ONCE UPON A TIME
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jeudi 26 mars 2009

Entre La Chapelle et Gare du Nord

Fausse prose parisienne pour une visite souterraine en 5D (l'espace, le temps, voire l'odorat)

Ca fera bientôt 10 ans que de temps en temps, voire assez souvent, je prends ce chemin qui circule sous Paris et que des millions et des millions d'autres ont déjà pris. Des milliers et des milliers (de nombreuses dizaines, j'en suis sûr) l'empruntent même chaque jour, croisant les mêmes personnes assises là, sentant les mêmes effluves nauséabondes de ci de là, et se dépêchant de passer dans cette zone de quelques hectares de surface, dont je m'empresse ce soir de trouver une âme.

Les usagers-clients de la ligne 2 du métro parisien connaissent cette particularité de la ligne pour accéder à la Gare du Nord : soit on sort à Barbès-Rochechouart en utilisant la ligne 4 pour une seule station, soit on va jusqu'à l'arrêt de La Chapelle, un cran plus ou moins loin, et on marche un petit peu dans les sous-sols métropolitains pour rejoindre les Grandes Lignes ou les RERs. Ce chemin alternatif, nous sommes encore si nombreux à l'avoir parcouru aujourd'hui, en sautant dans les escaliers sur la rampe du passage aérien de la ligne 2, pour atteindre les souterrains dont les premières embûches sont un large escalier bétonné, quelques dizaines de mètres plus loin, une combinaison d'escaliers roulants et d'escaliers classiques, puis une barrière de contrôle des tickets de métro. Ca y est, la chevauchée dans le tunnel en faux plat montant peut commencer et le palpitant s'active.

On a déjà passé les refileurs d'annonces pipos, puis les revendeurs de gadgets fluorescents, voilà maintenant qu'on croise le malheureux estropié et ses 2 moignons, puis plus loin un autre barbu assis réclamant l'aumône lui aussi. Ils doivent les connaître, les recoins dans ce passage ! Les odeurs ne sont pas agréables dans ces sous-sols, et à mi-distance d'avec l'accès aux trains, voilà même que les toilettes se manifestent. Pouah ! Vite passées, on s'enfonce maintenant dans les dédales de galeries, d'escalier et de portes dérobées, dont celle de la Police que j'observe du coin de l'œil au cas où de l'action daignerait perturber le brouhaha de la plus grande station européenne.

Ici on croise de tout, de la bande de blacks glandeurs, à la petite chinoise égarée, en passant par des jeunes filles en fleurs piailleuses et multicolores, à des hommes et des femmes d'affaires qui contrastent avec le reste. Là on prend la mesure de la société multiethnique, et de la distance incroyable qui nous sépare du train-train du paysan provincial moyen traditionnel dans sa campagne. Ici, c'est un autre pays, un autre univers. L'individualisme, ajouté d'une atmosphère de brutalité extraordinaire, confère à ces lieux des capacités anxiogènes certaines. Rappelez-vous de ça et de ça.

Quand on a passé le chinois et ses odeurs de cuisines bizarres, il reste une pizzéria moderne, puis quelques décamètres pour arriver à l'accès directs aux quais. On approche du but, la course poursuite atteint son paroxysme, il ne reste certainement que quelques minutes avant le départ du prochain train. J'enfile encore mon ticket de métro pour me présenter devant cet écran magique presque tout jaune qui déterminera encore combien d'escaliers en tunnel je laisserai de part et d'autre pour trouver mon train. Mais avant, j'ai encore un compostage à faire : celui du ticket de train ! Voilà, nous y sommes après 4 ou 5 minutes de course effrénée, l'escalier montant vers le quai et le train, et le retour promis vers la maison...

Quelle péripétie, bien difficile à comprendre pour tous ceux à qui tout ça est bien étranger !

Ciao
MfS

mercredi 25 mars 2009

Shadoks : Pourquoi faire simple...

... quand on peut faire compliqué ? - Finissons-en une fois pour toute avec les Shadoks !

La devise du jour reflète elle aussi l'esprit général des Shadoks et de leur pensée incommensurable. Pourquoi, dans la vie, faudrait-il faire des choses simples ? Ce serait bien trop triste. L'homme a souvent tendance à faire des choses compliquées, absurdes voire contre son intérêt alors qu'il en est à moitié conscient.

C'est pour ça aussi, que nous sommes tous un peu des Shadoks.
Et cette devise n°5 qui est rentrée dans le language commun nous le rappelle si bien. L'homme aime à trouver ses limites, et à remplir son tonneau jusqu'à s'y noyer, juste pour se prouver qu'il est vivant... voilà pourquoi, je crois, que nous faisons compliqué plutôt que simple. Ca devient trop philosophique, on arrête là !
Comme retrospective et pour être complet, ci-dessous la série de toutes les devises pour ceux qui sont intéressés. Dans mes autres favoris ci-dessous à gauche, vous trouverez également un liens sur le site officiel.

