une vraie réussite grâce à lui)
- et il y a en tant d'autres presque tous, notamment La grande Vadrouille ou la série des Gendarmes...


Profitez des rediffusions pour apprécier et songez donc qu'au-delà de nos frontières le succès du cinéma français tient aussi à celà : des acteurs légendaires désormais disparus.
Et souvenons aussi comment avec les yeux écarquillés de notre jeunesse nous découvrions excités les ardeurs d'un petit vieux nerveux et des autres qui l'entouraient et qui avaient bien du mal à se distinguer. N'oubliez jamais...

Ciao
MfS

jeudi 19 mars 2009

Vidéo du moment : Le Milliard, le milliard !

Mythique vidéo des années 80...

Je vois passer des présentations qui parlent de "milliards de $ ou d'€" dans lesquels se noient certains d'entre nous. Ca me fait penser à ce court passage absolument mythico-comique du syndicalisme français. Admirez la performance de l'acteur...


Henri Krasucki

"Une somme totale de... 118 000 francs, 1 million 180 000 centimes, répartie à égalité (la foule : non ! non, non... ) - J'ai fait une erreur dans les chiffres, c'est pas la première fois..."
En background, on reconnaîtra Jean-Edern Hallier.

La version de RetourneauCM1.com est un peu plus succinte : http://www.metacafe.com/watch/2100328/

Ciao
MfS

samedi 14 février 2009

Dallas

Evoquer "Dallas" un jour de St Valentin, c'est un peu comme chanter "God save the Queen" dans les rues de Buenos Aires...

Ah les séries, elles ont un succès qui bien souvent m'échappe... (Rappelez-vous). Toutefois, il y a en a une qui restera peut-être bien comme la plus grande séries TV de l'histoire, c'est DALLAS !
Générique...




Dallas est une série mythique pour un tas de raisons, en voilà quelques-unes que je trouve pertinentes :
- C'est d'abord le reflet d'une société occidentale, et surtout américaine qui se complaisait dans l'expansion économique de la fin des années 70 et des années "Reagan" ensuite.
- C'était ainsi une apologie extrême du capitalisme, mais avec des rebondissements tragiques dignes des plus grandes tragédies grecques. Un mixte de modernité et de théâtre antique assez rare.
- Larry Hagman; J.R. à lui tout seul il valait le détour. Son sourire méprisant, son égo inégalé, ses magouilles et ses tromperies, tout était démesuré et pourtant il survivait épisode après épisode. Patrick Duffy (Bobby), Linda Gray (Sue Ellen) ou Victoria Principal (Pamela) sont également devenus des acteurs très célèbres.
- Le Texas, le pétrole, l'esprit western à peine modernisé (on se tire dessus assez souvent), les dames charmantes, les clans, les grandes demeures (South Fork) - tout ce 'folklore' faisait rêver, et continue à le faire pour les noctambules sur France 3...

Pour être clair, Dallas continue à me fasciner, et les quelques fois où je me lève très tôt, il m'arrive de vérifier si France 3 ne passerait pas une fin d'épisode de Dallas que je savourerai autant que possible. A côté de ça, les Lost ou Urgences ne font pas le poids.

Allez donc sur Deezer écouter le générique remastérisé et en entier, il raconte un peu toute la série : ici.

Ciao
MfS

jeudi 15 janvier 2009

France 1980

De la Lorraine à la France, il n'y a que quelques billets... et on découvre la géographie régionale enseignée à l’école primaire Louis Pasteur d’Alsting il y a 28 ans.

Ce cours de géographie de CE1 allait décidément loin. Et je suis encore une fois content et un peu fier de partager ce qu’à 7 ans seulement nous dûmes apprendre et avons retenu.
Le texte est toujours applicable, même si aujourd’hui il conviendrait de mentionner rapidement les symboles de la République, l’Union Européenne ou encore de citer d’autres villes (comme Lille, Nice ou Toulouse). Je m’étonne quand même de l’absence du massif des Vosges, qui auraient permis de replacer les contextes départemental et régional dans celui de ce cours.