Rappel des autres devises Shadoks (publiées ici ou non) :

- En essayant continuellement on finit par réussir. Donc, plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
- Pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes.
- S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.
- Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
- Avec un escalier prévu pour la montée on réussit souvent à monter plus bas qu'on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.
- Je pompe donc je suis.
- Si ça fait du mal c'est que ça fait du bien !
- Quand on ne sait pas où l'on va, il faut y aller !!... et le plus vite possible !
- La plus grave maladie du cerveau c'est de réfléchir.
- Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée... la connerie aussi !
- Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes.
- Je dis des choses tellement intelligentes que, le plus souvent, je comprends pas ce que je dis.
- La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité (y compris celle-ci).
- Dans la marine, on ne fait pas grand chose mais on le fait de bonne heure.
- Excusez-moi ! J'ai oublié que j'étais amnésique.
- Dormir me fatigue.
- Je crains le chaud, le froid, le sec et l'humidité.
- La notion de passoire est indépendante de la notion de trou.
- On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
- Dans la marine il faut saluer tout ce qui bouge et peindre le reste .Parapluie pour temps sec.

Une belle série de ce blog en tout cas, qui s'est beaucoup voulu dans cette esprit de dérision, et de bonheur et de coups de gueule sur les grandes choses de la vie et les petites choses de l'esprit. Merci Claude Piéplu !

Voilà donc encore une séquence qui se termine. C'est ça, la dernière ligne droite du blog !

Ciao et Ga Bu Zo Meu !
MfS

vendredi 20 mars 2009

Shadoks : Je pompe...

... donc je suis ! (ou mise en garde politico-sociale)

Corolaire de celle qui a ouverte la série et qui est presque la plus forte de toute, la devise du jour est profondément philosophique. Pour nous Français, à la fois si sensibles et parfois si cartésiens, l'hommage au Discours de la Méthode est flagrant.


La contraposée est d'autant plus d'actualité en ce moment, qu'on voit que ceux qui sont menacés de ne plus pomper, ou qui croient l'être, ont une frousse incroyable de ne plus être rien du tout. Car le vide est maudit et le plein est béni.

Oui, nous sommes un peu tous des Shadoks, quand nous croyons devoir nous montrer, ouvrir la bouche ou nous distinguer par un comportement particulier, pour ne pas sombrer dans la masse et suivre le troupeau calmement. Mais parfois beaucoup de Shadoks se distinguent, se singent, et le troupeau n'est plus l'e groupe que les moutons noirs essaient du fuir, mais celui qui se jette unité après unité dans le vide absurde de l'oubli.

Pumpo pumpo pi do... ergo sum !

Ciao
MfS

mercredi 11 mars 2009

Shadoks : Quand on ne sait pas où...

... l'on va, il faut y aller ! ... et le plus vite possible.

Impossible de ne pas se poser la question d'où va le monde en ce moment !
Et avec toutes les questions corollaires qui se posent, je défie qui que ce soit de nous dire ce qu'il adviendra de nous l'an prochain, sous 3 à 5 ans et a fortiori sous une décénnie ou 2 !
Et pourtant, nous sommes bien obligés de nous laisser porter par la vague, y compris si elle va pour s'écraser sur la digue. Et certains (les plus fous), n'hésiteront pas à ramer avec le courant et emmener la galère vers son destin funeste...


Si le monde est perdu, il se retrouvera d'une manière ou d'une autre. Mais la désorientation nous touche aussi individuellement, et alors, chacun de nous est un peu un Shadok !
L'absurdité nous pousse bien souvent à foncer quand il faut relever la tête et réfléchir, et au contraire à trainer des pieds et s'interroger alors qu'il faudrait accélérer... Sachons faire preuve de bon discernement ! "Be aware !" comme dirait Jean-Claude VD...

Cette devise n°8 des Shadoks ne clot pas encore la série sur ce blog.
Que les amateurs comme Manu se rassure, l'absurdité des hommes est assurément sans limites !

Ciao
MfS

vendredi 6 mars 2009

Shadoks : Pour qu'il y ait le moins...

... de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les mêmes.

Difficile de faire plus politique que la devise n°6 des Shadoks.
J'ai envie de la mettre en relation avec un billet récent sur la fiscalité et la bière et un autre sur l'actualité Outre-Mer, même s'il faut savoir généraliser le magnifique enseignement de Rouxel. Trouver des bouc-émissaires, et vous vivrez tranquilles. Malheurs à eux, bonheurs à vous !