Notre pays : la France

La France est située à l’Ouest de l’Europe, à égale distance entre le Pôle Nord et l’équateur, c’est-à-dire à égale distance des régions froides et des régions chaudes. La France est baignée par 3 mers et un océan : La Mer du Nord – la Manche – la Mer Méditerranée et l’Océan Atlantique. Elle est limitée à certains endroits par des chaînes de montagnes : les Pyrénées, les Alpes, le Jura qui la séparent de ses pays voisins.
Quatre grands fleuves coulent en France ; la Loire, la Seine, le Rhône et la Garonne.
La capitale de notre pays est Paris ; c’est notre plus grande ville ; c’est là qu’habite celui qui gouverne, c’est-à-dire le Président de la République, ou chef de l’Etat.
Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Nantes sont de grandes villes françaises.



La carte originale scannée de mon cahier d'écolier.

Voilà qui clôture les 4 premières leçons de géographie de la vie d’un petit alstingeois en 1980.

Les autres cours sont :
- Le village : ses bâtiments, la nature, les responsabilités
- La ville : sa structure, ses activités
- Paris, notre capitale : histoire, activités, monuments
- La côte basse, la côte rocheuse : différents types de relief de bord de mer
- La falaise : à marée haute, à marée basse
- La pêche : divers types de pêche, les ports
- Le port de commerce : rôle, activités

Une bien belle introduction à une discipline cruciale pour comprendre le monde dans lequel nous sommes. Beaucoup des cours que nous avons suivis dans les différentes classes successives ont souvent repris et détaillé ce qu’au CE1 l’instituteur nous avait enseigné.
Those were the years...

Ciao
MfS

lundi 12 janvier 2009

Lorraine 1980

3e épisode d'une série de 4, pas seulement nostalgique, mais aussi admirateur d'une autre époque.

Contrairement aux 2 derniers textes (Alsting, Moselle) celui-ci était simplement polycopié et non manuscrit. Forcément, son contenu risquait de moins nous marquer, mais il ne m’a plus jamais échappé depuis cette époque, et les quelques remarques en témoigneront. Et encore une fois, je dois livrer ma satisfaction quant au style de l’époque : simple et direct et pourtant dense et presque riche pour des enfants de 7 ans.

Notre région : La Lorraine

La Lorraine est située à l’Est de la France, entre les Vosges et le Bassin Parisien. Elle se compose de 4 départements : les Vosqes, la Moselle, la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Les villes principales sont Nancy et Metz. La Lorraine n’est pas gâtée par la nature -> Ses sols sont lourds et le climat y est déjà rude. Les guerres l’ont souvent dévastée.

En guise d’illustration nous avions à nouveau à colorier une assez grande page en distinguant les 4 départements et en prenant conscience des multiples frontières qui font de cette région un des cœurs de l’Europe occidentale : La Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Haute-Saône, la Haute-Marne, la Marne et les Ardennes, dans le sens anti-trigonométrique.

Mes remarques de 2009 :
- Nous habitions toujours à « l’Est » de quelque chose, celui de la Moselle, celui de la Lorraine et aussi celui de la France. Si plus tard, je me suis plutôt retrouvé représentant occidental, j’ai été marqué et on m’a parfois appelé « le gars de l’Est » au gré de mon parcours.
- Les Vosges sont bien en Lorraine, malgré ce que croient parfois certains des « français de l’intérieur », parce que le massif montagneux est partagé avec l’Alsace.
- Dans le texte original « Nancy » est souligné, certainement pour indiquer son statut de chef-lieu, et c’est ce que j’ai longtemps retenu. Plus tard j’ai été surpris et mis en défaut une fois sur ce point, alors que j’avais tout intérêt à voir notre « capitale à nous », Metz, être celle de la région. Les rivalités administratives sont passées par là.
- Le côté de modeste de la région devait bien ressortir et ce « pas gâtée par la nature » en est encore la preuve. Lorrains, nous avons une terre et un climat qui n’a rien à envier à personne. Et notre modestie respectable prend parfois le dessus, alors que la région a tout « d’une grande » et qu’il est temps de le faire savoir.

On bouclera prochainement la quadrature par le cours sur la France.
A bientôt pour ça.

Ciao
MfS

jeudi 8 janvier 2009

Moselle 1980

Après Alsting, c'est la Moselle qui est décrite à la façon d'alors, quand le banc sur lequel on était assis était aussi lourd que nous !

Je me rappelle encore du contenu de ce cours. Et je me rappelle avoir beaucoup fixé cette carte de la Moselle, mon département, toute cette année de CE1. Je pouvais rêver en voyageant d'une ville à l'autre, et grâce au cours de l'instituteur (respecté), imaginer les paysages qui étaient les nôtres.

C'est sans doute une expérience déterminante dans la vie qui m'a amené à aimer les cartes, la géographie, les paysages, les cultures industrielles, etc.
Voyez donc ça :

Notre département : la Moselle (57)

La principale ville de la Moselle est Metz; on dit aussi que c'est une préfecture car c'est là que réside le préfet, c'est-à-dire le représentant du gouvernement. La majeure partie du département s'étend sur le plateau lorrain où l'élevage remplace souvent les céréales. Le sol de la Moselle renferme des gisements de sel gemme (Château-Salins), de charbon (Forbach, Merlebach, etc.), de fer (région de Thionville). Le sol mosellan porte de beaux et riches vergers.

Les cours d'eau

La Sarre naît dans les Vosges au pied du Donon. Elle arrose Sarrebourg, Sarre-Union, Sarralbe, Sarreguemines, Sarrebruck avant de se jeter dans la Moselle.

La Moselle est une rivière de 550 km de long. Elle naît dans les Vosges, passe à Epinal, à Toul, à Metz, à Thionville, puis en Allemagne où elle rejoint le Rhin à Coblence.


Je dois dire apprécier le style descriptif concret qui y est utilisé.

Nous étions trop jeunes alors pour nous expliquer que la Moselle n'avait pas toujours eu cette forme et qu'elle avait du céder la partie Ouest non annexée à l'Allemagne en 1871 à la Meurthe et Moselle, qui jusqu'alors s'appelait la Meurthe. La Meurthe quant à elle a alors concédé le Pays de Sarrebourg et une partie du Saulnois au Bezirk de Metz. C'était le Traité de Francfort.

En tout cas, je trouve efficace ce cours orné d'une carte du département à colorier et sur laquelle on faisait figurer les pays et départements environnants, la préfecture mosellane, les sous-préfectures, et Alsting bien sûr. C'est efficace et solide.

La prochaine fois on continuera avec la Région.

Ciao
MfS

dimanche 4 janvier 2009

Alsting 1980

Une courte série de géographie lorraine des années 80 démarrée par la commune d'où je viens.

Après les poésies il y a longtemps déjà, j'ai retrouvé mon cahier de Géographie du CE1, année scolaire 1980-1981. La structure des cours est simple mais efficace. On apprend à connaître ce qu'on voit et petit à petit on étend le cercle des connaissances. C'est donc naturellement que Monsieur Wagner commençait son cours par le village d'Alsting. Je vous le résistue en intégralité.

Notre commune : Alsting

Alsting se trouve à neuf kilomètres et demi de Forbach, dans l'est du département de la Moselle. Le ruisseau Simbach ou Sauerbach prend sa source près de Spicheren, traverse le ban (territoire) de la commune et se jette dans la Sarre. Avant la révolution, la paroisse de Hessling (église, école) avait pour annexes Alsting et Zinzing.

D'où viennent les noms de rues ?

Chatelaillon : En souvenir de la ville de Charente près de La Rochelle qui accueillit les Alstingeois en 1939-1940.
Palinges : En souvenir de la ville de Saône et Loire qui hébergea pendant la guerre des familles de mineurs.