Et bien sûr, nous sommes tous un peu des Shadoks, quand face aux décisions courageuses, nous choisissons la facilité, quand les plus faibles tombent sous la force, quand le moindre effort devance la justice, quand la lâche subjectivité prend le dessus sur la difficile objectivité, etc.

En même temps, chacun de nous sait aussi se retrouver dans la situation dans laquelle il est le battu devant le plus fort, quand les événements sont incontrollés, quand le pouvoir nous passe au-dessus, ou quand il n'y a aucune autre issue. Et parfois, soudain, les rôles s'inversent et un sentiment de justice s'installe. Pour ceux qui tapent.

Ciao
MfS

mercredi 4 mars 2009

Data conscience

Un tout petit peu de Master Data Management poétique...

Savez-vous que les cases d’un fichier Excel sont vivantes ?

J'ai créé une donnée.
Elle s'est retrouvée isolée dans la case B4, longtemps.
Mais finalement, elle s'est rendu compte qu'elle n'était pas seule. Qu'une formule faisait appel à elle et que ses voisines nouvellement arrivées étaient également prises en compte.
La somme de leurs talents était latente.

Un jour, elle entend « contrôle ‘x’ » et puis se retrouve dans B5…
Avec Ctrl C et Ctrl V, elle se retrouve dupliquée sur toute la ligne 5.

Cette donnée est à la base de tout. Elle ne dépend de personne, elle représente un fait de la réalité. En tout cas, c'est ce qu'elle croît.
Cette donnée de base est la clé du système. Si elle est correcte, les formules qui en dépendent produiront des résultats représentatifs, sinon du "rubish" sortira du "rubish".
Il faut en avoir conscience.

Prochainement un article sur de la gestion de données qualitative "pour les nuls" et en français.

Ciao
MfS

lundi 2 mars 2009

Thérapie expiatoire

Technique psycho-sportive individuelle couplée à une brève shadokienne ou le masochisme des joggeurs occasionels.

Dimanche 1er mars j'ai bouclé ma douzième sortie de jogging de l'année. Encore 77 sorties seront nécessaires pour faire aussi bien que l'an dernier. Il faut dire qu'un petit problème à la cheville (mais aussi ma virée argentine) m'avait condamné à rester au repos quelques temps après la trêve des confiseurs.

A la reprise, l'effort est plus difficile. Les courbatures ne manquent pas, parfois le souffle est haletant, les jambes - le dos se plaignent à leur manière, en somme l'entraînement fait défaut. Au bout de la 3e sortie sous 2 semaines, le rythme revient et les muscles absorbent les footings pratiquement sans problèmes.

La reprise c'est aussi l'occasion pour moi de mettre en pratique une espèce de thérapie expiatoire, soit une technique personnelle qui porte ses fruits : elle met une raison devant la souffrance physique et fait passer le temps de ces courses de reprises si dures. Cette thérapie consiste à énumérer toutes les gourmandises ingérées pendant la période d'inactivité, incluant boissons alcoolisées, grignotages abusifs, plats savoureux mais trop gras, etc. Si ça ressemble à un dicton shadokien, c'est que c'en est pratiquement un... Si ça fait du mal, c'est que ça fait du bien !


... prenez donc vos baskets et courrez jusqu'à que votre souffle soit court, vos jambes tiraillent, votre dos commence à grincer, votre tête soit lourde, et là criez tout en allongeant les foulées : "Ah ! les bières de ce week-end, et les saucisses-frites avec de la mayonnaise de l'autre soir, et pourquoi ai-je donc repris un croissant au bureau hier matin ?" etc.
Et chaque tension musculaire se voit affecter un plaisir passé, comme une expiation confessionale pour rendre plus léger le coupable pêcheur aux pieds de sa passion.


Et le moins que je puisse dire, c'est que ça marche; la fin de course se passe mieux (enfin c'est l'impression) et les courses suivantes ne nécessitent plus l'acte de contrition du joggeur repenti. En revanche, je n'ai pas encore trouvé comment freiner les envies d'un verre de vin avec une choucroute ou la bonne bière entre amis dans un bar irlandais. Mais on ne peut certainement se repentir de tout !

Ciao
MfS

dimanche 1 mars 2009

Shadoks : Il vaut mieux mobiliser...

... son intelligence sur des bêtises que mobiliser sa bêtise sur des choses intelligentes.

Ca sonne comme la devise générale des Shadoks, mais aussi un peu celle du blog, mais si on essaie de mixer savemment sujets lourds et légers avec traitement profond ou rapide.