Notre commune est administrée par un maire aidé de 3 adjoints et 13 conseillers municipaux. Alsting fait partie du district de Forbach où habite le sous-préfet.

En guise d'application, nous avions le blason du village à représenter à partir d'un modèle polycopié.

Je serais curieux de savoir ce qu'on enseigne aujourd'hui aux petits alstingeois de 7/8 ans en géographie.
A bientôt pour le département.

Ciao
MfS

PS : Mon appel du 18 juin dernier n'a pas abouti pour l'instant. J'espère quand même que la nouvelle municipalité s'empressera de réactiver les pagezs web du village.

dimanche 23 novembre 2008

Epopée USAZ (1/3)

Souvenirs sportifs les plus intenses, les aventures footballistiques à l'USAZ ont tourné à l'épopée au fur et à mesure des années... Ici, les origines et le début de l'aventure.

Si mon aventure à l'USAZ n'a commencé sous licence qu'à l'été 85 en Pupilles, j'ai pourtant pratiqué le football bien avant, avec mes cousins puis dans les champs avec les voisins et les visiteurs du moment. Nous avons aussi très tôt joué dans les couloirs des maisons, et notamment dans celui de mes parents sous forme d'un football plus ou moins organisé, qui avec le temps avait écopé d'un nom et de règles : c'était le "foot XXVI" du nom d'une balle en plastique avec 26 trous !

Les quelques-uns que nous sommes à avoir entendu parler de ça s'en souviendront peut-être, et il existe des règles écrites à la plume (j'avais 14 ans), que j'ai actuellement devant moi, alors que je tape ces quelques mots.

C'est à tout ça que je dois donc mes aptitudes et mes envies, mais aussi aux matchs de récréation dans le préau de l'école primaire entre les CM2 (nous) et les CM1, à ces matchs sur la partie en "schiste rouge" (comme dirait Marc Feiss) du grand terrain vert de l'US Alsting-Zinzing, du nom du club formé à la fin des années 60 à l'iniative des amis sportifs du village de l'époque et sous la houlette d'un maire volontaire. Il a fêté ses 40 ans cet été, laissez-moi conter rapidement quelques-unes de mes..., nos aventures en rouge et blanc dans les paragraphes et les 2 suites qui suivront.

Pupilles 85-86
C'est en "Pupilles 2" que commence ma carrière dans une équipe à cheval sur les classes 1973 (fin d'année), 1974 et 1975 (début d'année). Cette première saison fut donc aussi celle d'une équipe confirmée qui remportait ses matchs très largement (18-0, 11-0, 7-1, etc.), et d'un groupe qui entamait sa mutation, non seulement vers les années d'adolescence, mais aussi celles d'une équipe de plus en plus stable au fur et à mesure des années. Je me souviens donc de cette entrée en matière à Oeting, village voisin, d'une victoire 13-0, dont un pénalty de fin de match que l'entraineur d'alors "Jacky" (et sa Golf GTI rouge) voulait que je tire. J'ai obéi, j'ai marqué et nous avons triomphé.

Dès les matchs suivants j'étais titulaire, et certainement à cause de ma maladresse technique et de mon gabarit somme toute pas trop moyen, je me retrouvais en défense pour de longues années. Parmi les coéquipiers de l'époque il y avait : Sascha J., Marc E., Fabrice F., Rudolf K. et aussi Laurent S., David H., Olivier W., Stéphane W., Christophe F. ou "Séba" W. qui ont poursuivi l'aventure encore bien longtemps ensuite avec moi.

Minimes 86-87-88
Les années de minimes correspondaient aux classes de 4e et de 3e, et aussi celle à de nouveaux challenges : jouer sur le grand terrain ! J'ai assez peu de souvenirs et pour cause : le changement a été difficile, jouer à 11 est bien différent de jouer à 7, et la domination des années précédentes n'était plus là. Je me souviens quand même de défaites retentissantes à Alsting, loin d'être une place forte à cette époque pour notre équipe, et notamment un 8-1, où j'accompagne un ballon dans mes propres filets.