Cette 32e devise Shadok me fait toujours penser à cette déclaration de Lambert Wilson (alias Arthus de Poulignac) dans Jet Set, qui dit à peu près : "il faut toujours rire des choses sérieuses et donner l'impression de prendre au sérieux les sujets légers". C'est une bonne manière de se distinguer et de prendre la vie de façon moins dramatique.

D'ailleurs, Shadoks, nous le sommes un peu tous, quand on développe des passion sur des choses insignifiantes et peu déterminantes de la vie (comme des collections factices) et que nous nous débarrassons le plus vite possible des problème sérieux du quotidien. C'est une certaine manière de donner une part priviligée au rêve par rapport à la réalité - et pourtant, c'est aussi fuir la vraie vie et ses responsabilités...

... en attendant, la série des Shadoks continue pour le rêve et le meilleur !

Ciao
MfS

lundi 23 février 2009

Shadoks : Dormir...

...me fatigue !

Encore une devise Shadok...
Entre l'évidence absolue et l'absurdité totale, il y a les devises Shadoks. Et pourtant le bon sens n'est souvent pas loin, comme par exemple dans celle-ci. N'avez vous pas remarqué que plus on dort, plus on est fatigué !?


C'est un peu un corollaire légèrement contraposé de l'appétit vient en mangeant, qui montre l'impact psychologique de ce qu'on fait (ce qu'on voit, ce qu'on nous dit, etc.) sur ce qu'on ressent. et là ça nous renvoie à l'actualité mondiale toute récente de la crise économique.

Et en effet, nous sommes un peu tous des Shadoks quand plongés dans la déprime des nouvelles qu'on nous rabâche, nous avons peur de l'avenir, nous nous réfugions dans des comportements conservateurs, et provoquons ces cercles vicieux mauvais pour le morale qui sombre, qui sombre...

La solution est dans l'effet de la méthode Coué de se dire que tout va bien, et, par la loi du "Dormir me fatigue", à un moment ou à un autre, tout finira par bien aller et toujours mieux !
En tout cas, on peut l'espérer.

Ciao
MfS

mardi 17 février 2009

Shadoks : On n'est jamais aussi bien...

... battu que par soi-même !

Quand je lis cette nouvelle devise Shadok, je pense instantanément à la France d'aujourd'hui, qui n'a pas besoin de ces petites querelles intestines au moment où une crise économique mondiale frappe de plei fouet. Et pourtant, ce pays ce complait dans la difficulté, la complainte perpétuelle, l'auto-dérision aux yeux de ces voisins médusés. Bref, rien de mieux pour saborder définitivement une barque déjà bien percée.


Ce qui est valable à l'échelle géopolitique est bien sûr valide à l'échelle des équipes et des individus. Car il est bien connu : nous sommes un peu tous des Shadoks quand... dans la difficulté, nous choisissons la mésentente au lieu de la solidarité, l'énervement (artificiel) au lieu de la concentration sur les objectifs, des solutions complexes quand de simples démarches de fond nous sortirait du pétrain.

Cette démarce nous mène aussi vers le psychologique et le mental, qaui bien souvent flanche avant la résistance physique objective. Ce qui crée parfois ces loupes sur les défauts de chacun, plutôt que des emphases sur les points forts pas suffisamment robustes...

Et donc l'auto-dérision est bien souvent plus forte que les embûches classiques, et c'est ce qui marque autour de nous. Au moins, ça a le mérite de nous faire rire parfois. On ne rit jamais assez, notamment en ce moment...

Ciao
MfS

vendredi 13 février 2009

Shadoks : La plus grave maladie du cerveau...

... c'est de réfléchir !

Aujourd'hui, la devise n°9 des Shadoks nous mène à la réflexion profonde (mais pas trop) sur... la réflexion. On comprend assez bien que la plus grave maladie du cerveau c'est sans doute de ne pas savoir démêler le vrai du faux, le simple du compliqué, l'évident de l'hypothétique, etc., parce que sans cela, on n'avance pas.


Dans les entreprises au quotidien, c'est un mal très répandu. Les gens qui veulent tout prendre en compte, tout gérer, vivre sans risque, finalement ne savent plus où mettre la tête, et souffrent du stress de ne finalement pas avoir pu tout contrecarrer. Ceux-là même freinent les progrès de l'entreprise, retardent leur avancement et leurs bénéfices, et enterrent leur fonction et leur devenir. Ils sont souvent mal perçus, mal aimés et rejetés.

Mais nous sommes un peu tous des Shadoks quand, au lieu de faire simple tout de suite, nous pensons pouvoir faire mieux demain, et qu'au final rien ne se fait et tout est perdu. La tergiversation aussi est bien mauvais mal qui peut nous toucher, alors que sang-froid est si utile dans les moments difficiles.

Enfin un autre enseignement que nous apporte cette petite expression, c'est plutôt que de chercher les problèmes où il y aen a pas, parfois faut-il mieux se remettre en cause et se demander si le problème ce n'est pas... le propriétaire de son propre cerveau ?!

Vive le bon sens !

Ciao
MfS

lundi 9 février 2009

Shadoks : En essayant continuellement...

... on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche !

Statistiquement, la devise n°1 des Shadoks est implacable. Tant qu'on échoue, on croît ses chances de réussir un jour. Mais attention, persister dans l'échec est aussi diabolique, comme nous le dit la locution latine : Errare humanum est, perseverare diabolicum.



D'une part, cette devise nous dit que nous baissons vite les bras, et ne croyons pas toujours en ce que nous entreprenons. Un jour, non seulement la statistique et la chance, mais aussi l'expérienceet la conviction nous fait réussir. Et presque rien ne se réussit en un claquement de doit.
D'autre part, elle nous dit que nous sommes souvent en-têté dans l'erreur, et qu'en sortir n'est pas forcément preuve de découragement, mais d'une certaine intelligence. Je vous le disais plus haute, persévérer peut parfois être diabolique !

Quant à nos sociétés occidentales, et d'abord la nôtre en France, je pense à ces entêtements syndicaux ou gouvernementaux, comme je pense aux combats gagnés de part et d'autre, et que mobiliser son intelligence est une clé fondamentale du problème. Mais ça, c'est déjà une autre devise.

Persévérons... intelligemment !

Ciao
MfS

jeudi 5 février 2009

Shadoks : Il vaut mieux pomper...

... même s'il ne se passe rien, que risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas !

Commençons donc une série de brèves sur les shadoks promises de longue date, un triste soir d'hiver, où le Président nous explique la crise à la télévision.

Les français ont donc massivement défilé jeudi dernier, dans une spécialité nationale qui veut que : quand on n'est pas content, on le manifeste. C'est basique, mais on dirait que ça fait du bien.
Toujours est-il que la passivité fait peur aux anxieux, et qu'en faisant n'importe quoi, ou croît devenir quelqu'un (c'est le contraire de ce qu'on nous dit Rémi Gaillard).


Voilà donc que les lâches ignorants se décarcassent, en pensant que s'ils ne le faisaient pas, leur révolte ne seraient pas prises en compte - c'est tout le message des Shadoks qui pompent, qui pompent, et surtout ne changent rien.

Nous sommes un peu tous des Shadoks, quand nous continuons à faire la même chose parce que simplement ça nous embête d'évoluer, quand nous resistons pour être sûr d'exister, quand nous reculons pour être sûr de ne rien risquer...

Et pourtant, le risque, quand il est intelligement mesuré paye, il crée de la vie, il crée du bonheur...
... mais parfois, quand on sait pas où on va, il ne reste plus qu' "à faire ce qu'on doit faire" parce qu'il n'y a plus que ça à entreprendre, en espérant que la fin nous épargne !

C'est aussi ça de traverser les difficultés !

Ciao
MfS

mardi 6 janvier 2009

Brève 9 : Le retour du 9

Quelques pensées légères et de prose un peu forcée, dans un style quasi-goussedaillesque.

C'est nouveau : 2009 est là !
Il n'y avait pas eu de "neuf" depuis 9 ans - 1999 - dans l'année de la date.
Et si on réfléchit, il y avait eu beaucoup de neuf(s) pendant de longues années. Précisément depuis 1888, dernière année sans neuf jusqu'à 1999, qui a fait place à sa majesté l'an 2000 et sa ribambelle de zéros.
C'est donc après quelques temps de vaches maigres, que le 9 revient, certes en bout de date, mais dès le 9 janvier (dans 3 jours seulement) il viendra aussi orner le jour de la date.

Le neuf s'en ira vite dans l'année de la date, dès 2010, et il ne reviendra que 9 ans plus tard. Il faut donc en profiter !

Plus concrètement, ces années de crises sont aussi l'occasion de faire du neuf autour de nous. Autant dans le domaine professionnel où les entreprises n'hésitent pas à trancher dans le vif et profiter d'une situation où le changement et l'adaptation sont nécessaires pour "ajuster les paramètres", que dans la vie personnelle où un début d'année est l'occasion de bonnes résolutions (comme les miennes de l'an dernier) et où les moments difficiles aident à retrouver ses proches.

"Qui aime le neuf, fait la teuf' en 2009"
Bientôt d'autres brèves rigolotes, avec les Shadoks. Et toc !