Heureusement, la première année fut toutefois sauvée grâce à l'apport de renforts de la catégorie supérieure, comme "Stef" (déjà capable de mettre des coup-francs de 30m comme à Marienau un jour de pluie) ou Momo (oui le célèbre des chroniques et ses débordements déjà bien en place). A ce titre, le 3-1 réalisé à Alsting face à cette équipe voisine de l'US Grosblie dont nous connaissions bien les joueurs, et devant un public de jeunettes des mêmes classes illustre bien comment réussir était aussi possible. Je dois dire que mon tir de 15m qui donne le 3e but à Alsting fut aussi celui d'une des rares fois où j'évoluais milieu défensif.

Revenus en 2e saison à notre équipe d'origine avec de jeunes recrues (Daniel Decker, Jérôme Jung, Christophe Weber, etc.), ces années sont aussi celles de nouvelles confrontations contre des équipes de filles qui vous humilient et avec des équipes étrangères (tournoi de Bruxelles) qui sont plus agées et vous plument presqu'autant. Heureusement, "Séba" et sa vitesse de pointe nous sauva quelque fois.

Cadets 88-89-90
Même transition difficile en Cadets, où le jeu devient plus physique et les troupeaux autour du ballon se font plus rares. Renforcés en 1ère année par des Momo (dejà de retour), des "Doyo" et même John, qui nous avait rejoint pour des cabrioles (notamment un coup de Kung-Fu dont beaucoup se souviennent encore) nous résistions difficilement. L'esprit d'équipe avait pris une nouvelle tournure, les postes s'étaient stabilisés, les carrières en équipe de jeunes étaient déjà longues pour certains.

Pour ma part, je jouais maintenant régulièrement en défense centrale avec Fabrice P., ce qui me vallu de commencer à me distinguer. Nous allâmes même à une opération de détection "Guérin" à Sarreguemines, dont les 4 ou 5 que nous étions dans la R9 de Marc Feiss nous souvenons sans doute encore.

C'était déjà la 2e année qui avait démarré, et tout en portant nouvellement le brassard de capitaine, j'avais commencé à noter les résultats de notre équipe rouge et blanche qui furent à nouveaux très bons. Les années difficiles étaient passées, en témoignent des victoires nettes à Spicheren, Grosbliederstroff et ailleurs, ainsi qu'un trophée en salle remporté en février 1990 à la salle polyvalente alstingeoise face à des Forbach et des Sarreguemines.

L'équipe-type d'alors (Cadets 2, 1990) :

1. David Hoy
2. Franck Brunone
3. Marc Muller
4. Stéphane Weislinger (74)
5. Michel Scherer
6. Laurent Scherer
7. Christophe Fersing
8. Olivier Wagner
9. Christophe Monnet
10. Stéphane Weislinger (73)
11. David Pratiffi
12. Christian Porta
13. Jérôme Weishard

Et celle de l'équipe 1ère de l'époque:

1. N. Tassone
2. P. Weislinger
3. G. Karmann
4. L. Tressel
5. M. Fischer
6. J.J. Rappine
7. D. Feiss
8. P. Niederlander
9. J.M. Velter
10. J.P. Adam
11. J.J. Weislinger
12. P. Benzineb
13. V. Brettar

Tout s'annonçait donc bien pour rejoindre une équipe Juniors nouvellement créée à l'été 1990, alors que l'équipe fanion venait juste de s'illustrer dans un 6e tour de Coupe de France en recevant Sarreguemines.

A bientôt pour l'épisode suivant.

Ciao
MfS

lundi 6 octobre 2008

Mes équipes de foot (1/3)

Au lendemain d'un ASNL-PSG qui m'a inspiré, je voulais en dire plus sur ces équipes qui m'ont fait rêver. Ci-dessous la 1ère partie jusqu'au début des années 90.

Voilà donc un billet consacré aux équipes professionnelles que j'ai soutenues et que je soutiens encore. Inspiré de la dernière chronique où je donnais mes préférences de club dans l'élite française, ce texte ci-dessous évoque mes clubs favoris depuis les années 80.