Ciao
MfS

jeudi 18 décembre 2008

Future révolution industrielle

La domotique. Encore un texte d'anticipation qui se veut visionnaire, pour un futur très proche, davantage qu'on ne le pense sûrement. Je l'ai mis avec les "brèves", mais j'aurai pu créer une rubrique "société moderne".

"Hé Jack, tu me verses un nouveau café ?"
On pourrait se croire dans un film d'anticipation des années 60 (j'aime beaucoup les styles de Farenheit 451 ou 2001, l'odyssée de l'espace) où un robot verserait du café après avoir répondu : "Très bien Monsieur. ... Vous êtes servi. Attention, c'est un peu chaud".

Je crois fermement qu'au-delà de la crise économique terrible que nous traversons se cachent des ressorts puissants pour ne pas dire de nouveaux essors. Celui de la métamorphose écologique est en bonne voie, et les suivants se préparent. Parmi eux, il y a la nanotechnologie, un certain nombre d'applications à l'énergie de théories physiques ou encore plus appliqué : la robotique domestique, que l'on nomme parfois "domotique".

Le domaine démarre avec l'électroménager et l'introduction de l'électronique dans nos foyers. Il s'est aussi développé dans moyens de transports (la voiture notamment) et ceux de communications (les smartphones en sont une application), dont Internet qui a révolutionné le monde depuis plus de 10 ans (rappel). Le Wifi (sans-fil) accélère encore la tendance.
Il est donc temps de passer à l'étape suivante : celle des robots. Il en existe déjà quelques-uns d'assez évolués au Japon, et je me suis petit à petit convaincu que sous une petite quinzaine d'années c'est le domaine qui va évoluer exponentiellement.

En effet, tout est là pour franchir cette nouvelle étape, et en premier lieu le besoin d'y arriver : Besoin économique après la crise actuelle, besoin du progrès technologique, besoin au quotidien de la société occidentale, suis-je même tenté de dire. Cela signifie aussi qu'il ne faudra pas que la France et l'Europe ne manquent le wagon. La locomotive dans le domaine était déjà le Japon qui fait marcher et parler des robots depuis longtemps ; et l'Asie du Sud-Est en général qui le suit comme un petit chien (Aibo, peut-être).

En somme, considérons cette courte brève comme un appel à l'imagination et à l'enthousiasme et aussi une prise de conscience pour les années futures où beaucoup de la science-fiction des années 70 à 90 deviendra la part de réalité de 2010-2030. Avec toutes les mutations dont il faudra bien prendre la mesure : les compétences physiques que nous mettons aujourd'hui à effectuer des tâches basiques devront devenir les connaissances technologiques et cognitives de demain pour assurer ce même progrès. Dans le domestique, comme dans le professionnel (l'industriel), avec tout ce que cela implique.

"Jack, peux-tu terminer la déclaration d'impôts en ligne et l'envoyer sur la ligne sécurisée ? Ensuite, tu iras chercher les enfants à l'école et tu les aideras à faire leur devoir".
"Bien, Monsieur. J'apprécie que vous me fassiez confiance."

Ciao
MfS

PS : Je soutiens les 3 lois asimoviennes de la robotique

- Première Loi : Un robot ne doit pas porter atteinte à un être humain ni, en restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
- Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par un être humain sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la Première Loi.
- Troisième Loi : Un robot doit chercher à protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première Loi ou la Deuxième Loi.

vendredi 21 novembre 2008

Couleurs et sons

Ecrit en parti un soir d'automne à côté de la télé, puis dans un train qui m'amenait à Paris, cette prose nous fait parcourir l'arc en ciel et voyager dans quelques-unes des sensations chromatiques très personnelles...

L'autre jour, j'écoutais une émission à la télévision qui associait une couleur à une histoire liée à la mémoire, à des expériences vécues il y a longtemps. Elle disait aussi que les couleurs n'existent jamais seules, elles sont toujours rattachées à des objets. Et par l'imagination on peut les associer à des sensations, comme de la musique ou à une odeur.

Un petit jeu classique consiste à associer une couleur à une lettre :
Rimbaud s'y est d'ailleurs laissé prendre dans une œuvre assez célèbre de la triste année 1871, voyez donc ça qui en parle.
Pour moi :

A est rouge, comme tous ces prénoms féminins
E est bleu, comme l'eau et le E de bleu
I est jaune, comme chinois, Asie ou le 1er son de 'yellow'.
O est noir, comme le vide et le O de noir
U est vert, comme 'grün' en allemand
Y n'a pas vraiment de couleur, ce n'est d'ailleurs pas tout à fait une voyelle. Il pourrait être violet ou pourpre

Je vais plus loin. Les autres couleurs principales seraient-elles associées à des consonnes :

Gris, le K, le G ou le B. Il est évident que c'est un peu la couleur du secret. Mais le gris c'est aussi une nuance, c'est pourquoi le N me plaît aussi.
Blanc, une lettre du début de l'alphabet, B, C ou M. Une lettre large, comme un arbre largement recouvert d'un manteau de neige vierge. A la réflexion, le X est bien placé aussi, mais en fin d'alphabet.
Rose, sûrement le P comme la Panthère et aussi comme Pink en anglais.
Orange, peut-être le G. Oranger ?
Marron, un peu le G aussi, mais le K est bien placé également...
Kaki, je vois bien le K, qui en tout cas est une couleur de camouflage.
Violet, le V ou encore mieux le double-V (W), peut-être parce que ça rime.

Bon, qu'on se console, les consonnes claquent mais ne brillent pas tant que cela. Je crois bien que les sensations changent selon les jours, voire les moments de la journée.

Allez, jouons encore avec ces couleurs...

ROUGE - BLEU

ROUGE - BLEU

ROUGE - BLEU

BLEU - ROUGE

BLEU - ROUGE

BLEU - ROUGE

... c'est infini et universel ; tout le monde joue avec les couleurs au travers de son propre spectre de vision du monde.

Référenciel couleurs : ici

Ciao
MfS

jeudi 28 février 2008

Brève 8 : The man of Picadilly

Depuis les Etats-Unis (Troy, Mi), je publie ce texte qui date d'un voyage à Londres, la City. Une nouvelle brève, effectivement brève mais pas si nouvelle... elle a toutefois la caractéristique d'être bilingue.

Du titre original “L’homme de Picadilly », j’ai pensé qu’il valait mieux le traduire. Ca me fait sourire, tant on pourrait substituer Picadilly à Picardie après tout ce temps... Pour le reste le texte est là, rempli d’émotions à la limité de la naïveté juvénile, et pourtant il me plaît toujours tant ce souvenir de Londres contraste avec les réalités parisiennes.


That evening I came out from a games center in Picadilly Circus. The premises were common with the Tower of Records and the MGM cinema rooms, where a lot of Dinosaurs attracted the mass.

I had spent more than £7 and the terrible noise put me out of the place. I wanted fresh air, but in front of the way out there was another mass walking through the electric Circus.
(Music : Welcome to the Jungle –Guns’n’Roses- and Welcome into the Electric Circus – Wasp-)

I had spent time, money, physical power, etc. but won nothing. A sort of disaster !

I saw a man juggling with 5 balls. He was looking –nice-. When I arrived in front of him, one ball fell, then another one.
The boy who was abut 25 looked at me as if it had been just a little mistake in his arms movements but went on juggling and making tricks with 3 balls. In the same time, I swiped myself at the side feeling I was the reason why the “accident” happened.

Thinking 30 seconds long, I decided to give him money – I gave him 50 p. He became little and little and said “Thank you very much…”.

His self control had been decreasing in 2 seconds, the time I added 50 p. to the ca. 15 p. his hat contained.
I was proud.
I was happy.
I was thinking about him.
I was proud.
Maybe this man was begging the first time in his life, maybe his day had been catastrophic, maybe he thought about me. Maybe he hated me, maybe he’ll remember.
I will.
I was proud for the happiness I could give this man of Picadilly.

MFS, T14, 20-07-93

Donc, ce texte est issu de mon séjour linguistique à Londres en 1993 et était pour moi l’occasion de pratiquer un peu suite à une scène de vie qui m’avait marquée. La ville de Londres avait ces côtés lourds des grandes villes en ébullition et ce moment simple de relation humaine isolée était celui que j’avais choisi.
Il est basé sur le temps, l’argent, le mouvement et l’émotion qui se combinent en un souvenir de jeune homme.

Ciao
MfS

vendredi 15 février 2008

Brève 7 : Guten Morgen

Le retour des brèves était annoncé, voici la première d'une très courte série qui arrive.

Dans la lignée des brèves à effet, un peu du type « 4e dimension » (« Twilight zone »), j’inaugure cette nouvelle série basée sur des textes retrouvés à Noël avec un texte, disons triste. Je crois me souvenir que c'est une scène vue à la télévision (allemande, sûrement) qui m'avait inspiré. J'ai alors inventé une suite alternative d'un autre style que ce que j'ai vu alors.

« Guten Morgen » dit-elle en entrant.
« Guten Morgen » répondirent-ils avec une synchronisation étonnante de discipline.