FC Metz : Par régionalisme forcé - cette fierté locale-, mais aussi parce que l'équipe rivalisait réellement avec le Top 5 des clubs français, le Football Club de Metz aura naturellement éveillé mes intérêts de jeune fan de football. Si les escapades à Saint Symphorien ne sont arrivées qu'à 12 ou 13 ans, les suivis radiophoniques m'ont permis de découvrir que notre région comptait en France (sur ce plan) et que le football avec des gars efficaces pas toujours très connus mais avec une vraie vista (Asanovic, Kastendeuch, Calderaro), ça marche.J'ai continué à suivre le club toujours dirigé par Carlo Molinari après mes escapades dans le Nord à Paris ou en Picardie, souvent avec beaucoup de fierté vis-à-vis de mes camarades d'école ou de mes collègues, pour certains assez admiratifs de la résistance grenate des années 90. Depuis, le vent a tourné mais que la chronique en témoigne, je continue à suivre le FC Metz et je continuerai certainement longtemps encore à les supporter dans l'âme.

AS Saint-Etienne : Je dois dire que c'est la première équipe que j'ai posée sur un plan différent que celui du soutien local. C'est le respect national du club qui a réussi quelque chose à l'international. J'étais trop jeune lors des plus grands exploits des verts (ex. Glasgow 1976), mais le Michel Platini que je suivais portait encore le maillot vert dans le "chaudron" de la même couleur quand je vis ses premiers matchs à la télé. Sur le déclin, l'approche du milieu des années 80 m'a fait prendre des distances au bénéfice d'autres...

Girondins de Bordeaux : Les années 80 ont vu l'ascension de l'équipe girondine sous la houlette des Giresse - Girard - Dropsy - Battiston - Lacombe ou Tigana, et je peux continuer encore un peu... Cette équipe a réellement dominé quelques années avec un bon sérieux et un certain brio. Personellement, je n'oublierai jamais cette rencontre historique et inoubliable à Dniepropetrovsk en Coupe de l'UEFA 1988 quand le portugais Chalana chaleureusement nonchalant montre tout son talent lors de la séance de tirs aux buts brillamment remportée. Les jeunes que nous étions alors étaient forcément admiratifs de cette équipe qui brillait sur la scène européenne, sans pourtant atteindre la victoire finale.

Olympique de Marseille : Est alors arrivé Zorro le marseillais ! Tout à commencé quand les défis mégalomaniaques du football opposèrent Lagardère et Tapie avec la construction de nouvelles équipes sur fonds privés et respectivement les projets Matra Racing et Olympique de Marseille. Au vu de l'effectif et de l'approche, j'ai alors choisi l'équipe qui me paraissait la meilleure dans les discussions d'alors, et ce fut finalement plus qu'un choix du moment. La réussite de l'Om s'est construite autour de héros comme Papin (JPP) - Cantona - Sauzee - Deschamps - Forster - Mozer ou bien sûr l'inégalable Raymond Goethals. Les objectifs européens étaient clairement annoncés, le prestige du club a bénéficié des arrivées d'Eurosport et de la Champions League pour être relayé encore plus vite sur le Vieux Continent. Mais rapidement Bernard Tapie s'engage aussi en politique et se mouille dans des affaires bizarres ce qui me fera observer ce nouveau théâtre du coin de l'œil avec le temps. Bien sûr, il y a la victoire de 1993 à Munich, mais ce mois de mai victorieux est finalement aussi celui de l'affaire OM-VA qui laisse tomber sur toute cette passe un voile sombre d'où il est aujourd'hui difficile de distinguer la réalité de la fiction provoquée.

A suivre...

Ciao
MfS

dimanche 14 septembre 2008

Montre moi ton...(6), et je te dirais qui tu es !

Retour surprise d'un type de post des débuts du blog... (Lien vers la série)

Aujourd'hui : le 1er héros.

J'aurai pu en citer plusieurs, mais j'ai pensé aujourd'hui à "Super Souris", "Mighty Mouse" en anglais. Super Souris est un héros intéressant parce qu'il est assez méconnu, et pour cause, il est pratiquement septuagénaire et n'a pas vraiment passé les années 80. Même Wikipédia n'a pas d'article sur Super Souris. J'ai cru la voir sur une chaîne de la TNT il y a quelques mois, un coup d'essai sans doute.

Seul générique correct en VO que j'ai pu trouvé

Je me souviens, de cette souris d'abord comme les autres qui pouvait, comme Superman ou Hulk, se transformer ensuite, se renforcer et se démener pour les autres en cas de coup dur. Le héros à proprement parler tout juste désigné pour les petits enfants.

Quand je revois les quelques rares vidéos qui subsistent, je suis plus que déçu, mais à 4 ou 5 ans on ne perçoit pas la même chose, et ce qu'on en retient 30 après est encore autre chose. Le 1er épisode trouvé sur Youtube, classique dans le jeu du chat et de la souris, correspond un peu plus à l'idée que je m'en faisais, même si son look n'était pas encore au point.

En tout cas, un beau mélange d'héroîsme et de propagandisme des années 40 à 70.

Ciao
MfS

dimanche 31 août 2008

When the wind blows

The last but not the least, this video is a drama based on animated film released in Great Britain in 1986. Less happiness in those bombs anyway...

Lors d'un de mes passages londoniens, à la fin des années 80, j'ai découvert une bande dessinée, en fait une nouvelle, écrite par Raymond Briggs. Emouvant et assez réaliste, le scénario vous prend et vous emmène de quelques heures avant -, à quelques jours après une attaque nucléaire dans la campagne anglaise.

Le vieux couple autour duquel tourne la nouvelle, est attendrissant d'innocence voire de naïveté, de bon sens et de valeurs, et on s'imagine facilement ses parents ou ses grand-parents réagir de la sorte. Bref, devant l'apocalypse nucléaire, cette histoire nous rappelle à tous que nous sommes des pantins, qui ne retrouverons jamais un monde identique après un tel événement.

La vidéo ci-dessous est extraite du film adapté de cette nouvelle (elle se situe à la fin de la 1ère moitié, je dirais), qu'un jour j'ai vu sur Arte. Elle commence avec Jim et Hilda qui parlent des instructions données par l'Etat, quand la radio annonce qu'un missile arrive déjà et la panique a à peine le temps de s'installer...
Appréciez donc ces 4 minutes 07 intenses et émouvantes...



Ainsi se termine le mois de la vidéo...

Bye bye the holiday month!

Ciao
MfS

jeudi 28 août 2008

Cinéma, cinéma

En attendant une dernière ligne droite de vidéos pour honorer le mois du même nom, un petit apparté autour d'un photo dans la lignée de "Quand te reverrai-je...".

Alors que je viens de mettre à jour ma fiche sur Copainsdavant.com avec quelques infos nouvelles, dont certains films que j'aime bien, je voulais publier une photo que je trimballe avec moi depuis de longues années et qui doit traîner ça ou là sur Internet.

Elle représente une scène inoubliable du cinéma français, comique bien sûr, mais tragique un peu aussi, il faut bien le dire. En tout cas, les bronzés constituent une pierre angulaire du cinéma comique français, et cette photo de Michel Blanc, rachitique, quasi-chauve et moustachu, nu, honteux, grincheux, humilié, perdu mais déterminé, transparent mais pas invisible, restera dans les annales.

Michel Blanc, alias Jean-Claude Dusse, un des remarquables rois du gag français (Les Bronzés, 1978)

Cinéma français que j'ai célébré à ma façon ces dernières semaines en visionnant de nombreux films (en toute légalité, je le précise), avec une préférence pour les années 80 (mais pas exclusivement), avec quelques petits challenges (du genre déterminer l'année du film en fonction des fringues et des bagnolles, trouver l'âge des acteurs, etc.). Un bol d'air intéressant qui visait aussi à économiser les tickets de cinéma, pouvoir d'achat oblige.