Le regard de la maîtresse devant ses élèves s’était comme enfoncé en eux, tous s’était rassis. Le silence planait. Mais bien utile, la quinquagénaire déclara :
« Wir sagen ‘Guten Morgen’, obwohl es kein guter Morgen ist ! ».

Son visage tentait de retracer la tristesse, de penser un instant à l’existence déchue de leur pauvre camarade : « Einer ihren Klassenkameraden ist gestorben ! ».
En effet, ce n’était pas un bon jour.

Il s’était couché en se disant « je ne dormirais pas ». Mais pouvait-il résister au sommeil qui finit par emporter n’importe qui, surtout quand il ne veut pas dormir.
Lui, il avait décidé de défier le sommeil.
Mais le combat fut d’une cruauté inégalée dans l’histoire de la Réalité, et le pauvre s’endormit à jamais.

MFS, T3, 23-01-93

La vie – la mort, l’éveil-le sommeil, le rêve – la réalité, parfois les limites sont floues comme dans ce texte. Plus je relis ce que j’ai écrit il y a 15 ans, plus j’apprécie cette ambiguité entre le réel et l’imaginaire.

Ciao
MfS

mercredi 28 novembre 2007

Brève 6 : Judgement day

Une brève, disons... spéciale. Historiquement, je finissais mon stage et allais entrer 1 mois plus tard dans la vie active.

Il y a parfois de ces choses que l'on fait sans bien savoir pourquoi. Ainsi, je crois me souvenir que ce texte avait été tapé comme ça (dans un fichier texte), comme sorti d'un déversoir après qu'on y ait longtemps fait jouer le goutte à goutte... J'avais eu une période intense de lecture de Science-fiction classique (Barjavel notamment) et voilà ce qui en est ressorti :

"Dans un univers de pauvreté et de désespoir, les hommes cherchent leur voie en se plongeant dans des rêves apocalyptiques dans lesquels l'ambition humaine ressurgit du néant pour concrétiser la gloire du nouvel état.

De par cette ampleur, la masse humaine se fond en un noyau unitaire de générations en générations. Le plus triste sort est réservé à ceux qui ont perdu la foi et qui ne voient dans ces rêves que des inepties immatures ou des rêveries de post-adolescence.

Mais le jour viendra, où dans ce calvaire névralgique, le Bien triomphera du Mal, et seul Dieu restera Juge. Ce sera alors le Jugement Dernier."

MFS, 29-07-1998 [de la Science Fiction]

Difficile à commenter, si ce n'est que le lien apparaît progressivement avec la brève précédente.
Je reste en effet un peu dans l'abstraction de ces mots qui s'enchaînent et qui nous emmènent... je ne sais pas où !

Ciao
MfS

lundi 5 novembre 2007

Brève 5 : La foi

Dans la foulée de la dernière brève, ce court texte se révèle comme une prose, une complainte d’un jeune naïf débarqué dans la vie parisienne. Il est vrai que mes repères ont un peu été bouleversés à 25 ans (c’était le jour) quand j’ai débarqué dans la capitale après mes faibles expériences mosello-sarroise et nordiste. Si mon raisonnement aujourd’hui serait plus fouillé, mes conclusions seraient globalement les mêmes ; la France est le pays de la sous-confiance, c’est prouvé.

"Ici les gens se méfient de tout et ne croît plus en rien. Le mythe de Saint Thomas est largement dépassé par un comportement marqué d’une méfiance triste et d’une incrédulité troublante. Personne n’ose sourire de peur de provoquer, on n’ose plus interpeller personne de peur d’être regardé et entendu.

Est-ce que le pas essentiel franchi par le regroupement social et culturel fait que les idées communes et la recherche du progrès sont dépassées ? Peut-être dans un certain sens, oui. La morale n’existe plus, parce que la foi a disparu ! L’Eglise traditionnelle qui était porteuse de repères est devenue symbole d’archaïsme et de conservatisme. Les gens la fuit de rage !

Ici, les gens marchent comme des momies de peur d’apercevoir un événement exceptionnel, de peur d’irriter l’idiot qui n’attend que ça, de peur de voir le vrai monde qui les entoure et qu’ils essaient d’oublier.

Quel avenir pour une telle société ? Une société qui n’a plus de repères ne risquent pas de progresser d’avancer vers l’amélioration de la vie, bien au contraire, elle d’effondre.
Notre civilisation s’effondre.

Mon Dieu, que tu puisses redonner la foi à ce peuple qui t’a oublié !"

MFS, St Ouen le 20/12/1998
Voilà, sur cette note spirituelle la première salve de brèves se termine.
Rendez-vous un peu plus tard pour d'autres articles dans le même esprit.

Ciao
MfS

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