Mais si l'Etat continue à m'envoyer des avis d'imposition de cet ordre et les services gouvernementaux d'annoncer de nouvelles taxes comme hier soir, je vais devoir continuer mon effort. Et ce n'est pas forcément pour me déplaire.

Ciao
MfS

samedi 14 juin 2008

La saga Ultima

La rubrique Jeux Video ne pouvait tenir ici si je n'évoquais pas un jour cette suite extraordinaire de jeux de rôle/d'aventure sur laquelle j'ai passé des centaines d'heures...

Brièvement, j'ai joint ci-dessous quelques vidéos de Youtube qui montrent différents épisodes relatant aussi différentes époques de l'informatique. Ultima, le top du jeu de rôle sur écran, c'était notre jeunesse, c'était le rêve et l'aventure !

Un résumé des 9 premiers épisodes en 2 minutes 32... Mais pour finir tout ça c'est 232 semaines qu'il fallait au moins !


Ultima 1 en couleur. J'en aurai rêvé. Les années 80 sont à leur début !


Ultima 2, seulement sur Apple 2. Je l'ai déjà vu, mais je n'y ai jamais joué.


Ultima 3, en 2 versions. Avec Loren, j'ai joué à la première, en monochrome de surcroît. On l'a finie et Sosaria n'avait plus de secret. La deuxième version, on l'aurait finie 3x, enfin jusqu'à ce que Pierre S. serait arrivé avec Ultima 4 !


Ultima 4 ou plutôt IV, la quête de l'avatar. Ci-dessous la fin du jeu, cette fois en monochrome. C'était un autre temps, il y a plus de 20 ans. On y retrouve les Iolo, Shamino, Dupré, nos compagnons-héros de l'époque.


Ultima V, 8 minutes d'émulation sur DosBox. Même moi je l'ai fait. Dommage il n'y a pas de son, parce qu'avec l'évolution graphique et 256 notes au lieu de 16 on était aux anges et on faisait la peau aux Shadowlords ! L'Apple 2e était un maximum de sa puissance (128 Ko de RAM).


Ultima VI, la fin de la trilogie. Cette video est en "speed run" comme on dit. J'y ai joué il y quelques années sur mon PC. Je ne suis pas arrivé bien loin... Le game play change déjà un peu.


Ultima 7 : le game play change carrément. Tout à la souris... L'Apple 2 est dans les cartons depuis longtemps, les années 90 sont engagées...


Ultima 8 : ou comment cabosser la gueule d'un glandu qui passe par là. On appelait ça une "Morning star", mais visiblement dans les versions ultérieures, ils disent "Slayer Mace".


Ultima 9. Cette vidéo s'appelle "Killing Lord British", bref une manière de faire table rase de son enfance... Je suppose que ce n'était pas l'objectif !

D'ailleurs le commentaire précise : "Lord British is essentially immortal and nearly impossible to kill, but he has one weakness: his insatiable hunger for rat poison."


Je passe sur les Ultima Online, Underworld et diverses adaptations qui relèguent l'époque de l'Apple 2 pour de bon à la pré-histoire de l'ère électronique.

Dans Ultima, on apprenait à mener une quête (dans le bon sens du terme), la gestion d'une équipe, l'anglais, et toutes les valeurs que le jeu se voulait défendre. Bref, une bonne école pour la vie, tout en s'amusant et en rêvant éveillé.

Et pour finir, une belle interview de Richard Garriot, l'auteur de cette superbe série de jeux de rôles qui a fait de nous, les jeunes fans d'alors, ce que nous sommes devenus aujourd'hui...


Vive Lord British !

Ciao
MfS

mercredi 21 mai 2008

Vidéo du moment : Grendizer Opening...

Inoubliable dans la version française, je dois reconnaître un talent fou à cette VO, de la plus belle tradition du soleil levant.

Goldorak le héros, c'est notre phénix à nous, jeunes gens des années 80.

Ciao
MfS

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